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jeudi, le 10 OCTOBRE 2013
Lettre d'informations n°71 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Premier matin d'automne, les anniversaires.


Ce dimanche 22 septembre au matin, l’automne a fait son entrée officielle au calendrier. Pour dire le vrai, il s’était offert un sérieux acompte la semaine précédente, au point que dans nombre de foyers, on s’était résolu à rallumer le chauffage. Ces derniers jours, en mettant le nez dehors pour récupérer le journal, on s’était toutefois dit que la pluie semblait nous avoir quittés pour d’autres horizons et hier soir, après avoir incendié le ciel, le soleil s’abîmait dans la Moselle en y broyant des nuages. En fermant les volets, j’ai senti un léger parfum de feu de bois qui flottait au-dessus du village : rangés, les barbecues, symboles du plein été, et place à la flambée dans la cheminée, qui rassemble la famille au coeur de la maison.

 

A lire la suite par ailleurs (article n°7)


 

Les anniversaires du mois de septembre et début octobre:

Armelle le 14/09 de Metz-Magny (57)

René le 30/09 de Illkirch-Graffenstaden (67)

Alain le 08/10 de Waldhambach (67)

Antonio le 10/10 de Niederroedern (67)

Bon anniversaire à vous tous de la part du comité

Jean-Luc


 
    2] Orage de grêle à Walscheid


Un orage de grêle s'est abattu le 6 août dernier à Walscheid et Harreberg dans l’arrière-pays.

Peu avant 14h00 en cette journée du mardi 6 août, l’orage n’a laissé de traces de son passage, que dans deux communes montagnardes du secteur, Walscheid et Harreberg ont été mitraillés par la grêle. Vingt minutes plus tard, le soleil était de retour.

(photo, situation des deux localités par rapport à Réding)


 

Des grêlons gros comme des boules de neige, » témoigne cette habitante de Walscheid, balai à la main. Comme tous les voisins d’ailleurs. L’orage qui s’est abattu hier en début d’après-midi sur le pays de Sarrebourg a causé quelques dégâts dans l’arrière-pays, principalement à Walscheid et Harreberg. Les fleurs et le feuillage des arbres ont été partiellement déchiquetés, d’où la mobilisation des habitants occupés à balayer le devant de leur porte après la tempête.

(l'on distingue bien sur l'image radar de 13h45 un noyau rouge synonyme de grêle)


 

Gros nuages noirs

Voyant les gros nuages noirs se pointer à l’horizon, plusieurs avaient mis leurs voitures à l’abri, et ils ont bien fait. Plusieurs carrosseries et pare-brise garderont un souvenir de la chute des grêlons. Tout comme de nombreuses gouttières, fenêtres et vérandas. Potagers et vergers également.

(crédit photo Cindy.M)


 

Jérôme Sagstetter, le boucher ambulant, a tout filmé avec son téléphone. Il a même ramassé une poignée de grêlons qu’il a conservée dans un sachet au fond de son camion. En guise de preuve. Il relate : « J’étais en train de servir une cliente à Harreberg lorsque le vent s’est levé, puis le ciel s’est déchaîné. C’était impressionnant, surtout le bruit. Je me suis mis à l’abri en attendant que ça passe. L’air s’est subitement rafraîchi. »

Heureusement, seuls des dégâts matériels sont à déplorer. Juste après l’orage, l’amas de débris de végétaux recouvrant les routes du secteur, témoignait de la violence d’une tempête relativement violente, mais brève.


 

Pour conclure ce chapitre, je vous propose deux vidéos (qui se suivent) filmées par une collègue de travail habitant à Walscheid, un grand Merci à Cindy pour le partage de ces images. 

