Association CLI.M.A. 57-67-68
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lundi, le 10 FéVRIER 2014
Lettre d'informations n°75 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Adhésion 2014, les dernières nouvelles, les anniversaires...


Bonjour à tous,

Chers amis, membres, correspondants et utilisateurs

Gérer une association de nos jours n'est pas toujours chose facile: nos frais, même serrés au plus juste, sont pris en charge par les seuls revenus dont nous disposions, NOS COTISATIONS, mais ceci garantit aussi notre totale indépendance.

 
La nouvelle campagne d’adhésion 2014 a débutée au mois de janvier, la cotisation annuelle de 20 euros reste la même que l’année précédente.


La meilleure manière d'aider notre association, c'est encore de devenir membres de CLIMA (voir rubrique : pourquoi adhérer?) et/ou de nous envoyer un don, aussi modeste soit-il, à l'adresse de notre trésorier :

Association CLIMA 57-67-68
chez Monsieur Arnaud Schutz
62 rue Ste Odile
67600 Sélestat

Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre passion commune et vous souhaitons encore une fois plein de bonheur pour cette nouvelle année !

Pour le Comité, le Président : Jean Sébastien Beck


 

C'était le 14/01 à partir de 6h50

 

Deux émissions sur France Bleu nous sont proposées pour présenter l'association CLIMA ! La première à 6h50 sur France Bleu Alsace en langue française et la 2e à 8h20 sur France Bleu Elsass en dialecte alsacien. Elles sont présentées par Jean Beck qui a pris l'habitude de s'exprimer sur les ondes de cette radio où il  fait  ses chroniques quotidiennes.

 

Voir le site http://livres-beck.fr/index.html

 


 

C'était le 28/01 à 9h30

 

Un nouveau partenariat est né avec TV Cristal

Clima va présenter plusieurs séquences météo à partir du CD « formation à la météo et au climat » ; le premier tournage pour l’émission Grandeur Nature aura lieu le 28 janvier à Wimmenau ! De plus en plus notre association est demandée pour informer le grand public. Fabien et Jean seront devant la caméra et les séquences seront illustrées par des photos de la photothèque de Jean ! 

  


 

 

 

C'était le 08/02 à 10h00

Grand moment d'émotion lors de la sortie officielle du nouveau livre "Le temps au gré des jours" de Jean Sébastien Beck qui a eu lieu dans les studios de la radio partenaire Est FM à Puberg de 10h00 à 12h00.

Voici les séances de dédicaces déjà prévues :

 

Samedi 15 février : Maison de la Presse à Sarrebourg 10h-12h  14h-17h  

Samedi 22 février : Librairie Klayelé à Saverne 15h-17h 

Samedi 8 mars : Librairie Lilebul à Bouxwiller 10h-12h  14h-17h 

Samedi 15 mars : Hypermarché Leclerc à Marmoutier 10-12h  14-17h 

Samedi 22 mars : Hypermarché Leclerc Issenheim 10-12h  14h-18h 

Samedi 29 mars : Librairie 47° Nord Mulhouse 10-12h  14h-18h 

Samedi 4 avril : Maison de la Presse de Rohrbach-les-Bitche (Super U) 14-18h

Le livre est vendu au prix public de 20 euros, pour les membres et correspondants de CLIMA, remise de 25% !  

 

Description du livre >  http://www.clima.fr/livres.php


Vous pouvez le commander directement ici > j.beck@livres-beck.fr


 


 

Les anniversaires du mois de janvier et début février.

Jérôme le 17/01 de Roquevaire (13) – notre webmaster

Pascal le 18/01 de Jarny (54)

Gilles le 03/02 de Cocheren (57) 

Jérémy le 10/02 de Richwiller (68)

Nicolas le 10/02 de Mulhouse (68)

 

Avec une pensée toute particulière pour Jules Beck, doyen de CLIMA qui a fêté ses 85 ans le 24 janvier dernier. Adhérent de la première heure, observateur du temps à Schiltigheim dont il fait les relevés avec minutie, membre impartial du jury photo et formateur photographie au sein de l’association.

