Association CLI.M.A. 57-67-68
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vendredi, le 25 JANVIER 2008
Lettre d'informations n°7 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] L'administratif


Nous avons des nouveaux membres, M. Thierry HAUUY, de Corny sur Moselle. Charles Huntzinger, de Haegen. Thomas Blaise, de Buhl-Lorraine. Alain Haenel ( pseudo Deichel), de Waldhambach en cours de validation. Nous avons également  un nouveau correspondant, Gilles Roszak, de Cocheren. Bienvenue de la part de toute l’équipe de CLI.M.A. 57-67-68 !

La réunion du Bureau aura lieu le 19 janvier à Saverne.

La prochaine réunion du comité se tiendra le vendredi 7 mars 2008 à Gros-Réderching.

La première Assemblée Générale de l'association aura lieu le 5 Avril 2008 à 14h00 à Saverne.


 
    2] Le site Internet www.clima.fr


CLI.M.A. 57-67-68 se dote d'une nouvelle page d'accueil, porte d'entrée à l'ensemble des rubriques Interactives du site.

Dernières observations, photographies, relevés et messages postés sur le forum y figurent. Vous y retrouverez également la synthèse du jour ainsi que les informations/nouveautés occasionnellement indiquées par l'équipe de CLI.M.A.


 

 

Le site se dote également de nouvelles cartes de pluviométrie, températures minimales et maximales pour sa rubrique "relevés", grâce à un partenariat avec Infoclimat. Vous pouvez cliquer par exemple sur ce lien pour observer ces cartes : http://www.clima.fr/releves.php?q=c&k=22&m=01&a=2008&s=0


 

Les synthèses quotidiennes bénéficient désormais d'un automatisme permettant de repérer les records du jours même après la rédaction desdites synthèses. Les retardataires ne sont donc plus lésés et figurent dans les records si leurs valeurs sont remarquables.

 

Enfin, la présente newsletter est éditée avec une nouvelle interface, qui permet une intégration directe au site, et facilitera la sortie des futures newsletters dans les délais prévus, c'est à dire aux alentours du 10 de chaque mois.


 
    3] La vie de l’association


L'association CLI.M.A.57-67-68 est heureuse de vous proposer les activités suivantes :

Journée Explication et formation sur la météo
animée par Jérôme le 19 Janvier 2008 Saverne à 14h00.

un dimanche de février  : sortie neige et raquettes au Champ du Feu :

date à préciser en fonction de l'enneigement du massif 


Prochainement la visite des installations de Météo France à Illkirch
Accord de principe, une date reste à fixer pour cette sortie.

Soyez nombreux !


 
    4] Le dossier du mois : stations météo


Bref comparatif entre les stations météo WS3600 de La Crosse Technology et Vantage Pro 2 de Davis (que nous nommerons VP2 dans le texte)


Possesseur de la WS 3600 depuis 2 ans et d'une VP2 depuis octobre dernier je peux dès à présent faire le point sur ces deux appareillages finalement assez différents de conception.


 

Equipement :
De prime abord, l'équipement de ces 2 stations météo semble assez semblable, la WS3600 est livrée avec des sondes extérieures ( hygromètre et thermomètre) dans un abri, une girouette-anémomètre et un pluviomètre, tout comme la VP2... mais on s'aperçoit vite que les différences sont importantes, ne fût-ce qu'au niveau de la taille et de leur conception.


Ayant choisi le mode  de transmission par voie hertzienne, j'ai vite déchanté à cause de pertes de données dues à des interférences. J'ai passé ma WS3600 en mode filaire (les 2 possibilités existent sur cette station) et quand j'ai acheté la VP2, j'ai choisi le modèle filaire (pas de choix possible sur un même appareil) absolument inesthétique à cause du câblage mais autrement plus sûr.


 
D'abord la différence du prix:
la station la moins chère est la WS3600 livrée avec le logiciel Heavy Weather qui traite les données (compris dans le prix d'achat) !
C'est même 3 fois moins cher que la VP2, si l'on tient compte du coût supplémentaire de l'achat du logiciel Weather Link (si on veut transférer les données sur son ordinateur par exemple), qui fait monter le prix d'achat en flèche : achat de la WS3600 à 270 euros, comparez-la à  la VP2 qui coûte 960 euros (avec le logiciel) !