Vidéo 1 > http://youtu.be/dQqmRB7oDG0

Vidéo 2 > http://youtu.be/9apixRC3eLA 

Photo du plus gros grêlon tombé sous l’orage mesurant 3,5 à 4cm

(crédit photo Cindy.M)

 

Jean-Luc (source RL du 07.08.13)


 
    3] Le bilan climatique de septembre dans nos régions


SEPTEMBRE 2013: VERS UN TEMPS DE SAISON

 

AU FIL DU MOIS

 

Ce premier mois de l’automne météorologique a débuté sous des conditions estivales tardives en liaison avec l’anticyclone « Hannah ». Ce dernier nous a encore gratifié d’un bref mais assez intense pic de chaleur durant la première décade permettant aux températures de se rapprocher ou même de dépasser parfois le seuil des +30° Celsius et ceci durant deux, trois jours dans de nombreuses stations de notre réseau. Ensuite sans vagues, ni remous c’est un temps automnal plus classique et de saison qui s’est installé sur la région, l’épisode de chaleurs tardives s’était achevé par des pluies orageuses annonçant le début d’un épisode de temps beaucoup plus mitigé et frais véhiculé par le système dépressionnaire «Nandor».

Ce temps plus automnal a persisté quasiment durant deux semaines, nous apportant dans un flux de nord-ouest dominant son lot de perturbations parfois bien actives qui ont mis à contribution les pluviomètres de nos observateurs. Puis lors la dernière décade avec le retour des conditions anticycloniques c’est un temps globalement calme qui s’est réinstallé sur l’ensemble de la région, alternant belles et douces journées d’arrière-saison avec d’autres moments un peu plus frais car plus nébuleux ou propices aux grisailles.

 


 

TEMPERATURES

 

D’après la période de référence 1981/2010 la température moyenne d’un mois Septembre issue d’un panel d’une douzaine de stations de notre région, devrait osciller autour de 13.8°.

Dans les stations de notre réseau amateur les températures moyennes de ce mois-ci oscillent entre 14° à Wimmenau et 17.1° à Beblenheim avec comme souvent une anomalie excédentaire plus significative en plaine d’Alsace.

 

Les extrêmes du mois des stations de plaine :

 

Températures minimales

 

Température minimale absolue et jour : 4.6° à Wimmenau le 19

La température minimale la plus élevée et jour : 21.6° à Dalhunden le 7

Nombre de jours avec Tn<=0°C : /

Nombre de jours avec Tn<= -5°C : /

Nombre de jours avec Tn< = -10°C : /

 

Températures maximales

 

Températures maximale absolue et jour : 32.1° à Jarny le 5

La température maximale la plus froide et jour : 11.4° à Dalhunden le 17

Nombre de jours avec Tx<=0°C : /

Nombre de jours avec Tx>=20°C : 17 Jours à Dalhunden et à Flexbourg

Nombre de jours avec Tx>=25°C : 6 Jours à Dalhunden

Nombre de jours avec Tx>=30°C: 2 Jours à Beblenheim, Dalhunden, Flexbourg et à Jarny


 

PLUVIOMETRIE

 

Dans notre région la normale pluviométrique de ce mois devrait se situer autour de 68mm.

 

Les extrêmes du mois:

 

Cumul minimal de précipitations : 41 mm à Dalhunden.

Cumul maximal de précipitations: 119.8 mm à Gros-Réderching

Nombre de jours avec précipitations: 16 Jours à Gros-Réderching, Sarrebourg et à Saverne

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 47.4 mm à Sarrebourg le 8

 


 

ENSOLEILLEMENT

 

En moyenne l’ensoleillement d’un mois de Septembre devrait se situer autour de 158heures sur notre région.

 

Ce mois-ci l’astre du jour a brillé durant:

 

146 heures à Schowbsheim

150 heures à Corny sur Moselle

154 heures à Sarrebourg

156 heures à Réding

 

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES DU RESEAU CLIMA

 

Nombre de jours avec neige : /

Nombre de jours avec grêle : /

Nombre de jours avec orage : 3 Jours à Dalhunden et à Gros-Réderching

Nombre de jours avec brouillard : 8 Jours à Dalhunden et à Wimmenau

Nombre de jours avec verglas : /

Nombre de jours avec inondation : 1 Jour à Sarrebourg

Rafale de vent maximale : 72.4km/h à Sarrebourg le 18

 

Fabien

 


 
    4] La géo-ingénierie, un outil (ou une arme) pour modifier le climat


Le concept actuel de géo-ingénierie concerne la manipulation délibérée du climat. Il y a un courant d'opinion qui encourage la géo-ingénierie car elle pourrait éviter ou retarder les difficultés et le prix d'une transition vers une économie à basses émissions de carbone. Mais la plupart des scientifiques, des environnementalistes et des ingénieurs qui prennent parti pour la géo-ingénierie le voient comme un ensemble de  mesures destinées à stabiliser le climat.