Quelque chose me dit qu’il attend les beaux jours pour installer une nouvelle station météo… Quelle santé !

Toute l’équipe se joint à moi pour lui souhaiter un excellent anniversaire, sans bien sûr oublier les autres.

Jean-Luc


 

 


 
    2] Climat, bilan météorologique 2013 à Metz


2013, année arrosée grise et maussade

 

Un peu de neige, beaucoup de grisaille et énormément de pluie… Il ne fallait pas compter sur l’année 2013 pour faire le plein en vitamine D. Retour en chiffres sur une année « arrosée et peu ensoleillée ».

 

A Metz, le temps a rarement été aussi gris et pluvieux qu’en 2013. L’année restera dans les annales de la station météo de Frescaty comme l’une des plus maussades depuis le début des années 1980.


 

1 522 heures

 

Les rayons de soleil se sont fait désirer, début 2013, avant de consentir à réchauffer un peu le sillon mosellan. Début mars, Météo France jugeait « exceptionnellement faible » l’ensoleillement du Nord-Est de la France au cours de l’hiver. Et pour cause, le soleil n’a brillé que 60 heures en Moselle entre le 1er janvier et le 28 février. À peine plus de la moitié de la moyenne de référence pour cette période (130 heures).

Sur l’année entière, la station de Metz-Frescaty a comptabilisé 1 522 heures d’ensoleillement. « On reste bien en dessous de la normale, cela représente 130 heures de moins que la moyenne », signale Thierry Thouvenin, le directeur du centre météo de Metz.

 


 

919 millimètres

 

En plus de la grisaille, les Messins ont dû supporter… la pluie, principalement au printemps et à l’automne. Avec 919 millimètres tombés en douze mois, les statistiques sont là aussi largement supérieures à la normale climatique, calculée sur 30 ans entre 1981 et 2010 (758 mm). « 2013 est l’année la plus pluvieuse depuis 1981 », affirme le météorologue.

 

10,3°C

 

Pas de record pour les températures, en revanche. Le thermomètre a affiché une moyenne de 10,3 °C l’an passé, légèrement inférieure à la normale (10,7 °C). Le mois de février a été le plus froid avec une moyenne de 0,8°C contre une normale de 3,1 °C, tandis que la fin d’année a été marquée par des températures particulièrement douces.

« Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, les mois de novembre (5,7 °C en moyenne) e t décembre (4,3 °C) ont été plus froids qu’en 2012 », note Thierry Thouvenin.

 

 


 

25 jours

 

Les épisodes neigeux se sont succédé, au début de l’année 2013, sur le pays messin.

Météo France a relevé 25 jours de neige en janvier (10) et février (15).

 

+48 %

 

« Si on analyse saison par saison, c’est le printemps (mars, avril, mai) qui a été le plus perturbé, explique Thierry Thouvenin. La pluviométrie était excédentaire de 48 % par rapport à la normale. »

Et la palme du mois le plus morose et le plus arrosé revient sans conteste au mois de mai, « le troisième le plus pluvieux depuis 1946 ». En plus des averses, les températures étaient fraîches et le soleil bien dissimulé. « Il faut remonter en 1984 pour trouver un mois de mai si peu ensoleillé », remarque le directeur départemental de Météo France.

 

33,9°C

 

Il a fallu attendre juillet pour faire le plein de vitamine D avec un épisode de forte chaleur. Les météorologues messins ont dénombré 22 jours avec des températures maximales supérieures à 25 °C, soit sept jours de plus que la normale pour un mois de juillet. Un pic a été atteint le 27 avec 33,9°C au thermomètre.

 

Jean-Luc (source RL du 15/01)


 
    3] Bilan climatique de janvier dans nos régions


JANVIER 2014: TRES DOUX AU CŒUR DE L’HIVER !!!