 
Les sondes :
Les sondes extérieures pour la température et l'hygrométrie sont livrées avec la WS3600 dans un « mini » abri en plastique à ventilation naturelle très peu efficace, surtout quand  le soleil tape sur l'habitacle ! Même l'idée de le repeindre avec une peinture blanche anti UV n'a rien changé au fait que les températures maximales étaient bien trop élevées à cause du rayonnement solaire (j'ai comparé à mon ancienne sonde Orégon placée à l'ombre).

 

J'ai donc dû fabriquer un abri de fortune plus grand, ventilé naturellement (plus tard j'ai complété l'équipement avec un petit ventilateur solaire) isolé par le haut et sur le côté sud mais largement ajouré sur les 3 autres côtés pour obtenir des résultats corrects ! J'ajoute que j'ai constaté que cette configuration a produit une certaine inertie thermique et les brusques variations de T° n'ont pas toujours pu être enregistrées avec précision.

Pour la VP2 l'abri est de bonne taille et efficace et, vu mon expérience avec la WS3600, j'ai acheté et installé le kit de ventilation forcée qui fonctionne avec une alimentation solaire ( donc que de jour). Je n'ai presque aucune inertie même de nuit et comme mes 2 installations fonctionnent de pair, je peux aujourd'hui vraiment mesurer l'inertie de la WS3600 au regard des données transmises toutes les 2,5 secondes par la VP2. Plus de fiabilité, plus de réactivité, plus de précision pour la VP2.

Le pluviomètre :
celui de la WS3600 est assez petit et fonctionne par paliers de 0,5 mm, j'ai eu beaucoup de problèmes dès la 2e année de mise en service et j'ai dû changer l'appareil pour retrouver des données fiables.
Celui de la VP2  est à paramétrer d'abord en mm avec modification de l'aimant (livré); il fonctionne par paliers de 0,2 mm, il est donc bien plus précis . Beaucoup plus grand et de couleur noire pour emmegasiner le maximum de chaleur (en hiver c'est pratique pour obtenir plus vite la fonte de la neige et de la glace pour ceux qui, comme moi, n'ont pas de résistance chauffante), il possède même une petite grille amovible pour éviter que l'orifice du bac ne se bouche ce qui n'est pas le cas avec la WS3600.
De plus, il peut être fixé facilement sur le même mât que l'abri puisqu'il est livré installé sur la partie haute de l'abri avec une isolation entre les 2 appareillages.

L'anémomètre-girouette :
Pour la WS3600 l'anémomètre fait partie intégrante de la girouette: c'est en fait une roulette (un peu plus grande que celles qu'on trouve sur les anémomètres portables) qui est d'office toujours dans le bon sens du vent grâce à sa position sur la girouette. Mais le problème c'est la neige, le verglas, le givre qui bloquent rapidement la roulette qui ne peut alors plus rien mesurer du tout, idem quand des insectes au printemps ou en été, lors de période de calme, y  tissent leurs cocons ou quand des feuilles s'y coincent en automne !

Combien de fois ai-je dû faire le singe en montant sur mon mât de 5,5 m pour la remettre en marche !
L'anémomètre de la VP2 est dissocié de la girouette même s'il est monté sur le même bras déporté qu'elle. Il est de conception différente car il fonctionne avec des coupelles et un système antiblocage le protège des intempéries ! Encore que, alourdi par le givre de décembre 2007, il a peiné à s'ébranler  par vent faible ! J'ai dû secouer plusieurs fois le mât pour le libérer de son fardeau glacé. Relié par fil ( comme la WS3600) à l'abri, les données sont retransmises dans les 2 à 3 secondes sur la console, ce qui permet bien de suivre les rafales lors des coups de vent ( il faut attendre 12 à 30 secondes pour la WS3600). Par contre l'anémomètre de la WS3600 , bien que parfois capricieux, est plus pointu par pas de 0,1 km/h par rapport à celui de la VP2 qui est incrémenté  par pas de 0,8 km/h.
La girouette de la WS3600 a tendance à « danser » par moment par vent fort et changement de vent en tournoyant sur elle-même, les mesures s'en trouvant parfois altérées, ce qui ne se produit pas sur la VP2. Rajoutons que l'ensemble anémomètre – girouette de la VP2 est peint en noir pour obtenir un dégel ou une évaporation de l'eau plus rapidement.

