Association CLI.M.A. 57-67-68
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vendredi, le 05 DéCEMBRE 2014
Lettre d'informations n°80 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] VOEUX


En cette période de fêtes, nos pensées se tournent comme tous les ans avec gratitude vers tous ceux qui ont contribué au sein de CLIMA à la vie de notre site, qui reste le centre de la réalisation de notre passion commune, la météo et le climat, vers vous tous, membres du Comité, adhérents, correspondants ou utilisateurs, avec une pensée toute particulière à notre ami Jean-Luc et à sa famille, à lui, notre ami, remarqué pour son dévouement et ses compétences, à lui qui nous a malheureusement quitté pour aller là-haut dans les étoiles, en plein cœur de l’été.

Il n'y a pas de moment mieux choisi pour vous dire merci à tous de la confiance que vous vous êtes témoignés mutuellement tout au long de l'année et pour le travail long et répétitif, parfois solitaire de chacun, qui est devenu pour certains difficile à cause des aléas de la vie. Nous vous adressons sincèrement les meilleurs vœux pour Noël et surtout pour la nouvelle Année 2015, qu’elle soit pour vous l’occasion de vivre vos passions dans les conditions les meilleures !

Au nom du Comité, le président, Jean Beck


 
    2] ACTIVITES


En novembre est sorti le nouveau livre de Jean Beck intitulé Au fil du temps en Alsace : un millénaire d’évènements historiques et climatiques  aux éditions du Belvédère de Pontarlier, que l’on peut trouver dans tous les points de vente de livres ou auprès de l’auteur sur le site www.livres-beck.fr. Cette fois-ci le climat n’est abordé qu’en toile de fond en laissant la place prépondérante à l’Histoire.

Le cycle des conférences se poursuit :

Le 21 novembre une conférence débat sur le thème de l’évolution du climat s’est tenue à Hirschland en Alsace Bossue  avec Dan et jean dans le cadre des conférences de l’association pour la Sauvegarde de la Vallée de l’Isch.

Le 8 décembre une nouvelle conférence a lieu sur le thème : Peut-on modifier le climat : avec quels risques ? à la Grange aux Paysages à Lorentzen dans le cadre de la Journée mondiale du climat.


 
    3] Le coin du poète


NOVEMBRE

 

Novembre n'avait rien d'autre à offrir ce matin-là qu'un ciel indigo.

Le vent faisait la quête.

Dans les arbres.

Mais aussi devant les portes des maisons et sur le perron de l'église.

Et même dans les cheveux des enfants sur le chemin de l'école.

Les yeux grands ouverts, la forêt contemplaient ses plaies tel un mourant qui cherche à comprendre...

Le monde végétal répandait ses derniers feux.

Dans la confusion moite.

Un semblant de luminosité.

Dans un tableau de phosphore et de mercure.

REMBRANDT où êtes-vous?

Les sentiers se perdaient entre des buissons ardents.

Oui!

Ailleurs autant de rosacées attiraient l'attention.

Et les ramures se courbaient sous le poids et la multitude des baies sauvages, laissant apparaître des nids abandonnés par endroit.

Il y avait là, des prunelles, des cynorhodons, des cenelles, du buis et je ne sais quelles autres drupes encore.

Ainsi je savourais ce pastel d'automne des yeux.

Car c'était jour de ripailles pour le regard!

Je me laissais éblouir par ces lumières de l'ombre.

A la manière d'un complice clandestin de cette dormance.

Et je buvais ce suc amer de la saison comme un poison salvateur pour entrer dans l'hiver.

En attendant une nouvelle aube...

