Association CLI.M.A. 57-67-68
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dimanche, le 10 NOVEMBRE 2013
Lettre d'informations n°72 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Les dernières nouvelles, les anniversaires.


Bonjour à tous,

Quelques nouvelles  de CLIMA

Jean Sébastien Beck continue allègrement d’enregistrer ses chroniques radiophoniques, un long travail d’écriture devant être réalisé en amont dans les 2 langues usitée en Alsace, le français et le dialecte:

À Radio Bleu Elsass le 21 novembre pour les chroniques de notre climat en dialecte alsacien qui passent du Lundi au Vendredi sur les ondes moyennes ou sur internet le matin à 8h30 et dans l’après-midi à 14h15 ; le directeur d’antenne Félicien Mufler met toujours notre association en avant à ces occasions.

À Est FM le 25 novembre pour les chroniques historiques  en langue française qui se terminent toujours sur le temps qu’il a fait à l’époque évoquée ; cette troisième année de partenariat nous donne l’antenne 5 fois par jour en semaine, 2 fois par jour le week-end.


 

La station de Wimmenau qui a été repérée par Météo France  rentre également dans le réseau des bénévoles suite à la visite de deux  de ses ingénieurs, une bonne nouvelle quand on sait que les instances de l’Alsace étaient un peu en retard sur leurs homologues mosellans dans ce domaine ! Un pluviomètre SPIEA sera installé les prochains jours à cette occasion et Jean vient de mettre en place une nouvelle station Vantage Pro 2 avec ISS pour remplacer la précédente qui commençait  à accuser son âge….7 ans !


 

Pour le moment le cycle des conférences sur l’évolution du climat est en stand by ; nous encourageons les stations de CLIMA qui n’ont pas encore pu organiser une conférence sur ce thème (région de Metz, Sélestat, Molsheim, Haguenau-Niederbronn, Erstein…..) de voir ce qu’il est possible de faire pour les mois à venir. Des interventions dans les écoles, collèges et lycées  sont également possibles dans la programmation 2014.

Jean Beck


 

Les anniversaires du mois d’octobre et début novembre

Jean-Pierre le 21/10 de Dalhunden (67)

Jean-Michel le 27/10 de Lemberg (57)

Joël le 04/11 de Hommert (57)

Nous vous souhaitons un bon anniversaire


 
    2] Particules en suspension


Météorologie

Particules en suspension

 

« Ma petite-fille me demande pour quelles raisons les nuages sont blancs, gris ou noirs ? Est-ce à cause de leur teneur en vapeur d’eau ?

Que puis-je lui répondre ? » M. S., Metz

 

Les nuages sont composés de gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace qui renvoient la lumière solaire, naturellement blanche. La lumière renvoyée par les nuages étant elle aussi naturellement blanche, les nuages nous apparaissent ainsi d’un blanc lumineux.


 

Spectre lumineux

 

En fait, cette lumière est la résultante d’une composition de plusieurs couleurs dont chacune se caractérise par une longueur d’onde bien définie, les sept principales couleurs étant celles qui composent l’arc-en-ciel. Pour fabriquer de la lumière blanche, il faut superposer, sans en oublier aucune, ces sept couleurs.

 

 


 

Du bleu...

 

Quand la lumière solaire arrive au voisinage de notre Terre, elle doit d’abord passer au travers de l’atmosphère qui joue le rôle d’un filtre. Selon sa composition, sa teneur en vapeur d’eau, en embruns ou en poussières, elle bloque certains de ces rayons élémentaires. Quand le ciel est clair, les molécules d’air diffusent toutes ces ondes lumineuses. Mais les plus courtes, celles qui correspondent à la couleur bleue, explosent littéralement au contact des particules d’air. Toutes les autres couleurs passent sans difficulté. Et voilà pourquoi notre ciel est parfois d’un bleu si pur.

 


 

Au rouge orangé !