En présence des changements et évolutions des phénomènes climatiques sur la terre, un certain nombre de scientifiques et d’hommes politiques s'interrogent donc sur la possibilité de les modifier au moyen des technologies disponibles actuellement. Un certain nombre de méthodes seraient adaptées pour modifier le climat, notamment pour lutter contre le changement climatique observé aujourd'hui, mais aussi, pourquoi pas, utiliser secrètement des modifications climatiques dans des buts plus ou moins avoués et peut-être même criminels. Le danger existe, pour preuve la convention de Genève de 1976 qui interdit sciemment l’utilisation des armes climatiques ; la géo-ingénierie ne date donc pas d’hier ou d’avant-hier. Plusieurs techniques s’offrent actuellement à nous, les voici répertoriées rapidement dans cet article.


 

Augmentation de la quantité d'aérosols dans l'atmosphère

À la suite de l'éruption du Mont Pinatubo en 1991, un scientifique eut l'idée d'utiliser du soufre ou certains produits soufrés pour fabriquer massivement des aérosols qui limiteraient l'éclairement et donc le réchauffement par le soleil de la  surface de la Terre. Une étude scientifique menée aux USA a montré qu’une diminution de 1,8 % de la luminosité solaire pourrait suffire à compenser le réchauffement climatique qui est dû à une présence accrue de CO2 dans l’atmosphère. Plusieurs études montrent que les obstacles techniques semblent faciles à surmonter ; la solution pourrait être extraordinairement bon marché avec une estimation entre 1 et 8 milliards de dollars par an, ce qui est insignifiant à l'échelle de l'économie mondiale, comparé aux investissements nécessaires pour réduire les émissions de CO2. Mais l'absence d'autorité supérieure au niveau de la planète et les faibles coûts de cette solution pourraient permettre à un pays seul, ou à un petit groupe de pays, à décider seuls du lancement d'un tel projet malgré l’aléa des conséquences physiques, chimiques ou climatiques qui pourraient découler de cette méthode.

Si cette solution permet d'éviter un réchauffement climatique accru, les modèles informatiques montrent cependant qu'elle n'éviterait en rien le changement ; même si la température moyenne de la Terre restait constante par rapport à son niveau actuel, elle pourrait être localement changée dans des proportions non négligeables. Les modèles verraient un réchauffement des pôles et un rafraîchissement des tropiques, ainsi qu'une réduction des précipitations moyennes, ce qui pourrait causer des dommages collatéraux.


 

Du sulfate de fer pour développer le plancton

20 % de l’océan sont des déserts planctoniques, principalement autour de l’Antarctique, qui constituent des zones pauvres en chlorophylle mais riches en nutriments. Des scientifiques sont partis de ce constat pour développer un projet de fertilisation de l’Océan Austral. En effet il suffirait de déverser du sulfate de fer dans le sillage d’un bateau dans cette zone du globe pour permettre le développement d’algues planctoniques capables de stocker d’impressionnantes quantités de carbone provenant du CO2 dissous dans l’eau. Cette technique permettrait de faire disparaître un milliard de tonnes de carbone par an, ce qui représente environ 15 % des émissions de gaz carbonique actuelles. Mais il faut attendre car les conséquences écologiques de l'application de cette technique n'ont pas encore été étudiées.

En 2008 lors de la conférence sur la biodiversité de Bonn les gouvernements ont appelé une étude sur la fertilisation des océans. L’année suivante l’Allemagne aurait lancé une injection mondiale de particules de fer qui déboucha sur un désastre scientifique (et ce serait le 12e essai réalisé). Une variante consisterait à tapisser le sol des océans de calcaire pour éviter une trop grande variation du pH de l'eau, synonyme de destruction des coraux et de l'écosystème marin. Les océans éviteraient ainsi l'acidification et devraient continuer à capturer correctement le CO2.


 

Parasol spatial ?