 

Elvis STENGEL

jeudi 20 novembre 2014


 
    4] Un tour en Antartique


Il y a 33,6 millions d’années avant notre ère, la calotte glaciaire de l’Antarctique s’est formée, selon les travaux d'une expédition internationale dirigée par le Conseil national de recherches (CSIC) : « actuellement l'épaisseur moyenne de l'Inlandsis est de 1300 m en Antarctique de l'Ouest et de 2200 m à l'est. Son épaisseur maximale approcherait les 5000 m. Sa base est alors à plus de 2 500 m sous le niveau de la mer, difficile à imaginer, mais c’est bien le cas. L’inlandsis est alimenté par les chutes de neige qui sont plus importantes, c’est évident, sur les régions côtières. Les précipitations à l'intérieur du continent sont souvent inférieures de moitié à celles que reçoivent les déserts les plus chauds. Années après années, la neige s'accumule et se transforme en glace compacte. Sous l'effet de cette surcharge et de la gravité, la glace s'écoule du centre de la calotte vers la périphérie du continent. Ces déplacements, très faibles au centre de l'inlandsis, quelques dizaines de centimètres par an, sont plus rapides, de l'ordre de 100 m et davantage par an, pour les grands glaciers qui, au niveau de la côte, drainent vers l'océan les glaces continentales ».

 

Au moment où naissent les glaces éternelles de l’Antarctique, la planète vit une succession de périodes glaciaires  très froides qui alternent avec des périodes chaudes, en moyenne dix fois plus courtes, appelées périodes interglaciaires, comme celle de notre époque actuelle. On a découvert que ces changements de climat suivent plusieurs cycles imposés à notre bonne vieille planète ; ils sont de 3 ordres différents : celui de la précession, c’est-à-dire l’oscillation de la planète, qui dure environ 23 000 ans, agit sur la quantité de rayonnement solaire qui atteint l’hémisphère Nord et modifie naturellement le climat. Le cycle de l’obliquité, c’est-à-dire le balancement de la Terre, qui se déroule durant 41 000 ans d’un côté à l’autre avec une inclinaison variable par rapport à l’axe de rotation, a également des répercussions sur notre climat. Enfin le cycle de l’excentricité est celui de l’orbite  annuelle de la Terre autour du Soleil : plus notre planète se rapproche du cercle, plus la Terre reçoit de rayonnement solaire, beaucoup moins quand l’orbite est plus elliptique ; ce cycle dure  en moyenne 400 000 ans mais peut également être plus court, parfois de seulement 100 000 ans. Ces trois cycles inter-réagissent obligatoirement : ainsi selon le calcul de certains spécialistes, notre Terre devrait se refroidir dans 50 000 ans environ, avec une période glaciaire à notre porte dans 130 000 ans au plus tard.

 

 


 

Lors des glaciations successives les inlandsis se sont progressivement étendus, dans l’hémisphère Nord sur l’Eurasie et l’Amérique du Nord, empêchant le bon développement de la biosphère dans les parties septentrionales de ces contrées. Mais dans les périodes interglaciaires, ces étendues de glace et de neige (qu’on appelle cryosphère) ont cédé du terrain, redonnant à la planète une allure plus engageante et permettant un essor rapide des espèces végétales et animales marines ou terrestres. On estime que les conditions climatiques de la planète sont à peu près stabilisées depuis 12 000 à 13 000 ans, car, à quelques exceptions près, nous bénéficions d’un temps plutôt stable, mais tout de même soumis à des variations liées à de nombreux phénomènes très différents les uns des autres, comme les effets des éruptions volcaniques, y compris actuellement les modifications climatiques dues aux activités humaines, mais tout cela en restant pour le moment dans des limites qui, jusqu’ici, n’ont jamais mis en péril ce nouvel équilibre (de très brève durée sur l’échelle de l’histoire de la planète).


 

Pour en revenir à l’Antarctique, « chaque hiver, l'océan autour de l'inlandsis gèle. L'eau de mer, qui est salée, ne commence à geler en surface qu’à partir de -1,8°C. D'abord fragiles, les glaces en formation sont détruites à chaque tempête. Puis, au fur et à mesure que le froid s'intensifie, la glace de mer s'épaissit et s'étend pour former la banquise dont l'épaisseur moyenne est de 40-60 cm. Au maximum d'extension, en septembre, la surface de la banquise peut atteindre 20 millions de km², ce qui double la surface de glace de l'hémisphère sud. Au sein de la banquise existent de manière persistante des zones d'eau libre qui sont reliées à la remontée d'eaux profondes. La plus vaste est celle située dans la mer de Weddell orientale dont la taille atteint 250.000 km². En février, vers la fin de l'été austral, la banquise se disloque et la plupart des côtes sont libres d'accès. Le continent n'est donc accessible que pendant 2 à 3 mois d'été, et cela de façon aléatoire car l'état des glaces est lié aux caprices du climat. Le rythme annuel de la formation et de la disparition de cette immense quantité de glace a une influence profonde sur la circulation océanique globale, les échanges thermiques entre l'océan et l'atmosphère et la biologie des océans de l'hémisphère sud ».