 

Quand arrive le soir, le soleil décline sur l’horizon. Les rayons solaires doivent alors traverser des masses atmosphériques de plus en plus grandes. Les radiations violettes et bleues sont alors très diffusées. Seules les ondes lumineuses les plus longues, celles de l’extrémité rouge du spectre, parviennent jusqu’à nous. Voilà qui explique l’apparence rouge orangé du disque solaire quand vient le soir. La présence d’humidité, et donc de vapeur d’eau en altitude, accroît l’intensité du phénomène, si bien que le soleil n’est plus le seul à paraître rouge orangé. Toute une partie du ciel prend alors cette même couleur flamboyante.


 

Masse nuageuse

 

Pour en revenir aux nuages, il arrive que ceux-ci aient une épaisseur plus ou moins importante. Et plus les nuages sont épais, plus la lumière a du mal à les traverser. Ainsi, vu du sol, donc du dessous, ils peuvent apparaître plus ou moins gris, voire même très sombres dans le cas des cumulonimbus. Ceux-ci accompagnent toujours des orages et leur épaisseur peut atteindre de 7 à 8000 m. On comprend aisément que, sous cette énorme masse de gouttes d’eau et de cristaux de glace, la lumière ait du mal à passer et que la base du nuage, ce que l’on voit, apparaisse très grise, voire presque noire.

 

Source RL du 31/10

Avec la participation de Météo-France, centre météorologique de Metz

 

Jean-Luc 

 


 
    3] Bilan climatique dans nos régions


Bilan du mois d’octobre 2013  « Un mois particulièrement doux »

 

Le déroulement

 

Du 1er au 9 Octobre : le mois a commencé très calmement dans des conditions de plus en plus anticycloniques et dans une bonne douceur, même les nuits un peu fraîches du début sont devenues de plus en plus douces ; il faut noter une courte interruption de ce temps calme du 4 au soir jusqu’au 6 avec le passage d’une onde pluvieuse venue s’échouer sur les hautes pressions ; les cumuls ont été assez importants.

 

Du 10 au 16 octobre : le temps est un peu plus agité ;  après une première petite perturbation le 10, il y a eu davantage de fraîcheur et même très  localement quelques gelées blanches les 12 et 13 ; en fin de période le temps calme est mis à mal par une nouvelle perturbation qui nous a touché les 14 et 15 nous ramenant davantage de douceur  par la suite.


 

Du 17 au 28 octobre :  c’est de nouveau la grande douceur avec l’été indien, « de Altwiwersommer » comme on dit en Alsace, avec des températures qui sont élevées pour la saison sans toutefois atteindre des records ; par contre le temps devient par moment très agité ; il finit même par tourner à l’orage les 19 et 20  et de nouveau les 27 et 28 presque comme en plein été ; une perturbation moins fracassante mais bien venteuse  a pu s’insérer entre les 2 vagues orageuses le 23 octobre ; sur l’ensemble de ces 12 jours la douceur s’est maintenue malgré les phénomènes précités.

 

Du 29 au 31 octobre : le temps redevient anticyclonique, donc calme, avec des températures de saison mais aussi avec des nuits déjà plus froides ; localement des gelées jusqu’à -2°  ont lieu en basses couches les derniers jours du mois.


 

Les températures :

 

Ce mois d’octobre 2013 est donc caractérisé par la douceur régnante qui a donné des températures moyennes assez élevées, pas tout à fait comme en 2006 qui fut un record mais nettement plus que les autres années, jusqu’à 3° de plus qu’en 2010 ! Ce sont les températures minimales qui ont été dans l’ensemble bien au-dessus des moyennes, presque comme en 2006 ; les moyennes  des maximales ont été de 2° moins élevées que cette année-là, c’est ce qui fait la différence !

Pour les températures extrêmes, rien d’exceptionnel, si ce n’est que les gelées ont été rares (aucune en 2006) alors que certaines années ont connus à cette époque de l’année des températures descendant  sous les -5° localement comme en 2012, 2010 et 2009. Pour les maximales  le mercure n’a pas atteint les records de 2011, 2009 et 2007 où il s’est  parfois envolé bien au-dessus des 25°.  Selon les stations les moyennes d’octobre 2013 ont été de 1,5 à 2,5° au-dessus des moyennes de ces dernières années.