Les consoles:
Celle de la WS3600 est très conviviale et fonctionne par toucher tactile sur l'écran même, mais elle est aussi plus fragile, 2 remplacements de la console après des pannes ont été nécessaires en 2 ans . De temps à autre en utilisant l'écran pour les commandes on peut perdre toutes les données, c'est agaçant !
La console de la VP2 ne fonctionne qu'avec des touches sans intervention sur l'écran et les remises à zéro se font automatiquement sans problèmes. Elle est plus complexe mais plus complète, les graphiques qu'elle génère sont intéressants mais trop petits et imprécis et apportent peu à ceux qui, comme nous, utilisent les données sur  un ordinateur. De plus il faut un datalogger à installer sur la console ( inclus dans le prix du logiciel cité plus haut) pour qu'elle puisse stocker les données quand l'ordinateur est éteint alors que la WS3600 stocke directement les données .

Les logiciels :
Heavy Weather de la WS3600 est assez simpliste avec un tableau de bord bien lisible mais ne permet que de lire les données enregistrées ( choix de la fréquence des données) et de créer des graphiques de suivi. Ce logiciel  est nécessaire pour utiliser les données pour un traitement plus pointu ( par WSWin par exemple) et la mise en ligne sur le Net.
Weather Linck est plus complet avec un écran « bulletin » pour le suivi de la station en direct live très réactif ( super pendant les tempêtes par exemple), un graphique de suivi sur les derniers jours, des graphiques à données et à durées variables à actualiser  et/ou à modifier avec des données au choix, le listing des données chiffrées, la possibilité d'envoyer directement ces éléments sur le Net.
Utilisant WSWin  pour transformer ces données en tableaux , graphiques, instruments, minibulletins....... CES DEUX LOGICIELS SONT FACILEMENT PARAMETRABLES , avec un bon point pour la VP2 pour la facilité de paramétrage ( il est vrai que Arnaud (Météo Sélestat) m'a efficacement aidé pour ça en hot line).

Voilà donc pour un premier article de comparatif ! Il s'agit aussi pour vous, lecteurs, de donner vos avis, de poser des questions, de compléter et de rajouter des éléments intéressants pour ceux pui possèdent une de ces stations, de faire évoluer ce comparatif en utilisant tout naturellement le Forum de www.clima.fr


      Jean Sébastien Beck


 
    5] Le temps du mois de décembre 2007


Un mois de contrastes :
Un constat s’impose : décembre 2007, contrairement à la logique du mois de novembre très frais, a commencé dans une ambiance assez douce sans gelées jusqu’au 12 décembre. Le manque d’eau du mois d’octobre, déjà compensé en novembre, l’est également par une pluviométrie un peu supérieure à la normale grâce aux passages pluvieux des premiers jours, du 1 au 12 décembre ; en effet des perturbations ont circulé sans encombres dans un flux zonal depuis l’Atlantique avec leur lot de nuages, d’humidité et de vent.

 

A partir du 13 décembre, a lieu un changement radical de régime avec un vent d’Est pénétrant et un apport rapide d’air froid qui s’installe durablement dans la région dans des conditions anticycloniques, en se maintenant longtemps dans les basses couches en fin de période lors du radoucissement en altitude. Cette période connaît les températures les plus basses du mois, jusqu’à -13°C par endroit, avec de nombreux jours sans dégel, la période de gelées durant entre 12 et 16 jours selon les sites.
A la fin du mois s’amorce la mise en place d’un flux frais et très humide chassant progressivement l’air froid des basses couches avec un redoux modéré... pour le passage dans la nouvelle année. 

