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mercredi, le 10 JUILLET 2013
Lettre d'informations n°69 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] C'est l'heure des vacances, interview, anniversaire


Bonjour à tous,

C’est l'heure des vacances d’été, période toujours très attendue par les petits comme les grands, que ce temps soit mis à profit pour vous reposer, bricoler, voyager…

Nous vous souhaitons à toutes et à tous d’excellentes vacances, n’oubliez pas de poster sur le site les photos de vos endroits de villégiature.


 

Une nouvelle conférence CLIMA sur l'évolution du climat a eu lieu le 14 juin à 19h00 au Collège Kieffer à Bitche, ceci dans le cadre des conférences de la Société d'Histoire, présentation Jean Sébastien Beck.

A l’issue de la conférence une interview a été réalisée avec notre président par la télévision local Cristal, le contenu ici


 

Un très bon anniversaire à

Cyrille le 13/06 de Mussig (67)

Roland le 27/06 de Goetzenbruck (57)

Hervé le 06/07 de Wintzfelden (68)

Alexis le 07/07 de Drusenheim (67)

 

 

 


 

Pour info, la prochaine newsletter ne paraitra que le 10 septembre pour raison de congés, concernant la tendance météo elle ne sera pas actualisée à certains moments durant cette période estivale, ce sera selon la disponibilité de nos deux prévisionnistes.

Merci de votre compréhension

Jean-Luc


 
    2] La lourde facture du dérèglement climatique


Les catastrophes météorologiques en série confirment que du panier de la ménagère à la croissance du PIB, le coût humain et économique du dérèglement climatique est considérable.

 

Un hiver enneigé, pluvieux et interminable suivi de ce mois de juin jalonné d’intempéries catastrophiques… La météo de ce premier semestre 2013 a balayé les derniers doutes des « climato sceptiques ». Le dérèglement est là. Partout. De la grotte de Lourdes à la plaine du Danube, de la Laponie qui étouffe aux braisiers du Colorado asséché… Est-on préparé à ce déferlement d’épisodes extrêmes ? Non, si l’on constate l’ampleur des dégâts des dernières semaines.

 

Agriculture : 500M€

Les agriculteurs ont été les premiers à chiffrer les coûts de cette météo en folie depuis le début de l’année : « Une perte de 500 millions d’euros pour 300 000 hectares détruits. On peut craindre des fermetures d’exploitations », s’inquiète le président de la FNSEA Xavier Beulin. Deux vignobles détruits (cahors, vouvray), des maïs pas semés, le prix de la cerise et de la fraise made in France qui flambe pour cause de pénuries. L’eurodéputé José Bové ajoute : « Il y a aussi le coût à long terme : industriels et distributeurs vont importer encore plus depuis des régions de production intensive sous serre au détriment de la qualité, de l’environnement, de l’emploi ».

 

L’énergie flambe

 

Le long hiver a coûté cher : une hausse de 9% pour l’électricité, de 25 % pour le gaz, sans compter les livraisons de fuel domestique qui ont flambé de 78 %. « Sans économies massives d’énergie, on va dans l’impasse » estime le député de l’Isère François Brottes (PS) qui a fait adopter une loi sur l’énergie mais veut aller plus loin.

Le coût des intempéries 2013 n’a pas été évalué selon la Fédération française des sociétés d’assurances qui travaille commune par commune. « Il sera important » affirme son président. Ce sera répercuté sur les cotisations 2014, voire après.

 


 

Travaux pharaoniques

 

Routes et maisons à reconstruire ou à déneiger, plans d’urbanisme et de prévention à revoir, installations à protéger, rivières à nettoyer… Ces coûts sont supportés aussi bien par les ménages que par les collectivités. Le plan digues pour la Vendée après le passage de Xynthia en 2010 a mobilisé 624 M€ de crédits publics et le double pour les sinistrés.

 

Le tourisme sinistré

 

Le cas de Lourdes, troisième ville hôtelière de France est symptomatique : la fermeture du site de pèlerinages placerait en chômage partiel 5 000 personnes. Sur la côte d’Azur et en Aquitaine, les baisses de fréquentation au printemps seront à deux chiffres. « La météo devient un critère de choix et ces intempéries accélèrent les réservations de dernier moment » constate le cabinet Protourisme. Or des territoires entiers dépendent d’un secteur qui en France emploie 900 000 personnes directement. Au niveau mondial, l’organisation humanitaire Dara mandatée par 20 pays évalue la réparation et l’adaptation à cette nouvelle donne météorologique à 3,2 % du PIB mondial.