AU FIL DU MOIS


Au cœur de cet hiver 2013-2014 le fait marquant de ce mois de Janvier aura été la poursuite de notre feuilleton « Un hiver sans hiver ». En effet par rapport au mois précédent, absolument rien n’a changé dans la synoptique générale ! Et ceci au grand dam des hivernophiles qui ont trépidé d’impatience de semaines en semaines, en ne voyant jamais rien venir.

 

La faute une nouvelle fois à cette longue période de douceur qui a persisté tout au long de ce mois, véhiculée sans cesse vers l’Europe de l’Ouest par de vastes systèmes dépressionnaires bien ancrés sur le proche Atlantique. Ces derniers ont propulsé les températures bien au-delà des normales saisonnières, ne laissant du coup aucune chance à un renversement de situation et à l’arrivée d’un temps plus hivernal. Cette influence océanique douce et humide a donc prédominé sur notre région avec un maximum de douceur qui a été atteint durant la première décade de ce mois de Janvier, marquée déjà par un avant-goût printanier dès le 8 puisque par endroits nos sondes ont titillé les +15° Celsius. Décidemment il n’y a plus de saison, il fallait d’ailleurs des nerfs d’acier pour supporter les caprices de cet hiver qui ne voulait pas venir!

 


 

Durant la seconde décade de ce mois la douceur a reculé d’un cran avec le rétablissement de conditions un peu plus calmes, donc moins perturbées. En effet un important contraste thermique s’est installé graduellement sur l’Europe avec une situation figée, d’une part par la présence de l’anticyclone Sibérien « Benjamin » dont l’influence a été ressentie jusqu’en Allemagne et d’autre part par la proximité de la dépression « Helga ». Notre région restant cependant sur le côté doux de cet anticyclone nous valant la poursuite de cet hiver très fade.

 

Lors de la troisième décade le flux s’est davantage orienté au nord-ouest, nous apportant des températures un peu plus conformes à la saison mais sans empreinte réellement hivernale. Tout au plus quelques flocons sont tombés de manière éphémère jusqu’en région de plaine, les massifs ont tiré un peu mieux leur épingle du jeu avec à la clé quelques épisodes neigeux, mais là aussi rien d’extraordinaire pour cette époque de l’année.


 

TEMPERATURES


D’après la période de référence 1991/2010  la température moyenne, issue d’un panel d’une douzaine de stations de notre région, devrait se situer autour de 1°. Ce mois-ci dans nos stations cette moyenne oscille entre 4° Réding et à  Wimmenau et 5.4° à Jarny. Ces températures moyennes restent donc une nouvelle fois largement excédentaires et parfois de manière significative, soit une anomalie de 3 à 4.4° selon les secteurs. A noter également pas le moindre jour sans dégel enregistré par nos stations.

 

Les extrêmes du mois des stations de plaine :

 

Températures minimales


Température minimale absolue et jour : -5.8° à Réding le 25 et à Wimmenau le 29

La température minimale la plus élevée et jour : 10.3° à Saverne le 7

Nombre de jours avec Tn<=0°C : 17 Jours à Réding

Nombre de jours avec Tn<= -5°C : 1 Jour à Flexbourg, Monswiller, Réding, Sarrebourg et à Wimmenau

Nombre de jours avec Tn< = -10°C : /


Températures maximales


Températures maximale absolue et jour : 16° à Monswiller le 9

La température maximale la plus froide et jour : 2.1° à Saverne le 29

Nombre de jours avec Tx<=0°C : /

Nombre de jours avec Tx>=25°C : /

Nombre de jours avec Tx>=30°C: /


 

PLUVIOMETRIE


La normale pluviométrique pour un mois de Janvier devrait se située autour de 67mm sur nos régions.