Pour contrer le réchauffement climatique, on pourrait envoyer dans l’espace, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, 1 600 milliards d’écrans de 60 cm de diamètre, pesant chacun 1 gramme; l’idée consisterait donc à déployer dans l’espace cette multitude de petits écrans indépendants les uns des autres, mais munis d’un système de positionnement. Ceux-ci dévieraient alors une partie des rayons solaires avant qu’ils n’atteignent la Terre. Ce projet (soutenu par la NASA) de « bouclier spatial » permettrait, en atténuant les rayons du Soleil, de diminuer la température sur la surface de la Terre, ce qui n’est pas non plus sans dangers.  

Création de puits de carbone

Une autre bonne idée serait de stocker le CO2 pour éviter sa fuite dans l'atmosphère. La création de puits de carbone pourrait se faire selon différents moyens. Une solution, apparemment la plus simple pour stocker du carbone, serait de planter des forêts : mais il faudrait couper systématiquement tous les arbres ayant terminé leur croissance, car au-delà la respiration et l'absorption équilibreraient simplement le bilan carbone de la plante, sans plus rien apporter à la planète ; il faudrait aussi trouver un moyen de stocker le bois de ces arbres arrivés à maturité mais surtout sans que celui-ci soit brûlé ou livré à la décomposition pour éviter le dégagement de CO2 .


 

Géo-ingénierie adaptée à l’environnement saharien

La désertification, qui affecte plus de 2 milliards de personnes, semblerait presque réversible. Sachant que le Sahara, qui couvre presque un tiers de l'Afrique, est le plus vaste désert aride du monde, une Grande Carrière Verte trans-saharienne orientée est-ouest de 7000 km de long, de 15 km de large, passant à travers 11 pays, pourrait stopper la désertification du Sahel. Mais quel problèmes à résoudre avant de donner le premier coup de pelle sur un continent sans cesse en ébullition !

Un projet avec de puissantes pompes pour remplir le Chott El-Djérid et provoquer l’inondation d'environ 8000 km² de zones dépressives, à l'ouest du golfe de Gabès, permettrait la création de très vastes zones d'évaporation, pour plus de précipitations aux alentours, y compris pour favoriser la rosée. De plus les quantités d'eau utilisées contribueraient à lutter contre la montée des eaux océaniques. D’autres lieux pourraient être utilisés, par exemple les dépressions de Qattara qui ont une superficie de 2000 à 3000 km2 et la plus proche n’est guère  qu’à 40 km de la Méditerranée. Sahara Center City est même un projet de « ville nouvelle » à vocation internationale qui  serait implanté à proximité, un élément qui serait du coup déterminant pour un ré-équilibrage géo-politique dans cette région du globe. Ces éléments de solution pourraient aisément être financés par une taxe peu élevée.


 

Limites actuelles de la géo-ingénierie.

De nombreux chercheurs et associations comme ETC Group - Canada s'élèvent contre le développement de la géo-ingénierie à cause des risques irréversibles qui peuvent être provoqués. La question de l' « aléa moral », les effets pervers induits par les changements scientifiques, a été soulevée par plusieurs scientifiques eux-mêmes.

L'économie et la science des pays les plus avancés, au lieu de tenter de corriger leurs erreurs en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique, préfèrent des solutions peu onéreuses mais qui nous entraineraient dans l'inconnu. La technologie de demain est censée résoudre les désordres engendrés par la technologie d'hier. Mais à l'heure actuelle, en l'état des connaissances liées au fonctionnement de la stratosphère et des océans, les principales techniques proposées ressemblent plutôt à une effrayante course en avant… sans filet. Au-delà de l'aspect moral, il existe aussi un aspect simplement pratique car, de toute façon, les effets secondaires de la géo-ingénierie ne sont absolument pas connus de nos jours. Ne jouons donc pas avec le feu ! oh pardon, avec le climat !

Sans perdre de vue que des modifications climatiques « scientifiques » pourraient être manipulées comme des armes pour viser tel ou tel pays, ou groupe de pays ; ce serait une catastrophe pour l’humanité. 

Jean Beck

D’après Wikipédia


 
    5] Bilan de l'été à Haegen


Un été 2013 plutôt bref mais intense

Le premier jour d’été (jour où la température  dépasse 25°) s’est produit le 25 avril avec  17 jours d’avance (records le 6 avril en 1961 (27°!) mais, seulement  le 27 juin en  1987) ; cette année il a fallu attendre le 5 juin pour pouvoir profiter du second…Le dernier jour d’été  a eu lieu le 6 septembre avec 6 jours d’avance également, (records le 24 octobre en 2004 mais déjà le 14 août en 1972!). En tout il y a eu 54 jours d’été (moyenne 49, records 91 en 2003 mais seulement  24  en 1972, 1978, 1980, un de plus en 1968, deux de plus en 1963….