 

Les précipitations :

 

Octobre 2013 a été très pluvieux, il est tombé  souvent plus du double des quantités habituelles en fonction de la localisation des stations,  à comparer avec 2006 qui a été même un peu plus arrosé encore ; rien à voir avec la sècheresse d’octobre 2007 ! Il est à noter que depuis 2009 les mois d’octobre étaient devenus  progressivement de plus en humides jusqu’à l’apogée de cette année. Bonne nouvelle pour les nappes phréatiques. Cependant le nombre de jours de pluie reste dans les moyennes et ce sont  donc les jours de grands cumuls qui sont plus  nombreux et qui font la différence, contrairement à 2009, 2010 et 2011 qui n’ont quasiment pas connu de pluies importantes contre localement 7 jours  ou plus avec des cumuls supérieurs à 10 mm en 2013.


 

Les  autres phénomènes météo :

 

Nous avons déjà évoqué le caractère orageux de certains jours  d’octobre 2013 (les 19, 20, 27, 28), ce qui est également un record de la région  qui ne connaît qu’exceptionnellement foudre et tonnerre à cette époque de l’année: seulement 2 jours en 2006 et 1 jour  en 2009, rien pour les autres années de référence (depuis 2005). La grêle s’est évidemment invitée localement durant les orages mais pas de neige ou de verglas au programme comme ce fut le cas localement  l’année dernière.

Le vent fort n’a pas été fréquent, en tout cas moins qu’en 2008,2011 et 2012 qui ont été très agités ; quant aux jours de brouillard leur nombre semble à peu près conforme à ce que l’on peut observer habituellement, bien évidemment tout dépend de l’exposition des stations ; ce n’est qu’en 2006 que les phénomènes de brouillard ont été particulièrement limités à cause d’un vent persistant, à comparer avec des jours  de grisailles plus fréquents en 2007,2011 et même l’année dernière (brouillard 1 jour sur 2 dans certaines stations).

 

En conclusion :

 

Ce mois d’octobre a été l’un des plus chaud de ces dernières années (en 2e position)  avec de belles périodes de temps doux, parfois quasiment estival,  soit plus de 20 jours agréables au niveau des températures ; c’est aussi l’un des mois d’octobre les plus arrosés (2e position), par contre pas trop agité  à cause d’une pression atmosphérique élevée, et ce malgré le passage d’ondes orageuses.

 

Jean Beck


 

Les extrêmes du mois des stations de plaine:

 

TEMPERATURE

 

Températures minimales

 

Température minimale absolue et jour : -2° à Wimmenau le 31

La température minimale la plus élevée et jour : 17.5° à Dalhunden le 27

Nombre de jours avec Tn<=0°C : 2 jours à Wimmenau

Nombre de jours avec Tn<= -5°C : /

Nombre de jours avec Tn< = -10°C : /

 

Températures maximales

 

Températures maximale absolue et jour : 25.1° à Réding le 22

La température maximale la plus froide et jour : 5.8° à Saverne le 12

Nombre de jours avec Tx<=0°C : /

Nombre de jours avec Tx>=20°C : 8 Jours à Réding

Nombre de jours avec Tx>=25°C : 1 Jour à Réding

Nombre de jours avec Tx>=30°C: /

 

PLUVIOMETRIE

 

Cumul minimal de précipitations : 70.8 mm à Schiltigheim.