 

En Europe, la facture de vingt ans de dérèglements climatiques (2010-2030) sera équivalente à celle de l’explosion de Tchernobyl, soit 413 milliards d’euros. À court et à long terme, la météo compromet la croissance. Ce n’est pas qu’une question de morosité.

 

Jean-Luc (source RL)


 
    3] Le bilan climatique dans nos régions


JUIN 2013: ASSEZ CHANGEANT MAIS MARQUE PAR UN BREF EPISODE DE FORTE CHALEUR…

 

AU FIL DU MOIS

 

Pour ce premier mois de l’été météorologique et après un mois de Mai assez calamiteux nous avons eu droit à un mois de Juin contrasté durant lequel les journées douces et ensoleillées ont alterné avec de trop longues périodes humides et rafraîchies, notamment durant la dernière décade. Les conditions anticycloniques ont été peu durables, si ce n’est quelques jours durant la première décade, précédées et suivies par de nouveaux rafraîchissements.  Puis au courant de la seconde décade une véritable bouffée de chaleur a submergé nos régions, permettant aux températures de se hisser durant trois jours d’affilé vers des seuils caniculaires sous un soleil de plomb. Après ce pic de chaleur très temporaire le restant du mois s’est de nouveau montré bien décevant avec un temps mitigé et pas vraiment estival, soumis à un régime océanique bien marqué durant lequel les températures n’ont pas vraiment réussies à décoller. Donc au final somme tout un mois de Juin plus ou moins équilibré et globalement assez conforme à la saison, rythmé par les premières véritables bouffées chaudes subtropicales et les dernières incursions fraîches et humides en provenance de l’atlantique Nord.


 

TEMPERATURES

 

D’après la période de référence 1981/2010 la température moyenne d’un mois Juin, issue d’un panel d’une douzaine de stations de notre région, devrait osciller autour de 16.4°. Ce mois-ci, malgré quelques périodes de fraîcheur prolongée, une anomalie excédentaire se dégage au bilan final de nos stations grâce surtout à l’épisode de fortes chaleurs de la seconde décade qui a rééquilibré la moyenne vers le haut. 

Dans les stations de notre réseau amateur les températures moyennes de ce mois-ci oscillent entre 16.5° à Gros-Réderching et à Sarrebourg et 19.2° à Beblenheim.

 

Les extrêmes du mois des stations de plaine :

 

Températures minimales

 

Température minimale absolue et jour : 3.5° à Réding le 3

La température minimale la plus élevée et jour : 22.6° à Haegen le 18

Nombre de jours avec Tn<=0°C : /

Nombre de jours avec Tn<= -5°C : /

Nombre de jours avec Tn< = -10°C : /

 

Températures maximales

 

Températures maximale absolue et jour : 36.2° à Monswiller le 18

La température maximale la plus froide et jour : 14.3° à Gros-Réderching le 10

Nombre de jours avec Tx<=0°C : /

Nombre de jours avec Tx>=20°C : 23 Jours à Beblenheim, Haegen et à Monswiller

Nombre de jours avec Tx>=25°C : 12 Jours à Beblenheim et à Schowbsheim

Nombre de jours avec Tx>=30°C: 4 Jours à Beblenheim, Kintzheim, Schowbsheim et à Monswiller


 

PLUVIOMETRIE

 

Dans notre région la normale pluviométrique pour un mois Juin devrait se situer autour de 77mm.

 

Les extrêmes du mois:

 

Cumul minimal de précipitations : 36 mm à Monswiller.