La température a dépassé le seuil des 30° (jour de canicule) à 15 reprises (moyenne 10, records 29 en 2003, 24 en 1976 et 1994, mais jamais en 1963 et 1968, une seule fois en 1970…). La barre des 35° elle, a été franchie deux fois cet été, cela  n’arrive en moyenne qu’une fois tous les 4 ans (records  8 fois en 2003 mais jamais à 38 reprises depuis 1961) ; ce total est remarquable puisqu’il n’a été dépassé qu’en 2003 et 1976 (3 fois), et égalé qu’en 1983, 1991 et 1992.


 

Durant toute la période estivale possible (avril à septembre inclus), j’ai noté 15 orages (moyenne 23, records 12 en 2002 et 35 l’an passé), 87 jours de pluie (moyenne 77, records 99 en 1965, 50 en 1964, 51 en 2003, 53 en 1976), 9 jours avec brouillard (moyenne 7, records aucun en 1991, 2001, 2004, 19 en 1968 et 1981).

L’été météorologique (juin, juillet et août),  nous réserve une surprise de taille, avec une moyenne générale de 20,7° c’est, (avec 2006), le deuxième été le plus chaud (depuis 1961), certes loin derrière 2003 (23,1°) mais devant 2010 (20,3°), 1994 et 2009 (20,2°), 1983 (20°) etc….  L’été 1976 atteignait péniblement 19,3° et  l’été le plus « frais » reste (espérons-le pour longtemps !) 1978 avec 15,9°….

L’été 2013 arrive aussi en troisième position pour son maximum absolu de 36,5° après les 37,6° en 2003 et les 37° en 1983 (je rappelle que ce maximum a été dépassé à  5 reprises en 2003), en 1963 et en 1968 la température n’avait jamais dépassé 29° pendant l’été; mon minimum de l’été a été de 9,9° (moyenne 6,3° records 3° en 1962, 1975, 1976, 1978, 1980 mais 11,7° en 2003. Enfin le total de mes précipitations a été de 125 mm, tout près de mon record absolu (depuis 1993) de 121 mm en 2005 (moyenne 195 mm contre 344 mm en 2010); cela comble en partie l’excédent de pluie depuis le premier janvier.

Charles


 
    6] Les photos d'ailleurs...


Le coup de cœur de la rédaction

Le massif du Mt Blanc, photo de Style 67 aux Gets (Haute-Savoie) le 3/09/13 à 17h20


 

Des cumulus, photo de Jean Beck au-dessus de Montmin (Haute-Savoie) le 5/09/13 à 15h40


 

Château de Montdardier, photo de Vonguckel (Gard) le 19/09/13 à 19h20


 

Vers l’est, photo de Catlino à Ban de Laveline (Vosges) le 24/09/13 à 9h30


 
    7] Premier matin d'automne


Ce dimanche 22 septembre au matin, l’automne a fait son entrée officielle au calendrier. Pour dire le vrai, il s’était offert un sérieux acompte la semaine précédente, au point que dans nombre de foyers, on s’était résolu à rallumer le chauffage. Ces derniers jours, en mettant le nez dehors pour récupérer le journal, on s’était toutefois dit que la pluie semblait nous avoir quittés pour d’autres horizons et hier soir, après avoir incendié le ciel, le soleil s’abîmait dans la Moselle en y broyant des nuages. En fermant les volets, j’ai senti un léger parfum de feu de bois qui flottait au-dessus du village : rangés, les barbecues, symboles du plein été, et place à la flambée dans la cheminée, qui rassemble la famille au coeur de la maison.