 

Les extrêmes du mois:


Cumul minimal de précipitations : 23 mm à Kintzheim

Cumul maximal de précipitations: 89 mm à Saverne

Nombre de jours avec précipitations: 24 Jours à Dalhunden

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 18.6 mm à Saverne le 4

 


 

ENSOLEILLEMENT


L’ensoleillement moyen d’un mois de Janvier devrait osciller autour de 45 heures sur notre région, ce mois-ci l’astre du jour a brillé 51 heures à Corny-sur-Moselle, 67 heures à Dalhunden, 73 heures à Réding, 74 heures à Sarrebourg et à Schwobsheim.

 

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES DU RESEAU CLIMA


Nombre de jours avec neige : 7 Jours à Saverne

Nombre de jours avec grêle : 1 jour à Gros-Réderching, Hommert et à Sarrebourg

Nombre de jours avec orage : 1 Jour à Schiltigheim

Nombre de jours avec brouillard : 12 Jours à Wimmenau

Nombre de jours avec verglas : 1 Jour à Hommert et à Réding

Nombre de jours avec inondation : /

Rafale de vent maximale : 58km/h à Jarny le 9

 

Fabien


 
    4] Les photos d'ailleurs...


Le coup de cœur de la rédaction

Virga, photo d'Arnaud 67 à Jechtingen Sasbach am Kaiserstuhl (Allemagne) le 05/01/14 à 15h10.


 

Voilà le violu des poilus (champ de bataille de 14/18), photo de Catlino à Ban de Laveline (Vosges) le 14/01/14 à 10h00


 

Mer de nuages, photo de Vonguckel à Montdardier (Gard) le 17/01/14 à 10h40


 
    5] Agir pour stabiliser ou modifier le climat


Agir pour stabiliser ou modifier le climat :

géo-ingéniérie ou géo-piraterie ?

 

Les différentes puissances mondiales ne sont pas en mesure actuellement d’arriver à un accord équitable et efficace qui permettrait d’atténuer les changements  climatiques de manière consensuelle. Les gouvernements et les scientifiques qui se préoccupent de cette question n’ont d’autre choix que d’envisager des stratégies technologiques qui pourraient réduire ou ralentir les changements climatiques, du moins jusqu’à ce que les différents partenaires puissent arriver à un accord concret et pratique,  avec des engagements sérieux sur des objectifs précis, c’est-à-dire presque « autant rêver » !

Car il n’y a peu d’espoir d’atteindre sur toute la planète un projet commun pour le réajustement du « thermostat terrestre », pour l’adoption d’objectifs afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Par conséquent, on assiste à une tentative, plus ou moins marginale et cachée, de créer un modèle de « gouvernance » qui permettrait à une «coalition de pays ou d’organismes volontaires » guidée par la science, de justifier une manipulation non débattue au niveau de la planète, donc unilatérale, des différents  systèmes terrestres. Les tenants de cette approche la nomment « géo-ingénierie », mais nous pourrions l’appeler tout aussi  bien « géo-piraterie », car cela se prépare, s’expérimente et se met déjà en place de manière cachée, non consensuelle, donc sournoise, avec tous les risques que cela comporte (voir  articles des Newsletter d’octobre à décembre).

 

Mais quel est le véritable enjeu de ces manipulations ?

 

D’abord et avant tout, il s’agit du contrôle des systèmes de notre planète : notre eau (le trésor du futur), nos sols et notre air. Ensuite, il s’agit de s’engager dans des stratégies d’adaptation aux changements climatiques et des actions d’atténuation de leurs effets, ce qui en soi semble tout à fait logique. Si certains gouvernements  de pays riches et des  industries de pointe en viennent à considérer la géo-ingénierie comme une solution rapide et peu coûteuse face aux changements climatiques, ils consacreront leur argent et leurs technologies à cette « solution scientifique », à leur seul profit immédiat ; le risque est donc grand pour qu’aucune ressource n’aille aux autres pays, notamment les plus pauvres comme ceux  du Sud, pour les aider à se prémunir contre les difficultés climatiques à venir et qui, de plus, les frapperont en premier (comme la sècheresse par exemple).


 

Mais qui sont ceux qui tirent les ficelles ?

