Association CLI.M.A. 57-67-68
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vendredi, le 10 MAI 2013
Lettre d'informations n°67 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Le mois de mai, anniversaire, rencontre avec un historien du climat...


Bonjour à tous,

Nous voilà au mois de mai, c’est le mois du muguet qui s’offre traditionnellement le 1er mai, c’est également le mois très apprécié des Français pour son relatif grand nombre de jours fériés.

Côté jardin attendons sagement avant toutes plantations que les Saints de Glace soient passés, les trois dates à retenir le 11 Mai (St Mamert), le 12 Mai (St Pancrace) et le 13 Mai (St Servais), après cette date en théorie il ne devrait plus geler.

Ici à Réding depuis 2006 que je fais des relevés il a gelé une fois après les Saints de Glace, c’était l’année dernière en date du 17 mai avec -1,1° sous abri et -3,3° capteur sol +10cm.

Jean-Luc


 

Nous souhaitons un très bon anniversaire à :

Didier le 24/04 de Buhl (68)

Thierry le 05/05 de Corny sur Moselle (57) – membre du comité


 

Rencontre avec un personnage hors du commun !

Qui ne connaît pas ce grand historien du climat qu’est Emmanuel Le Roy Ladurie,  celui qui a fait naître véritablement  cette science, d’abord en France dans les années 60, puis dans le monde entier puisque sa renommée l’a envoyé au sommet de son art ; depuis la parution de son « Histoire du Climat depuis l’an mil », il n’a cessé de former de nouveaux historiens du climat qui ont été à bonne école sous sa houlette ; il n’a pas cessé de produire de nouveaux ouvrages, certains en plusieurs volumes et j’ai la chance, comme notre ami Charles Huntzinger, d’en posséder quelques uns qui sont incontournables.  Emmanuel Le Roy Ladurie m’a longuement parlé d’autres historiens assez proches de notre région comme Christian Pfister (actif à Genève) et le professeur (à Metz) Laurent Litzenburger qu’il connaît bien et qu’il me recommande de contacter pour redynamiser les travaux des uns et des autres ; il m’a aussi parlé de son rêve de voir se créer une association européenne, pourquoi pas mondiale, sur  l’histoire  et l’évolution du climat : il m’ a demandé si  cela m’intéressait de fonder une telle association mais j’ai dû le décevoir par le refus catégorique de me lancer dans une telle aventure, la présidence d’une telle organisation devant être portée par un historien de profession et de renom et non par le modeste « apprenti » que je suis.

Cet homme incroyablement volontaire et énergique malgré son grand âge reste exactement celui que j’ai pu découvrir à travers ses écrits,  son style très particulier, ses manières très surprenantes parfois de présenter les choses, ses qualités d’écrivain qui font qu’il arrive à garder en haleine ses lecteurs, j’ai pu le ressentir de la même façon lors de notre entretien qui s’est déroulé le plus sympathiquement du monde….. à  une bonne table parisienne. Comment cette rencontre a-t-elle pu se faire ? C’est en fait tout simple ; notre grand spécialiste du climat a découvert et  acquis mon ouvrage « 2000 ans de climat en Alsace et en Lorraine » qu’il a lu avec  la passion qu’on lui connaît dès que l’on aborde un sujet de ce genre, et ceci malgré les difficultés liées à sa vue qui se détériore!  Il a voulu me connaître davantage et après plusieurs entretiens téléphoniques fort  encourageants  il m’a gentiment invité lors d’un de mes séjours dans la capitale et ce que je n’aurais jamais pensé possible un jour, s’est réalisé ; Emmanuel Le Roy Ladurie  m’a fait un grand honneur,  il est vrai, j’ai été très ému de partager avec lui ce moment d’échanges passionnés, tel l’apprenti  studieux qui  se trouve récompensé par le maître heureux de voir avancer le travail qu’il a initié.


 

Son parcours :