 

Ce matin au réveil, une brume épaisse enveloppe les arbres de la forêt. Mon frère Michel va être content : la brume matinale d’automne, c’est ce qui donne aux pommes leurs couleurs. Pour peu que l’anticyclone s’installe un moment, ses fruits seront aussi beaux que ceux des catalogues ! Elle s’attarde, cette brume, tandis que les herbes se gavent de rosée. Mais au fil des minutes, elle se fait plus ténue, laissant deviner le disque solaire qui va la transpercer et l’emporter en lambeaux, avant que le ciel ne s’affiche en bleu pastel. J’aime ce ciel d’automne, délicat, presque fragile, si différent de celui de l’été, intense, sans nuances et prompt à vous accabler.


 

Pour la première fois depuis plus d’une semaine, je monte au jardin. Les mauvaises herbes se poussent au milieu des derniers dahlias, des cosmos défleuris et des hampes de glaïeuls fatiguées. Il va y avoir de quoi couper ! Surprise, au milieu des chardons qui ont profité de mon absence, quelques fraises remontantes se signalent par leur couleur et leur forme parfaites. Je n’y résiste pas. Quel délice ! Les framboises sont elles aussi de retour. En début d’après-midi, je viendrai en cueillir un petit ramequin pour l’apporter à ma mère. Les feuilles des noisetiers ont déjà viré au jaune et leurs fruits jonchent le gazon, qui attend l’un des derniers passages de la tondeuse. J’en ramasse une poignée. Elles sont toutes véreuses. IL faudrait traiter les arbres, mais bof… Plus haut, le noyer a encore poussé, rejoignant la cime des sapins du voisin. Le feuillage commence à roussir, mais les noix tiennent bon dans leurs coques qui se fendillent. Il va falloir les surveiller si je veux les manger fraîches.

 

Encore une décade, et nous allons plonger dans les flamboyances d’octobre. Les arbres de la forêt et des jardins vont se vêtir d’or et de pourpre avant de se dépouiller pour ce deuil de la nature, qui arrachait à Lamartine des poèmes en forme de sanglots. Les chats commencent à tisser leur poil d’hiver, dans un mois nos soirées vont gagner une heure supplémentaire. Il va faire bon se retrouver à la clarté des lampes. Et si l’on se faisait une tasse de thé ?

 

Monique HECKER (source 7 hebdo)


 
    8] Septembre à Haegen


Un mois près des normes, plus doux que la moyenne dans l’ensemble

Avec 16° de moyenne générale, septembre 2013 dépasse  de 1° la moyenne de mes relevés  de septembre commencés en 1961 (records 11,1° en 1972 ; 18,6° en 1961 et  2006 ; 18,3° en 1999) ; mon maximum absolu a été de 29° (moyenne 26,7° records 31° en 1961 et 1962 ; 30° en 1964, 1973, 1987, 1991, 2012 et 23° seulement  en 1968, 1992, 1994, 1995 et 2001) ; mon minimum absolu a été de 8,6° (moyenne 4,9° records -1° en 1972, 0° en 1977 et  10,5° en 1999).

J’ai relevé:

 -  4 jours d’été (moyenne 4 records 13 en 1961, 12 en 1987, aucun à 10 reprises)

 -  aucun jour de canicule (moyenne un tous les 9 ans mais 2 en 1987, 1 l’an passé, comme en 1961, 1962, 1964 et  1973)

 -  3 jours de brouillard (moyenne 3, records 11 en 1965, 10 en 1981 et aucun à 7 reprises)

 -  1 jour d’orage (moyenne 2, records 7 en 1972 et aucun à 7 reprises aussi)

 -  15 jours de pluie (moyenne 11, records 22 en 1993, 4 en 1969 et 5 en 1961)

En tout il est tombé 82 mm de pluie (moyenne depuis 1993 : 62 mm, records 21 mm en 2011, 22 mm en 1996 et 123 mm en 1993). 

Charles


 
    9] Les photos de septembre retenues par le jury


L'automne n'a pas encore habillé la nature de ses couleurs chatoyantes,

Quelques beaux clichés ont toutefois retenu l'attention du jury.

Yves

 

 


 

1) L'été indien, lieu le Krappenfels au-dessus du Haberacker le 24/09/13 à 16h00 auteur Vendredi


 

2) C'est l'automne, lieu Haegen le 15/09/13 à 08h20 auteur Vendredi


 

3) Beau temps, lieu Haegen le 22/09/13 à 11h00 auteur Vendredi


 

4) Château du Wasigenstein, lieu Wengelsbach (350m) le 10/09/13 à 17h40 auteur Vonguckel


 

5) Château du Fleckenstein, lieu Hohenbourg (550m) le 12/09/13 à 16h20 auteur Vonguckel


 

6) Rideau de pluie, lieu Hohlandsburg (650 m) le 15/09/13 à 15h30 auteur Catlino


 
    10] Environnement, fonte des glaciers, canicules et pluies intenses...