 

La fonte des grands glaciers de l'ouest de l'Antarctique s'accélère pourtant sous l'effet du réchauffement de l’océan et paraît même irréversible, selon deux études menées tout récemment. La première s'appuie sur de nombreuses données incorporant 40 années d'observations qui indiquent que le recul des glaciers de la mer d'Amundsen, dans l'Antarctique de l'ouest, « a atteint un point de non-retour », explique Eric Rignot, un glaciologue de l'université d’Irvine en Californie et de la Nasa. L'accélération du flot d'écoulement de l'eau et le recul des glaciers sur le socle rocheux se renforcent mutuellement, expliquent ses chercheurs. En fondant, les glaciers s'allongent et leur épaisseur diminue, ce qui réduit leur masse et les séparent de plus en plus du socle rocheux en les faisant glisser plus vite. « L'effondrement des masses de glace de cette partie de l'Antarctique paraît ainsi être irréversible », conclut Eric Rignot. La deuxième étude s'est concentrée sur le glacier Thwaites, le plus massif de l'Antarctique occidental, large de 120 kilomètres. Les chercheurs ont établi des cartes topographiques détaillées et utilisé un modèle informatique montrant que la désintégration de ce glacier avait déjà commencé. Le glacier Thwaites va ainsi probablement disparaître d'ici quelques siècles (entre 200 et 500 ans), risquant de faire monter le niveau des océans de près de 60 centimètres, prédisent les auteurs de ces travaux qui sont donc plutôt alarmistes.

 

Comment l’Antarctique s’est-il comporté par le passé au cours des réchauffements successifs qu’a connu la longue histoire de notre planète, nul ne peut le dire : seules les carottes glaciaires peuvent nous donner quelques informations et ceci un peu grâce à un glaciologue français, Claude Lorius, qui a remarqué en 1965, en prenant l’apéritif sur la base Dumont d’Urville, qu’en mettant des débris de glace de ces carottes dans son whisky, cela libérait du gaz ; il s’est empressé d’en analyser les teneurs et a pu mettre en évidence la corrélation entre la présence plus ou moins importante de certains gaz et les variations de notre climat.

 

Jean Beck

 

D’après le site de l’Institut Polaire, le site RTL.fr, Wikipedia, et d’un livre inédit : Contrôle de la planète


 
    5] Le coin des photographes



 

 

 

Rubrique dédiée à l'ensembles des personnes qui enrichissent la Newsletter par leur photographies 

d'abord celles qui ont été prises ailleurs que dans notre région

 notamment par Florent Steinmetz;

en premier lieu à Navacelles, la cascade de la Vis, en crue, le 28 novembre


 

Un autre très beau cliché


 

Encore une photo d'ailleurs


 

Le Jury a donné les résultats du vote mensuel après avoir étudié les clichés pris dans la région

et nous les avons classées par ordre de préférence pour que vous puissiez les découvrir ou les redécouvrir !

Une mention toute spéciale à Catlino qui n'hésite pas à escalader les sommets vosgiens pour nous faire profiter de ces beaux paysages


 

Wimmenau Parc des Vosges

du nord le 19/11/14

 


 

Wimmenau Parc des Vosgess du nord

le 02/11/14


 
Soultzeren le 07/11/14

 
Soultzeren le 11/11/14

 
Lac des Truites à Forlet le 02/11/14

 
Le Hohneck 1363m à Stosswirh le 08/12/14

 
    6] Les bilans de Novembre


BILAN DES STATIONS DU RESEAU CLIMA NOVEMBRE 2014

 

 

TEMPÉRATURES :

Normale saisonnières (1981/2010) : 4.8°

Températures moyennes :