Cumul maximal de précipitations: 220.2 mm à Saverne

Nombre de jours avec précipitations: 20 Jours à Gros-Réderching

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 47 mm à Corny-sur-Moselle le 23

 


 

ENSOLEILLEMENT

 

83 heures à Corny-sur-Moselle

85 heures à Sarrebourg

97 heures à Réding

 

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES DU RESEAU CLIMA

 

Nombre de jours avec neige : /

Nombre de jours avec grêle : 1 Jour à Gros-Réderching, Haegen, Monswiller, Saverne et Wimmenau

Nombre de jours avec orage : 3 Jours à Corny-sur-Moselle, Jarny, Gros-Réderching et Wimmenau

Nombre de jours avec brouillard : 11 Jours à Wimmenau

Nombre de jours avec verglas : /

Nombre de jours avec inondation : 3 Jours à Sarrebourg

Rafale de vent maximale : 78.9km/h à Gros-Réderching le 23

 

Fabien KLEIN


 
    4] Les photos d'ailleurs...


Le coup de cœur de la rédaction

Retour du soleil, photo de Vonguckel à La Cadière et Combo (Gard) le 23/10/13 à 18h30


 

Ciel orangé, photo d’Arnaud 67 à Endingen am Kaiserstuhl (Allemagne) 25/10/13 à 18h30


 
    5] Les trainées de condensation dans notre beau ciel d'Alsace


Nous connaissons bien les cirrus  qui sont des formations de nuages à l’altitude de 8 000 m  au Pôle Nord, à plus haute altitude au-dessus de nos têtes à environ 10 000 m ;  naturels, ils sont essentiellement constitués de vapeur d’eau transformée en cristaux de glace, vu les températures très basses à ces altitudes. Ils apparaissent comme une brume, un voile, plus ou moins opaque,  des fioritures, en tout cas des formations légères qui semblent  immobiles, et qui pourtant se déplacent à environ 100 km/h. On peut parfois confondre les cirrus avec des « contrails ».

 

Contrails, voilà comment on nomme les traînées de condensation des avions, un mot qui est la contraction de « condensation » et de « trails », traînée en anglais : il s’agit tout simplement de la condensation de la vapeur d’eau envoyée dans l’atmosphère dans les gaz d’échappement des avions. Tout le monde peut les admirer, elles sont beaucoup plus visibles au lever du jour ou au coucher du soleil où cela peut donner un ciel bien zèbré, notamment dans les lieux de passage de nos lignes aériennes. Leur formation dépend  totalement de l’altitude mais aussi de la température qu’il y fait, et c’est le cas même pour les moteurs à hélice. Ce qui caractérise ces contrails, c’est qu’ils sont éphémères mais comme les avions actuels sont équipés de moteurs plus puissants que les générations précédentes, leurs traînées deviennent plus persistantes et s’étalent parfois sur des longueurs de 30 à 40 km.

 

On ne peut pas évoquer ces contrails sans parler des chemtrails, mot formé par « chemical » et « trails », qui sont donc des traînées qualifiées de chimiques : elles proviennent d’avions qui procèdent délibérément à des épandages à des fins  civiles ou militaires. Elles sont plus persistantes que les contrails car elles durent des heures et se déploient davantage. De grandes surfaces peuvent être couvertes par ce genre d’action. Officiellement, presque tous les Etats nient cette réalité que des scientifiques et des militants ne cessent de dénoncer ; sauf que l’URSS et la Chine n’ont pas pris de pincettes et ont admis utiliser ces épandages ; ils en donnent même la justification : pour eux il s’agit carrément d’influencer le climat et plus particulièrement favoriser ou éviter les précipitations par le « cloudseeding », l’ensemencement des  nuages. Comment durant les jeux olympiques de Pékin les Chinois ont-ils pu réussir à éviter à la pluie de tomber sur les sites des épreuves sportives,  sans utiliser  l’épandage de produits d’ensemencement des nuages?


 

Pour en revenir à nos traînées de condensation, il faut savoir que la plupart des météorologues, climatologues et bien entendu les responsables de l’aviation nient un impact des contrails sur le climat. Pour eux  ne sont pris en compte que des ciels voilés naturels, nos fameux cirrus, car les traînées  des avions n’auraient, selon eux, aucun effet sur le temps et ne sont que des phénomènes « éphémères et peu esthétiques ».

Cependant la composition des contrails  n’a rien de réjouissant avec tout  le dioxyde de carbone (CO2) , l’oxyde d’azote (NOx) , le dioxyde de soufre (SO2) et la suie qu’elle contient, sans oublier bien sûr la vapeur d’eau.