De 1973 à 1999 Emmanuel Le Roy Ladurie   a occupé la chaire d'Histoire de la civilisation moderne au  Collège de France. Avant de devenir l'administrateur général de la Bibliothèque Nationale de 1987 à 1994 Emmanuel Le Roy Ladurie  participe au courant de la « Nouvelle Histoire». Il est un pionnier de l'analyse micro-historique et devient ainsi un spécialiste de l’anthropologie historique qui permet de saisir les hommes du passé dans l’ensemble de leur environnement. Il s'est également intéressé à l'histoire des régions (Histoire de France des régions, Seuil, 2004) et a joué un rôle pionnier dans l'histoire du climat. Emmanuel Le Roy Ladurie  est membre de l’Académie des sciences morales et politiques de l'Institut de France depuis 1993, membre de l'Académie européenne, de l’Académie des sciences américaine depuis 1974, membre honoraire de l’Académie japonaise des sciences et président du Prix national du livre médiéval, docteur honoris causa des universités de Genève, Montréal, Hull,  HEC Paris, Dublin, York, Oxford, Sussex, Leeds, Leicester, Durham, Albany, Michigan, Pittsburgh, Pennsylvanie et Haïfa. De nombreuses distinctions lui ont été remises comme celles de Grand Officier de la Légion d’honneur et de Commandeur  de l’ordre des Arts et Lettres.


 

Quelques ouvrages incontournables :

- Histoire du climat depuis l'an mil, Flammarion, 1967.

- Médecins, climat, épidémies (avec J.-P. Desaive et al.), Paris, Ed. de l'EHESS, 1972

- Histoire économique et sociale de la France. I/ De 1450 à 1660. II/ Paysannerie et croissance, 1976.

- Histoire humaine et comparée du climat, Ed.Fayard t. 1 Canicules et glaciers xiiiexviiie siècles, 2004 ; t. 2, Disettes et révolutions, 2006 ; t. 3, Le réchauffement de 1860 à nos jours (avec le concours de Guillaume Séchet), 2009.

- Histoire du climat du Moyen Âge jusqu'à nos jours, DVD, 2007

- Abrégé d'histoire du climat du Moyen Âge à nos jours. Entretiens avec Anouchka Vasak, Fayard, 2007. 

Sources Wikipédia 

Jean-Sébastien Beck

 


 
    2] Comment mesurer vos températures ?


De nombreux internautes se demandent pourquoi lorsqu’ils relèvent la température sur leur balcon ou dans leur voiture, celle-ci ne correspond pas aux températures annoncées lors des bulletins météo.

En cliquant sur ce lien, explication et vidéo

Jean-Luc (Merci à Hélène de La Chaine Météo)


 
    3] Le bilan climatique d'avril dans nos régions


AVRIL 2013: UN PRINTEMPS QUI TARDE A S’INSTALLER…

AU FIL DU MOIS 

Dans la continuité d’une fin Mars froide, Avril 2013 a débuté par ce même temps toujours trop froid pour la saison dans ce flux d’Est persistant rendant l’ambiance assez désagréable par moments et ne permettant aucunes sensations printanières durables. Les gelées nocturnes sont restées fréquentes et parfois bien marquées lors de la première décade, à ce moment-là l’état d’avancement de la végétation affichait déjà un retard d’environ trois semaines. Ensuite le flux s’est redressé au Sud-ouest accompagné enfin d’un peu plus de douceur mais aussi par davantage d’humidité et de quelques bonnes perturbations pluvieuses en provenance de l’océan. Puis soudainement l’ambiance est devenue enfin printanière avec quelques très bons moments ensoleillés débouchant même sur un véritable pic de chaleur estival le 17 avec un mercure dépassant parfois allégrement les 25° Celsius en de maints endroits. Ensuite le thermomètre s’est de nouveau orienté à la baisse au fil des jours, c’est même une certaine fraîcheur qui s’est affirmée en fin de seconde décade puisque par endroits nous n’avons même pas atteint les 10° Celsius au meilleur de la journée. Ce va et vient s’est poursuivi les jours suivants avec même un nouveau pic de chaleur très éphémère le 25 avant une fin de mois de nouveau plus fraîche et bien plus maussade.


 

TEMPERATURES

D’après la période de référence 1981/2010 la température moyenne d’un mois d’Avril, issue d’un panel d’une douzaine de stations de notre région, devrait osciller autour de 9.1°. Malgré un mois d’Avril très changeant au final le bilan s’est plus ou moins équilibré sur notre région puisque dans certains secteurs nous sommes assez proches de cette normale climatologique, voire au-delà comme bien souvent en plaine d’Alsace. En effet les températures moyennes oscillent dans nos stations entre 8.9° à Réding et à Wimmenau et 12° à Schiltigheim

Les extrêmes du mois des stations de plaine :

Températures minimales

Température minimale absolue et jour : -6.1° à Wimmenau le 1

La température minimale la plus élevée et jour : 16.2° à Schiltigheim le 18

Nombre de jours avec Tn<=0°C : 7 Jours à Wimmenau.

Nombre de jours avec Tn<= -5°C : 1 Jour à Wimmenau.