Le déroulement :
    douceur du 1er au 3 décembre avec des maximales autour de 10 / 12°C lors du passage d’une perturbation active liée à la dépression Eckhardt avec des pressions basses de l’ordre de 900 à 995 hPa et un bon arrosage, surtout sur les Vosges
    du 4 au 6 décembre temps encore plus doux, avec le passage de  perturbations actives liées aux dépressions Fridjof et Geoffrey donnant des précipitations plus modérées, le champ de pression étant plus élevé.
    à partir du 7 et jusqu’au 12 décembre les pressions retombent assez bas aux alentours de 990 à 995 hPa avec la dépression Isaak qui est de loin la plus chargée d’eau du mois ; les températures sont douces au départ , jusqu’à 10/12°C, mais baissent régulièrement et de plus en plus de flocons et de grésil se mêlent à la pluie, le vent basculant au NO derrière la perturbation. En fin de période le baromètre remonte vite et un puissant anticyclone se positionne sur la France.


 

    A partir du 13 et jusqu’au 25 décembre, l’anticyclone se bloque sur l’Europe de l’Ouest, alors que de l’air froid est drainé vers nos régions dans un régime d’Est assez bien marqué en début de période par un vent soutenu. Les T° dégringolent rapidement et les gelées parfois fortes atteignent -13°C par endroit lors de nuits claires. Très rapidement cet air glacial perd son alimentation et se stabilise sur nos régions ; l’air se radoucissant en altitude provoque alors la formation de brouillards givrants tenaces et de petites chutes de neiges « industrielles » près des agglomérations urbaines donnant très localement des couches au sol de 2 à 10 cm. Des couches de givre parfois très importantes (plusieurs cm) transforment le paysage et donnent à la période de Noël un cachet exceptionnellement adapté aux circonstances.


 

    Du 26 au 28 décembre l’anticyclone est mis à mal : une perturbation atténuée liée à la dépression Klauss apporte son lot de petites neiges et pluies verglaçantes mais de l’air froid résiste toujours en basses couches, le redoux est timide, le givre se maintient sur la végétation et / ou sur le sol. Par endroit il n’y a pas vraiment de dégel.

    Le 29 décembre le retour à un temps perturbé atténué est plus significatif avec le recul de l’anticyclone et l’amorce d’un redoux, le 29 étant marqué par l’arrivée de pluies sur un sol très gelé après une nuit glaciale, produisant d’importantes plaques de verglas. Les derniers jours de l’année  sont simplement frais avec des Tx entre 3 et 5°C

Des coups de vent en début de période, des brouillards givrants nettement plus nombreux que les normales saisonnières, voilà comment appuyer encore les contrastes de ce mois de décembre.
Pour résumer, décembre 2007 a été assez froid, un peu sous les normes, en moyenne encore plus froid que décembre 2005, mais comme tout le monde le sait bien, les moyennes ne traduisent pas le temps réel : 12 jours très doux et pluvieux avec des coups de vent modérés parfois forts du 1 au 12 décembre (ne dépassant cependant pas les 80 km/h) ont joué sur les moyennes mensuelles avec un apport de T° douces sur plus de 40% de la durée du mois
Le temps anticyclonique, sec et glacial,  a suivi, avec un nombre de jours de brouillard, plus ou moins tenaces selon les stations,  se situant dans la fourchette supérieure par rapport aux normes de saison, une moyenne de 8 à 10 jours pour les stations de la plaine d’Alsace et de certaines vallées vosgiennes ! Cette période très froide a agi en sens inverse sur les moyennes du mois ( 60%) avec le résultat que vous connaissez, un mois « en moyenne » plus froid que la normale.
Ne comparons pas au mois de décembre de l’année dernière, la différence est sensible car le dernier mois de l’année  2006 a été spécialement doux.
Enfin, décembre 2007 a été, fort heureusement pour l’agriculture, correctement arrosé dans la 1ère période, mais rien d’exceptionnel pour un mois qui a déjà connu, certaines années, des pluies ou neiges plus fréquentes et plus importantes (cf décembre 2005).
L’hiver qui semblait bien s’installer dès le 13 décembre et qui a si bien participé aux décors des fêtes de fin d’année, a décidé de faire un répit,  présageant un début janvier 2008 plutôt dans les perspectives que nous avons connues au début du mois de décembre 2007.


Jean Sébastien Beck