Tout dépend donc de la composition des carburants ; pour l’aviation civile ils contiennent plus ou moins 50 substances chimiques dont l’éthylène et l’acétylène. Pour l’aviation militaire le carburant est différent et breveté parce qu’il contient des additifs  plus ou moins secrets en relation avec le  point d’inflammabilité  qui doit être plus élevé, la stabilité thermique, l’encrassement par les résidus, etc… Ils contiennent aussi des  lubrifiants supplémentaires. Ces carburants provoquent donc  encore plus d’émissions de gaz, donc de pollution.

 

Bien sûr il existe des limitations à ces émissions, dangereuses pour la santé et pour l’équilibre de notre climat, mais elles s’appuient sur des rapports qui sont  établis par les firmes-mêmes qui construisent les moteurs, l’instance centralisatrice n’est pas contrôlée par les pouvoirs publics et les avions militaires sont de toute façon exclus des normes. Ces rapports donnent lieu à des recommandations pas toujours traduites en lois ou décrets et sont donc souvent non contraignantes. Par exemple certains avions-citernes comme le KC135,  l’équivalent du Boeing 707,  et certains puissants bombardiers posent problème car leurs émissions de gaz étant 1200% supérieures pour le CO2 si on compare cette valeur à la norme de référence ! En d’autres mots : les contrails dits « normaux » sont déjà une source sérieuse de pollution, à plus forte raison quant il s’agit d’avions militaires ou de chemtrails !


 

Mais quels sont donc les effets des contrails sur le climat ?

Si l’on considère le climat comme  le résultat d’un bilan énergétique entre le réfléchissement ou non de la lumière du soleil, dépendant donc de la nébulosité ,  et la perte du rayonnement de la chaleur dans l’espace , il faut admettre que l’activité humaine joue forcément un rôle important dans cet équilibre, bien que nul scientifique au jour d’aujourd’hui n’ait encore pu évaluer avec précision le niveau réel de son influence. Toujours est-il que, et sur ce point la plupart des spécialistes sont d’accord, ce qui est déterminant n’est pas la couche nuageuse en basses couches de l’atmosphère mais la couche à haute altitude, là où sont nos fameux voiles, les cirrus; on sait aussi que  les études  imparfaites sur ce sujet sont très controversées!

L’Organisation Météorologique Internationale,   l’OMI, en anglais WMO, ne reconnaît que les cirrus et ne fait aucun cas des contrails. Savez-vous aussi que les émissions de gaz par les avions ne sont pas même reprises dans le protocole de Kyoto. Pourtant ces cirrus causés par l’activité humaine par les gaz d’échappement contiennent aussi des aérosols, des particules microscopiques qui agissent comme des noyaux sur lesquels les molécules d’eau réagissent : ces dernières peuvent s’y  attacher ou bien s’y condenser ou encore geler à leur contact. Plus l’air contient de « saletés » plus ou moins visibles, plus la formation nuageuse « artificielle » ou traînée  devient  épaisse. On a  également remarqué que la formation des cirrus est en baisse  depuis des années sauf dans les régions  marquées par  un trafic aérien intense, notamment   dans l’hémisphère nord. 


 

De toute façon l’impact de l’aviation sur le climat n’a pas été assez étudié pour se faire une idée précise mais les études réalisées ont donné des résultats très significatifs avec, à l’appui, quelques exemples :  3 jours après le terrible 11 septembre 2001,  avec l’effondrement des 2 tours du World Trade Center à New York, il y a eu une baisse de la température  de 1,1°C et , dans les régions à trafic intense, cette baisse a même été doublée. En Europe, pendant les jours d’interdiction de vol lors de l’éruption de l’Eyafjallajökull  en Islande, le même phénomène s’est produit.  On peut donc en conclure que les cirrus  qu’ils soient naturels ou artificiels ont un effet direct sur la température,  avec toujours la même  réserve d’importance : il n’y a jamais eu d’étude approfondie  sur ce thème et c’est bien dommage !