Température moyenne la plus basse : 7.2° à Haegen

Température moyenne la plus élevée : 8.6° à Jarny

Amplitude journalière minimale : 0.5° à Flexbourg et à Jarny le 29

Amplitude journalière maximale : 14.6° à Flexbourg le 2

 

Températures minimales

Température minimale absolue et jour : -0.7° à Sarrebourg le 7

La température minimale la plus élevée et jour : 12.3° à Dalhunden le 3

Nombre de jours avec Tn<=0°C : 2 jours à Sarrebourg

 

Températures maximales 

Températures maximale absolue et jour : 20° à Jarny le 1

La température maximale la plus froide et jour : 2.2° au col de Saverne le 30

Nombre de jours avec Tx>=20°C : 1 Jour à Jarny

 

PRÉCIPITATIONS :

Normale pluviométrique : 72mm

Cumul minimal de précipitations : 41.4mm à Monswiller

Cumul maximal de précipitations: 73mm à Gros-Réderching

Nombre maximal de jours avec précipitations: 19 Jours à Wimmenau

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 35.2mm à Gros-Réderching le 4

Nombre de jours avec neige : 0

Nombre de jours avec grêle : 0

 

ENSOLEILLEMENT :

Normale durée d’insolation: 54 heures

Ce mois-ci :

24 Heures à Schwobsheim

51 Heures à Sarrebourg

62 Heures à Dalhunden

 

 

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES

Nombre de jours avec orage : 0

Nombre de jours avec brouillard : 19 Jours à Wimmenau

Nombre de jours avec verglas : 0

Nombre de jours avec inondation : 0

Rafale de vent maximale : 64.4km/h à Jarny le 3

 

Pour rappel :

Toutes les moyennes sont issues d’un panel d’une douzaine de stations de notre région.

Les chiffres tiennent uniquement compte des stations qui ont posté un mois de relevé complet.

 

Pour Clima : Fabien


 

Le mois de novembre 2014 en Alsace Bossue et dans les Vosges du Nord

Encore de la douceur, mais beaucoup (trop) de brouillard

Cela fait plus de 10 ans qu’il n’a pas fait si doux lors d’un mois de novembre, avec une moyenne non loin des 7,5° ; néanmoins nous n’avons pas atteint les records de 2002 et de 2003 où nous avions presque 1° de plus en moyenne. En début de mois nous avons encore atteint ou frôlé les 18°, pas si mal que cela à comparer avec les 19° enregistrés en 2010, alors qu’en général les maximales plafonnent plutôt entre 15 et 16° en tout début de mois ! Il est vrai que, malgré une succession de mois de novembre frais, parfois déjà froid de 2010 à 2013, nous n’avons pas vraiment été surpris cette année car les conditions météo sont restées sur la lancée d’un automne de trois mois bien trop doux. Il a fallu attendre les deux derniers jours du mois, juste avant le début de l’hiver météorologique (international) qui débute le 1er décembre, pour ressentir  un froid humide désagréable sous un vent d’Est très frais, avec un ressenti quasi hivernal.

Ce qui sort de l’ordinaire, c’est le manque de jours de gel, en maints endroits il n’a pas vraiment gelé, tout juste un peu de gelée blanche, et encore,  en première partie du mois, notamment le 7 du mois ! Comme en 2002 ! Si localement on a eu 0° ou légèrement en-dessous, on est très loin des 14 à 15 jours de gel de 2007 et 2008 ! Nous sommes également loin des températures atteintes en 2010 et l’année dernière, faut-il le rappeler, où l’on avait mesuré jusqu’à -8° dans les fonds de certains vallons, et à des années-lumière des -12° de 1988. En 2010 nous avions même des jours sans dégel comme en 2001 et en 2002. Depuis le début du nouveau siècle, c’est la 2e année avec les températures minimales les plus élevées (après 2002). Quant aux maximales, limitées par l’effet d’une forte nébulosité, elles n’arrivent qu’à la 5e place après 2002, 2003, 2006 et 2009.