 

En premières lignes, dans cette campagne en faveur de la géo-ingénierie, se trouve la Royal Society, au Royaume-Uni, et l’US Academy of Sciences, auxquelles viennent s’ajouter divers organismes d’autres pays tels que le Canada, l’Allemagne et la Russie. Les décideurs, c’est-à-dire nos élus, pays par pays, leur prêtent une oreille attentive. Des discussions se déroulent actuellement au sein des parlements et des congrès sans que l’on en fasse vraiment état dans les médias, ou alors très peu et de manière tout à fait superficielle, comme s’il était acquis que tout le monde adhère à la « pensée unique » dans ce domaine. Les grandes entreprises de l’énergie, de l’aérospatial et de la défense se font pour le moment plutôt discrètes, laissant les scientifiques et les groupes de réflexion conservateurs (ceux-là mêmes qui niaient jadis la réalité des changements climatiques) essuyer les critiques puisque ce sont eux qui sont en première ligne. Une fois que ceux-ci auront de géré le « choc », c’est-à-dire quand ils auront persuadé  les acteurs que le changement climatique est une fatalité et que par exemple les émissions de gaz à effets de serre ne pourront en aucun cas être réduites à temps, l’industrie pourra alors fournir les « traitements » déjà expérimentés depuis un moment et prêts à l’emploi, des solutions technologiques « miracles «  comme sorties du chapeau d’un magicien » ; celles-ci auront pour effet d’altérer la stratosphère et/ou de restructurer la surface des océans, soi-disant pour nous faire gagner du temps pour réduire les effets néfastes inévitables du changement climatique…. Et ceci sans véritable débat démocratique  ni sur les vrais enjeux, ni sur les risques qui pèsent sur des parties importantes de la planète.

 

 D’après une traduction de « Bio Wrench » (Bio-étau) par Tanuki 

 

Jean Beck


 
    6] Le temps à Haegen en janvier


Janvier 2014 : le mois des records de …douceur !

Les mois se suivent et se ressemblent ….Depuis le début de mes relevés en 1961, janvier 2014 est avec  4,5° de moyenne, le troisième mois de janvier le plus doux (avec  janvier 1975) derrière janvier 2008 (5,1°) et janvier 2007 (6,3°); la moyenne est de 1° et  les mois les plus froids sont  janvier 1987 (-4,4°), janvier 1985 (-4,3°), janvier 1963 (-3,8°)

A Strasbourg les moyennes sont connues depuis 1806, les records en janvier sont +7,3° en 1834 et – 7,8° en 1940. Le 9 janvier le maximum de +15,2° était atteint, c’est 4° de plus que la normale mais pas exceptionnel ; des températures autour de 15° ont été atteintes en janvier 66, 83, 93, 98, 2002, 2007 et 2013 ; le record étant pour janvier  91 avec +16° ; à l’inverse en janvier 64 la température n’a jamais dépassé +4° et +5° en janvier 63! Mon minimum de -2,6° est un record absolu (de douceur évidemment), le record précédent de -3° avait été atteint en 1974 et en 1975 (moyenne -9,1° mais -18° en 1987, -17° en 1971 et 1985).


 

Jusqu’à présent j’ai toujours eu en janvier au moins un jour d’hiver (jour où la température ne dépasse pas 0°), ce mois ci comme mon  maximum quotidien n’a jamais été inférieur à  +2,4° il n’y en aucun, c’est encore un record absolu ! Il y avait 21 jours d’hiver en 1963, 20 en 1987, 19 en 1997, la moyenne étant de 8 ; j’ai eu 9 jours de (petit) gel (comme en janvier 1988), c’est 10 de moins que la moyenne et c’est aussi le troisième total le plus faible après janvier 2007 (5 jours), et  janvier 1975 (7 jours) ; en janvier 1979 il y avait 31 jours de gel, 30 en 1964, 29 en 1963, 1987, 1996…où sont les hivers d’antan ?!