Nombre de jours avec Tn< = -10°C : /

Températures maximales

Température maximale absolue et jour : 28.2° à Beblenheim et à Krafft le 25

La température maximale la plus froide et jour : 4.4° à Gros-Réderching le 6

Nombre de jours avec Tx<=0°C : /

Nombre de jours avec Tx>=20°C : 9 Jours à Kintzheim, Krafft et à Schwobsheim

Nombre de jours avec Tx>=25°C : 7 Jours à Krafft

Nombre de jours avec Tx>=30°C: /


 

PLUVIOMETRIE

Dans notre région la normale pluviométrique pour un mois d’Avril devrait se situer autour de 57mm. 

Les extrêmes du mois:

Cumul minimal de précipitations : 46.6 mm à Krafft.

Cumul maximal de précipitations: 108.4 mm à Saverne.

Nombre de jours avec précipitations: 15 Jours à Gros-Réderching.

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 28 mm à Saverne le 27


 

ENSOLEILLEMENT

L’ensoleillement moyen d’un mois d’Avril devrait osciller autour de 158 heures sur notre région.

Ce mois-ci nos stations ont relevé :

118 heures à Schobsheim

149 heures à Réding

150 heures à Allenwiller

157 heures à Sarrebourg

241 heures à Kraft.  

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES DU RESEAU CLIMA 

Nombre de jours avec neige : /

Nombre de jours avec grêle : 2 Jours à Wimmenau et à Gros-Réderching

Nombre de jours avec orage : 2 Jours à Gros-Réderching

Nombre de jours avec brouillard : 4 Jours à Wimmenau

Nombre de jours avec verglas : /

Nombre de jours avec inondation : /

Rafale de vent maximale : 70.8km/h à Jarny et à Sarrebourg le 12

Pour rappel, toutes ces statistiques sont uniquement basées d’après les stations qui ont posté un mois de relevé complet.

Fabien


 
    4] Hiver 2012/2013 à Haegen


L’hiver 2012/2013 : un hiver long, neigeux, mais pas si froid

Ma première gelée a eu lieu le 28 octobre (c’est à un jour près  la moyenne, records 17/09/71 et 11/12/07) et  la dernière le 8 avril (3 jours plus tôt que la moyenne, records 19/05/68 et 05/02/07) ; les premiers flocons sont tombés  avec près de 4 semaines d’avance le 27 octobre (moyenne  22  novembre, records 21/10/03 et 23/01/07) et les derniers le 31 mars (moyenne 7 avril, records 21/05/87 et 24/02/11) ; la première couche de neige elle, s’est formée le 2 décembre avec 6 jours d’avance sur la moyenne, les records étant le 04/11/66 et le 24/02/88) et la dernière le 29 mars une semaine après la date moyenne, les  records étant le 29/04/85 et  le 03/02/90).

Il a neigé  59 jours au lieu de 32 jours  normalement ! (records 64 en 69/70 et 8 en 06/07), le sol est resté enneigé 50 jours (moyenne 34, records 99 en 69/70 et 6 en 91/92) ; le total de neige cumulée a atteint 132 cm (moyenne 63 cm, records 185 cm en 69/70 et 8 cm en 91/92) ; la hauteur maximale de neige a été de 16 cm (moyenne 18 cm, records  55 cm en 68/69 et 2 cm en 91/92).

J’ai eu 79 jours de gelée (moyenne 79, records 122 en 68/69 et 16 en 06/07), il faut remonter à l’hiver 95/96 pour en retrouver davantage mais c’était 110 ! La température n’a pas dépassé le 0° (jour d’hiver) pendant 21 jours (moyenne 22, records  57 en 62/63 et  4 en 06/07) ; mon minimum absolu a été de -7,6° c’est 4° de plus que la moyenne, records -18° en 86/87 et  -5° en 74/75) ; en 62/63 la température était descendue à  26 reprises sous la barre des -10° ! 

Ma moyenne pour l’hiver météorologique 12/13 s’établit à +2,4° (moyenne + 1,6°  records  -3,3° en 62/63 et  +6° en 06/07), mon maximum absolu pour cette période a été de +15,5° (moyenne +14,2° records +8° en 62/63 et +20° en 60/61; pendant cette même durée il a plu à 46 reprises (moyenne 30 records 52 en 94/95 et  le total des précipitations a été de 263 mm (dont  80 mm sous forme de neige), ma  moyenne depuis 93/94 est de 235 mm et les records sont de 416 mm en 93/94 et de 121 mm en 05/06.

Charles


 
    5] Pourquoi le coq chante ?