 

Quant aux pluies de ce mois, nous sommes à un niveau bas après 5 années d’excédent en novembre. Il n’est tombé qu’en moyenne 50 à 70 litres de pluie au m2 comme en 2003,2004 et 2006, rien à voir avec novembre 2011 où il a plu localement jusqu’à quatre fois davantage que cette année ! Nous n’avons effectivement été touchés que par deux perturbations significatives, la plus importante du 3 au 5 novembre, puis une 2e fois en milieu de mois de manière plus atténuée. Nous avons connu un total de 10 jours de pluie, pour une moyenne habituelle de 15 jours, et seulement un jour de pluie modérée à forte ; à noter le record humide de 2011 où il a plu tout de même 23 jours ! N’en déplaise à ceux qui aime l’hiver, novembre 2014 n’a pas vu voltiger le moindre flocon, ce qui arrive une année sur deux, sachant qu’en 2008 et en 2010 nous avions comptabilisé entre 6 et 8 jours de neige, celle-ci n’ayant d’ailleurs pas forcément tenu au sol. Rappelez-vous novembre 1985 et 1988 où nous avions déjà une couche de 15 cm de neige!  Pas de verglas non plus à signaler ce mois-ci, comme il y en eut l’année dernière, au moins localement.

Enfin le mois de novembre 2014 n’a pas brillé pour son ensoleillement, la cause en est un temps plutôt stable, anticyclonique, caractérisé par une forte nébulosité et un régime de vent plutôt continental, le plus souvent faible. Cette année nous n’avons pas non plus eu le passage de tempêtes automnales comme cela arrive souvent : ce fut le cas des années mémorables 1965, 1969 et 1982 avec des vents jusqu’à 130 km/h. Ce calme ambiant peut expliquer que le soleil a eu du mal à trouver sa place dans nos paysages noyés dans la grisaille alors qu’en moyenne et haute montagne le beau temps s’est maintenu avec des températures souvent plus douces que chez nous en basses couches. L’humidité très présente en cette saison s’est très largement condensée en nappes de brouillards plutôt tenaces, certains jours même persistants avec aussi de petites bruines. Selon les endroits, on y a eu droit, surtout en matinée,  entre 15 et même plus de 20 jours comme en 2012, mais nettement moins qu’en 2011 où le brouillard était omniprésent, localement jusqu’à 29 jours : sur un mois de 30 jours, c’est presque la saturation !

En conclusion, on peut affirmer que novembre 2014 a été l’un des plus doux de ces dernières années dans la continuité de l’automne qui a été globalement le plus doux ; ce mois est cependant bien moins arrosé  que d’habitude et marqué par un temps un peu lassant hanté par les grisailles qu’on dit  « de saison » mais qui, à la fin de cette année particulièrement chaude, ont mis une note un peu morose dans notre quotidien.

Jean Beck


 

      STATION DE HAEGEN          

 Novembre 2014 a été trop doux avec beaucoup de brouillard mais peu de pluie

                  Avec une moyenne de 7,3° novembre 2014 est le quatrième mois le plus doux depuis plus de 54 ans (depuis plus de 130 ans d’après le « Deutscherwetterdienst »). S’il se trouve distancé d’un degré par novembre 2009, il est tout près de novembre 2002 et de novembre 1994. Ce résultat est en partie faussé dans la « cuvette de Saverne » où les inversions de température ont été particulièrement nombreuses et importantes. Par exemple le 29 novembre, alors que la température oscillait entre 2° et 3° toute la journée  à  Saverne, il faisait +16° au « Schauinsland » (1284 m d’altitude) et + 19° à Gérardmer ! La moyenne d’un mois de novembre est de 4,7° (depuis 1961) et c’est en novembre 1993 qu’il avait fait le plus froid (0,5° en moyenne seulement).

                  Le minimum absolu de +1,1° est le plus élevé après les +2,2° en 2002 et les +2° en 1994 (moyenne -4,2° et -10,8° en 1998) ; le maximum absolu a été de 16,8° (moyenne 15,3° records 19,8° en 2006 et pas plus de 11° en 1978). Encore aucun jour de gel (on pourrait peut-être battre le record du premier jour de gel le plus tardif du 11 décembre  2007), ce n’est arrivé qu’en  1994, 2002 et 2003 (moyenne 9,  mais 20 en  1985 et 1989) ; pas le moindre flocon non plus, en moyenne il y a 3 jours de neige et 3 jours avec  un sol enneigé ; en 1985 il y avait 15 jours de neige et 17 jours avec un sol enneigé ; le total cumulé de neige avait même atteint 36 cm en 1971 et la hauteur maximale de neige en novembre avait été de  22 cm en 1973.