Cumul maximal de précipitations: 97 mm à Jarny

Nombre de jours avec précipitations: 14 Jours à Jarny

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 41.4 mm à Jarny le 20

 


 

ENSOLEILLEMENT

 

L’ensoleillement moyen d’un mois de Juin devrait osciller autour de 210 heures sur notre région. Ce mois-ci l’astre du jour a brillé durant:

214 heures à Schowbsheim

220 heures à Réding

241 heures à Allenwiller

245 heures à Sarrebourg

 

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES DU RESEAU CLIMA

 

Nombre de jours avec neige : /

Nombre de jours avec grêle : 2 Jours à Schwobsheim

Nombre de jours avec orage : 5 Jours à Jarny

Nombre de jours avec brouillard : 2 Jours à Gros-Réderching, Jarny, Sarrebourg,

Nombre de jours avec verglas : /

Nombre de jours avec inondation : 1 Jour à Sarrebourg

Rafale de vent maximale : 70.8km/h à Sarrebourg le 20

 

Toutes ces statistiques sont uniquement basées d’après les stations qui ont posté un mois de relevé complet.

 

Fabien


 
    4] Les photos d'ailleurs...


Le coup de cœur de la rédaction

Plage déserte, photo de vendredi au Cap d’Agde (Hérault) le 23/06/13 à 9h00


 

Vue des Cévennes depuis la montagne de la Tude (Gard), photo de Vonguckel du 26/06/13 à 11h40

N’hésitez pas à nous envoyer vos photos de vacances !


 
    5] Vent destructeur en Côte-d'Or


Des vents violents ont touché les environs de Châtillon-sur- Seine mercredi soir (19 juin), faisant des dégâts dans près de 150 maisons. Certaines ont été complètement détruites.

 

Le phénomène orageux a pris forme vers 18 heures au-dessus de Châtillon-sur-Seine, atteignant les communes d’Etrochey et Montliot-et-Courcelles. D’après Météo-France, il était trop tôt hier matin pour évoquer une tornade, mais plutôt « une super-cellule orageuse qui a pris son chemin en dehors des flux ». Une personne a été légèrement blessée, selon les pompiers, tandis que 80 personnes environ ont été évacuées et hébergées chez leurs proches, selon le sous-préfet de Montbard, Olivier Huisman. Certains habitants ont pu rapidement regagner leur maison, selon les pompiers.

 

Le sous-préfet a ajouté qu’une vingtaine de maisons avaient été sérieusement touchées, dont deux à Montliot-et-Courcelles qui seront probablement rasées. Au total on compte 40 logements sinistrés et 150 maisons touchées à des degrés divers, sur l’ensemble de la zone affectée par le phénomène. Les pompiers ont été mobilisés toute la nuit pour bâcher les habitations dont les toits étaient détruits. Quelque 15 000 foyers de Côte-d’Or et de l’Aube avaient été privés d’électricité mercredi en fin de journée en raison des intempéries.


 

Des rafales à 160 km/h 

Par ailleurs, dans le val de Saône, les pompiers de Côte-d’Or ont effectué plusieurs interventions pour des inondations et des arbres tombés sur la route. Selon Météo-France, le front orageux qui a causé une tornade en Côte-d’Or est remonté mercredi  soir sur la Haute-Marne, provoquant vers 18 h 30 des vents pouvant atteindre ponctuellement 160 km/h, à l’ouest de Chaumont, avant de s’affaisser.

 

Des orages continuaient de toucher le département jeudi matin, mais Météo-France s’attendait à une accalmie, avant un nouveau front orageux, moins violent, cette fois, dans l’après- midi.

 

Selon le Codis de la Haute- Marne, les intempéries ont nécessité 211 interventions des pompiers cette nuit autour de Chaumont et Langres, principalement pour des chutes d’objets, des toitures détruites à cause du vent, et des chutes d’arbres, sans faire de blessé. Il y a eu par endroits de fortes précipitations, selon Météo-France, qui note par endroits 40 mm en une demi-heure, sur certains points de la Haute- Marne. Les pompiers ont signalé quelques inondations, mais rien de majeur de ce côté-là.

 

 

Enquête et explication de l'observatoire Français Keraunos ici 

 

Jean-Luc (source RL)


 
    6] Juin, le mois des contrastes à Haegen


JUIN 2013 : le mois des contrastes 

Mon maximum absolu a été de 34,5° le 18 : c’est ma deuxième température la plus élevée relevée en  juin depuis 1961 après les 35,7° du 18 juin 2002 (moyenne 30,5° et seulement 26° en 1971) ; mon minimum absolu  a été de 9,9° (moyenne 6,5° records 3° en 1962, 1975 et 1976 et à l’opposé 12,1° en 2003) ; un record est tombé : celui du minimum le plus élevé,  le 18 juin également la température n’a jamais été inférieure à 22,6° (précédent record 21,9° en 2000 et 14° en 1961, 1969, 1971 et 1974, la moyenne étant de 17,5°) ; finalement avec 18,5° de moyenne générale juin 2013 ressemble beaucoup  aux mois de juin de 2004, 2009, 2011 et 2012 (moyenne 17,3° records  14,4° en 1971, 14,5° en 1972 et 1985 ; 23° en 2003 !).