Nous avons parlé des aérosols  car ceux-ci ont une double action : d’une part, ils forment un écran ou un filtre pour la lumière du soleil provoquant un effet d’assombrissement global ou «  globaldimming ». Il fait alors globalement plus froid mais aussi plus sec ; d’autre part, ils forment aussi des gouttelettes d’eau  ou des grains de glace qui seront donc par la suite également responsables de précipitations. Quand il y a trop de poussières dans l’atmosphère  comme au moment d’une éruption volcanique,  ou par effet de la pollution humaine, les  précipitations  ont tendance à diminuer parce qu’il y a trop de poussières dans l’air par rapport à l’humidité présente et la lumière du soleil est  davantage réfléchie qu’habituellement, autrement dit, il y a un effet de refroidissement et d’assèchement de l’air. La même conclusion est donnée par le professeur Rosenberg  de l’Université de Jérusalem qui déclare que si l’on ajoute des aérosols, il y aura dans une première phase davantage de précipitations, mais qu’à partir d’une certaine dose de concentration,  il y aura immanquablement une diminution des précipitations……c’est donc  une arme à double tranchant !

La quantité d’aérosol dans l’atmosphère conditionne donc le climat, ce qui pourrait nous amener à nous poser la question  suivante : peut-on, avec l’utilisation d’aérosols, modifier le climat volontairement. Et de là à soulever le lièvre : se sert-on actuellement de cette possibilité pour effectivement influencer le climat ? Et là, en un bond , on revient sur le phénomène des chemtrails ,  qui a démarré à la fin des années 90. Les instances officielles nient  toutes fermement  ce phénomène : allez trouver des  preuves scientifiques pour les dénoncer, vous aurez fort à faire et vous écraserez le nez contre des murs. Bien sûr des révélations émanent de sphères  plus ou moins sérieuses, militantes ou résistantes, mais peu de gens les prennent au sérieux ; le phénomène  de dénonciation des chemtrails  est donc assimilé  à  des manœuvres de groupements marginaux et rabaissé comme des agissements de type « conspirationniste », de la part de  militants qui luttent contre une conspiration mondiale visant à dominer le monde. Certains sites conspirationistes sur internet ne sont pas articulés  vraiment scientifiquement et toute information émanant d’eux est jugée d’office comme non crédible. Mais où est la vérité ?

Vous en saurez davantage dans la prochaine Newsletter de CLIMA.  

Jean Beck d’après le rapport scientifique Case Orange


 
    6] Octobre à Haegen


Octobre 2013 : un mois très doux et très arrosé !

Avec 12,9° de moyenne générale, octobre 2013 est le quatrième mois d’octobre le plus doux depuis 1961; il talonne octobre 1995 (13°), mais est distancé nettement par octobre 2006 (13,8°) et par le « champion » octobre 2001 (14,1°); il devance par contre octobre 2005 (12,6°) et octobre 1966 (12,5°). Ma moyenne depuis 1961 est de 9,9° et, avec  5,2° c’est octobre 1974 « mon octobre » le plus froid !

Entre le 19 et le 28 octobre ma moyenne des températures maximales a été supérieure à 19,2° cela ne s’est jamais produit à cette période de l’année sur une période aussi longue d’après mes archives ! Mon maximum absolu de 22,5° est loin du record (26,4°) mais il s’est produit le 26 octobre cette année au lieu du 7 octobre 2009 ; le 24/10/2004 il a fait 24,8° mais la période douce n’avait duré que 5 jours au lieu de 10 cette année ; en octobre 1974 la température n’avait jamais dépassé 12° ! Mon minimum absolu (sous abri) de +3,8° est de 4° supérieur à ma moyenne (même si j’ai eu des gelées blanches généralisées le 31 comme partout), normalement j’ai mes premières gelées sous abri le 27 octobre, cela devrait encore durer un certain temps cette année. En 1971 j’avais eu 8 jours de gel en octobre, 7 en 1973, 1983, 1985 et  1997, aucun en 1969, 1976, 1982, 1987, 1989 puis, à partir de 1995 il n’y en avait pas 3 années sur 5.