Il a (un peu) neigé à 5 reprises, c’est mieux qu’en 75, 89, et 90 où il n’avait pas neigé du tout mais en 2010 il y avait 20 jours de neige (eh oui !), 18 en 85, 17 en 81 et 84, la moyenne étant de 7 ; je n’ai eu qu’une couche de neige d’au maximum 2cm pendant quelques heures qui ne peut donc être comptabilisée, le premier jour de neige le plus tardif était le 24 février 88, il est probable que ce record soit également battu ou même que ,peut être, il n’y aura pas cet hiver de véritable jour avec un sol  enneigé ! (moyenne 11 jours mais 31 en 63 et 79, 28 en 70, 27 en 85 et 87, 26 en 82 et 2010, aucun à 7 reprises) ; la couche de neige avait atteint 40 cm en 68.  

Le nombre de jours de pluie a été de 20 (comme en 2012), c’est le deuxième total le plus élevé  après le record de 21 jours en  88 (moyenne 11 mais seulement 2 en 1967) ; le total des précipitations a été de 73mm (dont 4mm sous forme de neige), ma moyenne depuis 1994 est de 67mm, et les records sont 160mm en 95 et  18mm en 96).

Charles


 
    7] La montagne aux deux visages


Personne ne doute de l’importance des montagnes : elles modifient l’écoulement de l’air, leur présence provoque ou ralentit l’arrivée de la pluie. Elles déterminent dans une très grande mesure le climat de certaines régions. Si l’on pouvait visualiser l’air humide arrivant sur la montagne, que verrait-on ?

On verrait l’air humide poussé par le vent, entreprendre l’ascension du flanc de la montagne et atteindre peu à peu des altitudes où la pression devient plus faible. Moins de pression, voilà ce qui lui permettrait de se détendre. Et, souvenez-vous : lors de la naissance d’un nuage, la détente engendre le refroidissement qui lui provoque la condensation des gouttelettes d’eau et donc la formation de nuages.

Résultat : Quand l’air humide veut franchir la montagne, il fabrique des nuages pendant l’ascension ou contribue à donner encore plus d’importance à ceux qui existent déjà. Ces nuages sont générateurs de pluie. 

Après l’ascension, la descente…Lorsqu’il entreprend de redescendre la montagne, sur l’autre versant, l’air n’est plus le même. Il a perdu une partie de son humidité sous forme de pluie. Il est donc beaucoup plus sec.

 

 

Ceux qui habitent sous le vent, de l’autre côté de la montagne, trouveront le temps moins humide. La température s’élèvera. Approximativement, l’air humide qui s’élève en arrivant sur le flanc de la montagne voit sa température baisser de 0.5° par 100m. En redescendant sur l’autre versant, la température augmente de 1°C par 100m. Il gagne donc 5 à 10 degrés en franchissant des montagnes de 1000 à 2000m d’altitude.

Ce phénomène est connu sous le nom d’ « effet de foehn ». On l’observe sous le vent de tous les massifs montagneux. Dans les Alpes, l’effet de foehn se produit quand le vent vient de l’est. Il pleut ou il neige sur les versants Italiens. Au même moment on assiste à une remontée des températures souvent brutale et très significative du côté de Bourg-Saint Maurice ou Chamonix. En Alsace, l’effet de foehn est responsable des faibles quantités d’eau que l’on recueille dans la plaine d’Alsace.

C’est grâce à l’effet de foehn qu’en Limagne dans le Massif central, les jours de brouillard ou de nuages bas sont si rares. En effet l’air s’est suffisamment asséché en traversant les montagnes. Dans le Pays Basque, dans la région de Biarritz, l’effet de foehn est souvent spectaculaire. Quand le vent souffle du sud-ouest, il s’assèche considérablement en traversant les Pyrénées. La hausse des températures sur le Pays Basque, le Béarn, l’Aquitaine, la région Midi-Pyrénées est souvent spectaculaire. C’est dans ces moments-là que l’on enregistre des records.