J’ai eu : 10 jours d’été (moyenne 11,  records 3 en 1971, 4 en 1963, 1972, 1980, 1985 et 1987, 28 en 2003, 21 en 1976)

3 jours de canicule (moyenne 2, records aucun à 15 reprises la dernière fois en 1999, 10 en 1976 et  2003, 9 en 2005)

13 jours de pluie (moyenne 13, records 22 en 1980, 1987 et 1991, 19 l’an passé et 18 il y a 2 ans, 3 en 1962 et en 2000)

3 jours d’orage (moyenne 5, records aucun en 1962 et 2009, 11 en 1970 et 2007).

Les orages m’ayant souvent évité, je n’ai eu que 34 mm de pluie (moyenne depuis 1993 : 60mm, records 185mm en 1997 et 17 mm en 2000) ; l’impression de « mois pourri » ne ressort pas du tout de ce bilan, il est sans doute dû au manque d’ensoleillement qui dure depuis plus de 6 mois et à l’attente d’un « beau mois estival » qui en a résulté ; juillet semble bien mieux parti !

Charles


 
    7] Canicules du futur


Si le scénario le plus sévère imaginé par des chercheurs du Cerfacs (Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique) se réalise, le réchauffement du climat de la France sera net d’ici la fin du siècle, tout en étant plus marqué en été. Les précipitations diminueront fortement en été, mais augmenteront légèrement en hiver.

 

Ces chercheurs étudient et prévoient  les changements climatiques sur la France de 1850 à 2100. Pour la période historique (1850-2005), les modèles climatiques utilisent, en plus des observations des variations solaires et des éruptions volcaniques, les concentrations observées en gaz à effet de serre et aérosols. Mais pour 2005-2100, ils ont dû prendre en compte différentes hypothèses de développement des sociétés humaines. Selon le scénario le plus sévère – aucune mesure d’atténuation des rejets de CO2 –, le réchauffement, par rapport au climat présent, serait de 3,8° en moyenne annuelle à la fin du XXIe siècle, et plus fort en été (5,3°) qu’en hiver (3°). Dans un futur proche (période 2020- 2049), il serait de 1,9° en été et 1,1° en hiver, soit 1,4° en moyenne. Mais un scénario plus modéré prévoit un réchauffement en moyenne annuelle de 1,9° vers la fin du siècle, et dans la projection la plus optimiste – si les rejets de CO2 dans l’atmosphère sont atténués de manière drastique – le réchauffement se limiterait de 1,2° en moyenne annuelle.

 

Une autre source d’incertitude est liée à l’utilisation des modèles climatiques et à leur reproduction imparfaite de la réalité. Elle a été estimée, uniquement pour le scénario le plus sévère et le climat de la fin du XXIe siècle, à plus ou moins 1,8° en moyenne annuelle.

 

 


 

Concernant les changements hydrologiques pour la période 2070-2099, cette étude fait apparaître une diminution significative des précipitations en été, surtout dans le Sud de la France, et une faible hausse en hiver, principalement pour le Nord. Les incertitudes sur l’amplitude des changements de précipitations sont toutefois importantes, en particulier pour le futur proche.

 

Les mêmes chercheurs ont essayé de dater, pour l’ensemble de la planète, le franchissement du seuil de 2° de réchauffement climatique depuis le début du XXe siècle. Selon leurs calculs, il tombera entre 2035 et 2045 pour le scénario le plus sévère, entre 2040 et 2050 avec des prévisions plus modérées. En revanche, si les mesures d’atténuation très agressives prévues dans le scénario le plus optimiste sont prises, le réchauffement ne devrait jamais dépasser le seuil des 2° au cours du XXIe siècle.

 

Cette étude s’est faite à partir d’une vaste comparaison de simulations climatiques réalisées par la communauté de modélisation climatique internationale, soit une trentaine de groupes de chercheurs issus d’une quinzaine de pays, dans le cadre du projet CMIP51 coordonné par le Programme mondial de recherche sur le climat.