                  Le brouillard s’est invité à 17 reprises (moyenne 8 records 23 en 1984 et 2011, aucun en 1977) ; enfin il a plu (faiblement) 14 jours (moyenne 11,  records 19 en 1944, 1977 et 1979 et  4  en 1962, 1966 et 2011 ; le total des précipitations est de 49 mm (la moyenne depuis 1993 est de 72 mm et les records sont  de 9 mm en 2011 et 204 mm en 1996).

Charles HUNTZINGER


 
    7] Les Bilans d'Octobre


BILAN DES STATIONS DU RESEAU CLIMA DU MOIS D’OCTOBRE 2014

 

 

TEMPÉRATURES :

Normale saisonnières (1981/2010) : 10.1°

Températures moyennes :

Température moyenne la plus basse : 13.1° à Sarrebourg

Température moyenne la plus élevée : 14.5° à Beblenheim

Amplitude journalière minimale : 2.4° à Beblenheim  le 22

Amplitude journalière maximale : 18.1° à Monswiller le 4

 

Températures minimales

Température minimale absolue et jour : 0.5° à Sarrebourg le 24

La température minimale la plus élevée et jour : 16.4° à Beblenheim le 9

Nombre de jours avec Tn<=0°C : 0

 

Températures maximales 

Températures maximale absolue et jour : 26.7° à Schwobsheim le 9

La température maximale la plus froide et jour : 8.7° au col de Saverne le 22

Nombre de jours avec Tx>=20°C : 13 Jours à Monswiller

Nombre de jours avec Tx>=25°C : 2 Jours à Kintzheim et à Schwobsheim

 

 

PRÉCIPITATIONS :

Normale pluviométrique : 72mm

Cumul minimal de précipitations : 51.9mm à Kintzheim

Cumul maximal de précipitations: 125.8mm à Gros-Réderching

Nombre maximal de jours avec précipitations: 20 Jours à Wimmenau

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 44.4mm à Gros-Réderching le 17

Nombre de jours avec grêle : 1 Jour à Saverne, Gros-Réderching, Haegen, Monswiller et à Sarrebourg

 

ENSOLEILLEMENT :

Normale durée d’insolation: 110 heures

Ce mois-ci :

78 Heures à Corny-sur-Moselle

96 Heures à Schwobsheim

114 Heures à Sarrebourg

156 Heures à Dalhunden

169 Heures à Sélestat

 

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES

Nombre de jours avec orage : 3 Jours à Dalhunden, Haegen, Saverne, Beblenheim, Monswiller et à Sélestat.

Nombre de jours avec brouillard : 20 Jours à Corny-sur-Moselle

Nombre de jours avec inondation : 0

Rafale de vent maximale : 88.5km/h à Dalhunden le 21

 

Pour rappel :

Toutes les moyennes sont issues d’un panel d’une douzaine de stations de notre région.

Les chiffres tiennent uniquement compte des stations qui ont posté un mois de relevé complet.

 

Pour Clima : Fabien


 

Le mois d’octobre en Alsace Bossue –Vosges du Nord

Un mois exceptionnellement doux !

Octobre 2014 est l’un des mois d’octobre les plus doux des 70 dernières années : la température moyenne se situe entre 13 et 13,5° selon les lieux, battant le record précédent de 2006 où cette moyenne était restée légèrement inférieure à 12°. C’est que 2006 et 2014 se ressemblent assez du point de vue des températures. Rares ont été les gelées, même si en quelques endroits on a déjà dû gratter le pare-brise l’un ou l’autre matin ou si on a pu observer des gelées blanches au fond de quelques vallons : mais de gelées mesurées chez nous dans les conditions requises, il n’y en a pas eu du tout comme ce fut le cas en 2006, même si le mercure a parfois pu frôler les 0°, notamment le 24 octobre au petit matin. Rappelons-nous octobre 2010 où l’on relevé jusqu’à 14 jours de gelées ou octobre 2007 avec 9 jours. Octobre peut être parfois glacial comme ce fut le cas autrefois : en 1224 quand l’hiver a commencé le 9 octobre, rendez-vous compte ! On a bien eu -1° le 14 octobre 1992 et -2° entre le 21 et le 22 octobre 1997, mais heureusement nous avons échappé aux frimas précoces cette année.