Le cocorico du coq (qui devient Kikeriki en Allemagne, cock-a-doodle-do en franchissant la Manche, kukuruyuk en indonésien et, paraît-il, mac na hoighe slan chez les Irlandais qui ne font rien comme personne) a longtemps servi à indiquer l’heure, avant que ne soient inventées les horloges mécaniques et les montres.

Mais au fait, le gallinacé mâle chante-t-il vraiment pour saluer l’aube ? 

Rien n’est moins sûr. D’aucuns prétendent qu’il chante du lever au coucher du soleil, et qu’on ne remarque son premier cri que parce qu’il éclate dans le silence, alors que le reste du temps il se fond dans le bruit ambiant. Encore plus fort : des chercheurs japonais estiment que les performances vocales de Chantecler n’ont pas grand-chose àvoir avec la course du soleil dans le ciel. Selon Tsuyoshi Shimmura et Takashi Yoshimura, les coqs savent lire naturellement l’heure, car leur chant « est contrôlé par le rythme circadien », autrement dit, il obéit à l‘horloge interne qui, dans le cerveau, régule certains processus biologiques.

Ces chercheurs de l’université de Nagoya ont placé des coqs sous une lumière tamisée permanente, faible durant douze heures, plus forte les douze suivantes. Les dits coqs anticipaient d’environ deux heures ce changement d’intensité lumineuse. Une fois que la succession de "jours" et de "nuits" a été interrompue, ils ont continué leur chant matinal pendant quelques jours seulement, puis se sont déréglés et se sont mis à donner de la voix n’importe quand.

Pour les scientifiques nippons, cela signifie que les coqs se fient avant tout à leur horloge interne ; même si d’autres facteurs, comme l’apparition de la lumière du jour ou le chant de congénères, peuvent les aider à maintenir bien réglée cette horloge biologique. 

Jean-Luc (Source RL)


 
    6] Les photos d'ailleurs...


Le coup de cœur de la rédaction

Sur la face olympique de Bellevarde, photo de Vendredi à Val d'Isère (Savoie) le 10/04/13 à 10h00


 
Iris à gogo, photo de Vonguckel à Causse de Blandas (Gard) le 18/04/13 à 16h40

 
    7] Avril à Haegen


Avril 2013 : un mois contrasté 

Après une première décade froide, une période douce a plus que comblé le déficit thermométrique pour finalement ( avec 10,7°)  donner une moyenne identique à celle de l’an passé,  de un degré supérieure à celle de l’intervalle 1961/2013 (records 6,7° en 1970 et 15,7° en 2007) ; mon minimum absolu a été de -2,7°  (moyenne -1,2° records -5° en 1986 et +4,5° en 2009) et mon maximum absolu de 25,2° (moyenne 23,1° records 18° seulement en 1986 et 29,3° l’an passé).

J’ai eu :

- 5 jours de gel (moyenne 4, records 14 en 1973, aucun souvent dans les années 2000)

- aucun jour de neige (moyenne 3, records 10 en 1980, aucun  souvent dans les années 2000 mais en 1970 5 jours ont   eu une couche de neige au sol, l‘épaisseur maximale de cette couche atteignait 7 cm en 1968)

- un jour d’été (moyenne 1, records 11 en 2007, aucun 2 années sur 3)

- 11 jours de pluie (moyenne 12, records 23 en 1983 et 3 en 2007 

Le total de ces précipitations a été de 71 mm (chaque mètre carré a donc reçu 71 litres d’eau du ciel), ma moyenne en avril depuis 1994 est de 50 mm avec pour records les 125 mm de 1998 et les petits 7 mm en 2007 ; enfin durant la seule journée du 27 avril, il est tombé 23 mm de pluie.

Charles


 
    8] Antarctique


Dix fois plus de glaces fondues 

Les glaces de l’Antarctique fondent dix fois plus vite qu’il y a 600 ans au cours de l’été. Pendant la période estivale qui vient de se clore dans l’hémisphère sud, la perte de banquise a été la plus rapide des cinquante dernières années, révèle une étude internationale à laquelle ont participé des laboratoires de Grenoble et Montpellier.