 

Jean-Luc


 
    8] Les photos de juin retenues par le jury


Pour ce mois de juin, les couleurs de l'arc en ciel ont rivalisé avec coucher de soleil, nuages. Quelques traces de neige nous montrent que nous sortons à peine de l'hiver.

Yves

 

 

1) Triple arc en ciel, lieu Illwald Sélestat le 24/06/13 à 20h50 auteur Arnaud 67


 

2) Cumulonimbus, lieu kintzheim le 05/06/13 à 17h40 auteur Arnaud 67


 

3) Nuage multicouleurs, lieu Sélestat, le 08/06/13 à 21h40 auteur Arnaud 67


 

4) Estival, lieu Réding le 06/06/13 à 18h00 auteur Jean-Luc


 

5) Quelle masse de neige, lieu Schwalbennest le 05/06/13 à 13h00 auteur Vendredi


 

6) La pluie arrive, lieu kintzheim le 25/06/13 à 17h50 auteur Arnaud 67


 
    9] Année de foin, année de rien


Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais depuis neuf jours nous sommes en été, et si certains se sont risqués à faire du feu le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, c’était sûrement pour se réchauffer. En tout état de cause, nous venons de passer le solstice d’été, donc les jours ont commencé à diminuer. A l’unisson d’un ciel de novembre, le thermomètre a dégringolé au-dessous de 20° alors qu’une semaine plus tôt, il frisait les 40 ! Allons-nous rallumer le chauffage, éteint depuis quelques semaines à peine ? Dans ma fraîche maison de village, si agréable par les grosses chaleurs, il commence à faire cru, comme on dit chez nous. C’est donc avec pull et châle de laine que j’écris ces lignes.

 

« Année de foin, année de rien », disait ma grand-mère en pareille occurrence. De foin, on ne devrait pas manquer, y compris dans les régions du Sud où, pour la première fois depuis des lustres, les nappes phréatiques sont rechargées. Encore fallait-il faire la fenaison au bon moment car, dans les Pyrénées, les torrents en colère ont dévasté les prairies avant de s’attaquer aux habitations. Chez nous, les perspectives de récoltes ne sont guère enthousiasmantes : quelques cerises qui ont échappé à la grêle, des fraises qui peinent à rougir, des tomates qui, en l’absence de traitement ou de protection ont les meilleures chances d’attraper le mildiou, des haricots qui ont du mal à grandir, des fleurs couchées par la pluie d’orage…


 

« Année de foin, année de rien ». Une fois de plus, ma grand-mère avait raison. Juillet démarre pas plus tard que demain et, dans les écoles, la cloche des vacances va sonner jeudi. L’été, qui a loupé son premier rendez-vous, va-t-il enfin se montrer ? Jusqu’ici, le reste de la France n’était pas mieux loti que la Lorraine : violents orages dans l’Ouest, inondations dans les Pyrénées, neige dans les Alpes, mistral en Provence où les bobos frissonnent devant leur piscine… Pas de quoi pavoiser !

 

Où donc faut-il aller pour trouver du soleil et des vraies températures de saison ? Et que fait l’anticyclone des Açores à flemmarder sur l’Atlantique au lieu de venir prendre ses quartiers chez nous ?

 

Le paradoxe, c’est que malgré tout cela, les scientifiques continuent d’annoncer le réchauffement climatique. N’allons-nous pas plutôt vers une nouvelle ère glaciaire ? Ma géographe de fille me soutient que non : « Tous les dérèglements qu’on subit en ce moment sont bel et bien les premières manifestations de ce réchauffement », affirme-t-elle. Qui vivra verra. En attendant, je n’ai toujours pas rangé mes pulls et mes manteaux de laine. Et, qui sait ? Peut-être pourrai-je sortir bermudas et robes légères quand s‘annoncera le mois d’octobre. A moins que, soyons optimistes, juillet et août ne ramènent enfin l’été… Il faut vivre d’espoir !

 

Monique HECKER  (30 juin 2013)


 

Merci à nos contributeurs et membres du jury photos

Merci de nous avoir lu

La rédaction

* RDV le 10 septembre pour de nouvelles aventures...