La Terre doit se préparer à avoir très chaud

 

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le thermomètre pourrait encore gagner entre 0,3 ° et 4,8 °C et le niveau des mers augmenter de 82 cm d’ici la fin de notre siècle.

 

Le réchauffement, c’est maintenant. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC*) confirme dans son cinquième rapport la hausse des températures moyennes de la planète et le rôle de l’homme dans ce phénomène.

 

Températures en hausse

 

Au cours du XXe siècle, la température a augmenté de 0,8 °C. Entre 1983-2012, nous avons probablement vécu la période de trente ans la plus chaude depuis 1 400 ans. Selon les différents scénarios envisagés par le GIEC, le thermomètre pourrait encore gagner entre 0,3° et 4,8 °C à l’horizon 2100.


 

Une pause, quelle pause ?

 

Le ralentissement de la progression des températures depuis 10-15 ans interroge les scientifiques. Alors que les concentrations de CO2 continuent d’augmenter, la hausse des températures, elle, se stabilise (0,05 °C) contre 0,12 °C par décennie en moyenne.

 

Pourquoi cette pause ?

 

La variabilité du climat (ses changements aléatoires indépendants de tout autre paramètre) pourrait être une explication. Ce palier ne remet cependant pas en cause les évolutions à long terme, d’autant que les autres signaux sont au rouge (fonte d e s g l a c e s, n i v e a u d e s océans…). Chaque décennie, depuis 1950, est plus chaude que la précédente, rappelle Jean-Louis Dusfresne, directeur de recherche au CNRS. Et il existe des ruptures similaires dans le passé sur une période courte.

 

Signes tangibles

 

Le niveau de la mer augmenterait plus vite que les prévisions ldes modèles scientifiques. Le précédent rapport du GIEC évoquait une remontée de moyenne de 18 à 59 cm d’ici la fin du siècle. Le nouveau rapport table plutôt sur une hausse probable variant entre 26 cm et 82 cm par rapport à la moyenne 1986-2005. En cause : la fonte accélérée des glaciers de montagne et calottes glacières, notamment celle du Groenland. Autre inquiétude : la banquise en Arctique pourrait disparaître en été à l’horizon 2030-2050.


 

Événements extrêmes

 

La fréquence et la durée des vagues de chaleur pourraient augmenter à l’avenir. De même, les épisodes de pluies intenses pourraient devenir plus violents et plus fréquents sur les régions de moyenne latitude et les régions tropicales humides. Les scientifiques s’attendent aussi à davantage de pluies sur les régions déjà humides et moins sur les régions sèches.

 

La responsabilité humaine

 

« L’influence humaine sur le système climatique est claire », acte le rapport. C’est donc à l’homme de chercher à limiter le réchauffement en diminuant ses émissions de gaz à effet de serre. Après l’absence d’accord lors du sommet de Copenhague en 2009, le prochain rendez vous des négociations internationales sur le climat se tiendra à Paris en 2015.

 

 

Qu’est-ce que le GIEC* ?

 

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est le réseau scientifique qui fait autorité sur le réchauffement climatique depuis 25 ans. Son rôle est de se plonger dans les milliers de publications scientifiques consacrées au sujet, expertiser les dernières connaissances et présenter une synthèse équilibrée. Son rapport, écrit par quelque 250 scientifiques, se décline en quatre temps. Le premier volet, sur les preuves scientifiques du changement climatique, est publié. Le rapport de synthèse – avec les volets impacts et solutions – sera rendu officiellement à l’automne 2014.

 

Ce rapport est le cinquième de puis la création du GIEC par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des nations unies pour l’environnement (Pnue) en1988.

 

Le jour même de la sortie du rapport du GIEC, France 2 en parlait dans son journal de 20h00

A voir ou revoir ici après la pub

 

Jean-Luc

 

 


 

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La rédaction