Les chercheurs ont foré à 364 mètres de profondeur sur l’île de James Ross, dans le nord de la calotte antarctique, afin de mesurer les températures qui y régnaient il y a plusieurs centaines d’années. En effet, les couches successives, dans les échantillons carottés, révèlent le mouvement de fonte et de regel des glaces. Résultat : « Nous avons établi que les conditions les plus froides sur la péninsule antarctique et la plus petite quantité de glace fondue ont prévalu il y a 600 ans », explique Nerilie Abram, de la British Antarctic Survey de Cambridge. « A cette époque, les températures se situaient autour de 1,6 degré Celsius au-dessous des températures enregistrées à la fin du XXe siècle, et la quantité de neige tombée chaque année ayant fondu puis regelé était de0,5 %. Aujourd’hui, la quantité de neige tombée fondant chaque année est dix fois plus importante », selon cette scientifique. 

Les températures ont régulièrement augmenté depuis des centaines d’années, mais la fonte ne s’est intensifiée que vers le milieu du XXe siècle, affirme l’étude parue dans la revue Nature Geoscience. Cela signifie que le réchauffement dans l’Antarctique a atteint un tel niveau que même de légères augmentations de température peuvent causer une forte accélération de la fonte.

Jack Triest, du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement du CNRS de Grenoble et Françoise Vimeux, de l’Institut de Recherche pour le Développement, Laboratoire HydroSciences de Montpellier et Laboratoire des Sciences du Climatet de l’Environnement de Gif-sur-Yvette ont participé à cette étude. 

Jean-Luc (Source RL)


 
    9] Les photos retenues par le jury


Ce mois d'avril frais et humide a retardé la végétation, elle n'a pu offrir sa palette de couleurs printanière qu'en fin de mois, cela n'a pas échappé à nos photographes qui ont ainsi pu partager quelques beaux clichés.

Yves

 


 
1) Le printemps, lieu Le Grand Geroldseck vu de Haegen le 25/04/13 à 08h00 auteur Vendredi

 
2) Cerisier en effervescence, lieu Gros-Réderching le 25/04/13 à 19h00 auteur Fabien

 
3) Les pommiers sont en fleurs, lieu Schwobsheim le 27/04/13 à 13h00 auteur Ried 67

 
4) Que la nature est belle, lieu Sarrebourg-Hoff le 29/04/13 à 17h00 auteur Jean-Luc

 
5) Sous la neige...une maison, lieu Wildenstein le 02/04/13 à 11h00 auteur Catlino

 
6) Oh le roi soleil, lieu Sélestat - Illwald le 02/04/13 à 19h30 auteur Arnaud 67   

 
    10] Quel printemps avions-nous il y a 20 ans ?


Printemps 1993

Le mois de mars reste dans les températures de saison malgré un petit coup de froid qui dure du 3 au 6 avec un peu de neige au sol localement, guère plus que un centimètre. Mars connait aussi des moments de douceur, surtout en milieu de mois, comme le 14 mars ; le 17 la température minimale de Strasbourg est de + 11°c et le 18 mars on relève + 18°c en plaine. Le temps reste très sec car l’anticyclone résiste longuement et le soleil brille très souvent. Le 24 c’est le retour à un temps plus froid : on a – 5,7°c à Strasbourg le 30 ; le lendemain il fait de nouveau très doux ; le déficit pluviométrique est de 70%. La suite du printemps se montre douce, parfois même bien chaude ; il est encore trop sec et le soleil, présent sur la région, l’est d’une manière irrégulière. 


 

Le mois d’avril, après les journées fraîches du 2 au 5, est déjà durablement très doux à partir du 7, mais un peu plus humide que mars : on connait déjà de bons orages ; cette grande douceur se maintient tout le mois avec + 29°c à Strasbourg le 27, mais le soleil n’est pas du tout aussi généreux. En seconde partie de mois les pluies évitent de nouveau notre région un peu mieux arrosée les 15 premiers jours : les précipitations sont encore déficitaires de 60% ; les températures moyennes sont supérieures de presque 3°c.

Le mois de mai est chaud avec beaucoup d’orages et un faible ensoleillement ; cette chaleur est durable avec tantôt un temps sec, tantôt des fronts orageux qui déferlent sur la région ; seuls les 21 et 22 mai sont frais ; le 25 est une des journées les plus chaudes.Les cumuls des pluies  marquent un déficit pluviométrique qui n’est que de 25%. Le 25 mai la ville de Colmar bat un record avec + 30,6°c au meilleur de la journée, alors qu’il fait + 29°c à Saverne. Les températures sont de presque 2°c au dessus des normes.

Extrait du livre 2000 ans de Climat en Alsace et en Lorraine, auteur Jean-Sébastien Beck

Jean-Luc  

 


 

Un grand merci à nos contributeurs et aux membres du jury photos

Merci de nous avoir lu

Contact rédaction > jl.feltmann@meteo-reding.com