D’autre part j’ai eu :

-- 6 jours de brouillard (moyenne 8, records 1 seul en 1989 et 20 en 1969)

-- 14 jours de pluie  (moyenne 11, records 2 en 1969 et 27 en 1974 !!

Il est tombé 166 mm de pluie (moyenne depuis 1993 : 77 mm, records 208 mm en 1998 et 15 mm seulement en 2007); c’est le deuxième total le plus important après 1998 mais devant les 140 mm de 1993; sur l’année 2013 le total atteint déjà 758 mm, soit un excédent de 109 mm c'est-à-dire près de 17% en trop.   

Charles 


 
    7] Les photos d'octobre


 

Les belles couleurs d'automne ont séduit le jury.

En espérant qu'en novembre il y aura beaucoup plus de photos à choisir !

Sortez vos APN ! 

Yves

 


 

1) Couleurs d'Automne, lieu Stambach le 26/10/13 à 15h50 auteur Vendredi


 

2) Beau temps brumeux, lieu Saverne vu du passage pour gibier sur l'A4, le 13/10/13 à 15h30 auteur Vendredi


 

3) Un beau dégradé, lieu La plaine d'Alsace vue du Geisfels le 21/10/13 à 15h20 auteur Vendredi


 

4) Couleurs d'Automne, lieu Chemin du président (Saverne), le 17/10/13 à 15h20 auteur Vendredi


 

5) Beau tourbillon, lieu Wimmenau Parc des Vosges du Nord, le 18/10/13 à 18h30 auteur Jean Beck


 

6) Cumulus se dissipant au-dessus du village, lieu Wimmenau parc des Vosges du Nord, le 07/10/13 à 17h40 auteur Jean Beck


 
    8] Réchauffement climatique


Réchauffement climatique: l’Aquitaine joue à se faire peur

 

Des vendanges avancées de 40 jours, des prunes précoces et compétitives, mais aussi davantage de méduses, l’habitat côtier menacé, la viabilité des stations de ski en péril : la région Aquitaine s’est dotée d’un scénario réchauffement très détaillé pour aider les décideurs.

 

Une équipe de 15 scientifiques aquitains, sous la direction du climatologue Hervé Le Treut, a concocté sur deux ans un rapport inédit, élaborant les scénarios de

la région pour le littoral, l’agriculture, la montagne, l’eau, la population.

 

L’Aquitaine, sous forte emprise de l’anticyclone des Açores, est « une des régions de France où le réchauffement risque d’être le plus fort », note le rapport. « Les conditions climatiques dans nos villes seront proches de celles des villes espagnoles ».

Des parasites forestiers à l’érosion du littoral, de la présence accrue de méduses ou du moustique tigre au développement d’allergies, le rapport applique le savoir climatologique actuel aux spécificités de l’Aquitaine, à ses 270 km de côtes, ses montagnes, sa forêt occupant 40 % du territoire.

 

Les résultats sont parfois inattendus. Le rapport prédit ainsi un déroulement de la maturation du vin dans des conditions de plus en plus chaudes et, pour le Merlot, « une avancée de la date des vendanges d’environ 40 jours pour la fin de siècle ». Depuis 20 ans, le réchauffement a été plutôt bénéfique pour la qualité des Bordeaux, mais le risque à terme est celui de vins déséquilibrés, trop alcoolisés, ou enclins à un vieillissement prématuré.

 

Le rapport note encore que « la saison enneigée pourrait passer de trois à deux mois dans les Pyrénées » occidentales, menaçant la viabilité de plusieurs domaines skiables. Sur le littoral ou les estuaires, 400 bâtiments ou ouvrages sont potentiellement menacés par l’érosion.

 

Jean-Luc


 

Un grand merci à nos contributeurs et aux membres du jury photos

Merci de nous avoir lu

La rédaction