En octobre 2014 nous avons aussi eu la chance d’avoir des thermomètres qui ont fièrement dépassé les 20° pendant près de 8 jours, ce qui est le record de ces dernières années ; en tout cas, il faut savoir qu’une année sur deux environ, nous ne profitons en moyenne que de 2 à 3 journées aussi clémentes. Le mercure est monté jusqu’à 24° en 2e partie du mois, pas si mal, sachant qu’au mois si doux d’octobre 2006 nous n’avons même pas atteint les 22° ; mais le record récent reste aux années 2009 et 2011 où les thermomètres ont plafonné entre 25 et 26° ! Rien à voir avec les 29° du 4 octobre 1985 !

Octobre 2014 est aussi un mois bien  « arrosé » qui a fait contrepoids avec le beau mois de septembre bien sec de cette année ; octobre a été  un plus humide que d’ordinaire avec un total de 12 jours de pluie d’au moins 1 litre au m2, ce qui arrive somme toute très souvent, seul 2008 en a connu davantage :  jusqu’à 15 jours de précipitations. Par contre seulement deux journées ont été très pluvieuses avec plus de 10 litres au m2, des cumuls dépassant même 20 litres, voire localement 40 litres sur le plateau lorrain et le pays de Bitche. Un des records des Vosges du Nord est de 48 litres en 24 h en 2006. On n’a donc pas manqué d’eau en octobre 2014 avec des cumuls mensuels entre 90 et 130 litres, malgré deux périodes de temps calme anticycloniques sans pluies notables. Mais rien à voir avec l’année dernière où les cumuls ont été bien plus importants comme ce fut le cas également en 2006 où l’on a dépassé les 150 litres au m2.

Notre mois d’octobre 2014 a connu des moments de temps calme, en début et en fin de mois, quasiment sans vent la nuit, et l’air froid plus lourd occupant les basses couche de l’atmosphère dans les vallons et les endroits encaissés, les brouillards ont pu prendre le pouvoir, principalement au lever du jour et en matinée, parfois avec des difficultés à se dissiper avant midi. Compte-tenu que ces nappes de brouillards sont assez capricieuses et préfèrent les endroits protégés, qu’elles apparaissent donc facilement dans certains lieux et moins dans d’autres situées plus en altitude, on peut dire cependant qu’elles ont hantées notre région une bonne quinzaine de  jours, soit autant qu’en 2007 ou en 2012. On a même eu droit à 2 jours (ou nuits) d’orages comme en plein été pour donner un peu plus de poids à notre été indien qui a pris plaisir à s’incruster dans notre calendrier 2014.

Pour conclure, ce bel automne, entamé en septembre de façon très agréable, s’est poursuivi sur cette lancée, tout tranquillement, en octobre 2014, sans réelle rupture des conditions météo, ceci grâce aux hautes pressions qui nous ont protégés de l’agitation des dépressions atlantiques, même si quelques perturbations ont réussi à passer par l’Alsace Bossue et les Vosges du Nord : en effet, cette zone, contrairement à la plaine d’Alsace, ne connaît pas l’effet de foehn qui assèche et réchauffe l’air, et subit donc toujours de pleine fouet,  sans atténuation, l’assaut des fronts pluvieux (ou neigeux). Cette année le mois d’octobre nous a épargné ce spectacle, l’ambiance a même été par moment plus agréable qu’au mois d’août, et si l’on en croit certain dicton « l’hiver pourrait vite montrer ses dents, après cet automne trop clément ».

Jean Sébastien Beck

 
    8] REMERCIEMENTS



 

Nous tenons à remercier l'ensemble des personnes ayant contribué à la rédaction de la Newsletter NR 80

et plus particulièrement Fabien, Florent, Arnaud, Jean, Charles et nous vous renouvelons nos meilleurs Voeux

Cordialement Dan


 
noel