Extrait du livre « Prévoir la pluie et le beau temps » par René CHABOUD

Fabien

 


 
    8] Les photos de janvier retenues par le jury


 

Les heureux élus du mois pour leurs photos sont: Jean Beck, Jean-Luc et Charles alias Vendredi

 

A regarder sans modération…  

 


 

1) Première pâquerette de l'année mal en point, lieu Wimmenau le 29/01/14 à 10h10 auteur Jean Beck


 

2) Belle embellie, lieu Sarrebourg (étang de la ville) le 17/01/14 à 11h30 auteur Jean-Luc


 

3) Figé dans le froid de cette matinée malgré le soleil, lieu Wimmenau le 29/01/14 à 10h00 auteur Jean Beck


 

4) Et hop un petit dernier pour le fun, lieu Wimmenau le 29/01/14 à 10h20 auteur Jean Beck


 

5) Du soleil après une nuit froide, lieu Wimmenau le 28/01/14 à 09h10 auteur Jean Beck


 

6) 7cm de neige, c'est le Pérou, lieu près du Hengst (route des Russes) le 27/01/14 à 17h00 auteur Vendredi


 
    9] Vidéo d'un ballon sonde, multi-caméras (durée 2h00)


Suivez l’évolution d’un ballon sonde à plus de 20000 mètres d’altitude, moment magique garanti à la sortie de la couche nuageuse.

Mise en garde, la température à certaines altitudes doit être erronée (problème technique ?) 

A voir ici >  https://www.youtube....h?v=ERMQh1mY27c  

 

Merci à Yoshi 69 d’Infoclimat pour le lien

Jean-Luc

 


 
    10] En 2013, il a fait chaud très chaud sur la planète


Historique

 

2013 aura été la sixième année la plus chaude depuis 1850, vient de calculer l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) . La température moyenne à la surface des terres et des océans a dépassé de 0,50 °C la normale calculée sur la période 1961-1990 et de 0,03 °C la moyenne de la dernière décennie (2001-2010), précise l’OMM, une institution des Nations Unies basée à Genève.

 

« La température moyenne de 2013 confirme la tendance au réchauffement sur le long terme, souligne le secrétaire général de l’OMM Michel Jarraud. Vu les concentrations record de gaz à effet de serre qui sont mesurées dans l’atmosphère, la hausse des températures va se poursuivre sur plusieurs générations. »

 

Le météorologue a prévenu : « Notre action ou inaction pour diminuer les émissions de gaz carbonique et des autres gaz à effet de serre vont modeler l’état de notre planète pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. »

 


 

Hausse du niveau des mers

 

Le XXIe siècle compte déjà 13 des 14 années les plus chaudes jamais observées. Le record est détenu par 2010 et 2005, caractérisées par une température moyenne dépassant d’environ 0,55 °C la normale, suivies de 1998, marquée par un phénomène El Nino extrêmement puissant.

 

Dans leur dernier état des lieux de la planète, les climatologues du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ont rappelé que la Terre s’est réchauffée de 0,8 °C environ depuis l’époque préindustrielle, un réchauffement dont les activités humaines sont principalement responsables.

En fonction de nos émissions futures, le thermomètre devrait encore gagner de 0,3 °C à 4,8 °C d’ici 2100. Les 195 pays négociant sous l’égide de l’ONU se sont fixés pour objectif de limiter le réchauffement à  2 °C par rapport à l’époque préindustrielle pour éviter les pires conséquences — objectif dont il sera notamment question à la 21e conférence sur le climat, qui se tiendra en 2015 à Paris.

 

Conséquence de ce réchauffement : le niveau des mers monte. Il s’élève sous l’effet de la dilatation thermique et de la fonte des glaciers terrestres et des calottes de l’Antarctique et du Groenland, et a atteint un « record » en mars, a souligné en novembre l’OMM.

 

Jean-luc (source RL du 06/02)


 

Un grand merci à nos contributeurs et aux membres du jury photos

Merci de nous avoir lu

La rédaction