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samedi, le 10 NOVEMBRE 2012
Lettre d'informations n°61 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Editorial


Bonjour à tous,

C’est l’hiver avant l’heure qui a frappé à notre porte le 27 octobre, avec des chutes de neige tenant au sol au fur et à mesure que l’on prenait de l’altitude, suivie de fortes gelées les jours suivants. Mais que va donc nous réserver novembre ?

Au menu de votre newsletter et comme promis le mois dernier, nous ouvrons le premier sujet qui va vous révéler si vous êtes météomania ?

Ensuite direction Haegen (à côté de Saverne) où nous irons voir ce que l'été a réservé là bas, avec le bilan que nous a concocté notre ami Charles. Suivra un autre sujet très intéressant et d’actualité sur les différents types de brouillard, proposé par l’incontournable contributeur de ce journal qu’est Fabien.

Puis pour finir, comme d’habitude les bilans et les plus belles photos retenues le mois dernier par notre jury. Merci au passage à Jules,Yves et Xavier qui votent tous les mois pour définir vos plus beaux clichés.

Au programme de ce journal également, oser avouer la pluie, à lire et à méditer…    


 

Les anniversaires d’octobre et début novembre

Jean-Michel de Lemberg (57) le 27.10.12

Joël de Hommert (57) le 04.11.12

Très bon anniversaire à vous deux de la part de toute l'équipe de CLIMA

Jean-Luc


 
    2] D'où vient notre météomania?


Nous sommes 80 % à nous informer chaque jour du temps qu’il va faire ! À part nous permettre de prendre ou non un parapluie, cette quasi-obsession interroge notre rapport aux éléments incontrôlables de notre existence.

Face à l’augmentation des phénomènes climatiques hors norme (tempêtes, canicules, etc.), notre société, de plus en plus intolérante vis-à-vis de l’imprévu, se tourne vers la météo comme vers un oracle. Huit Français sur dix s’informent tous les jours du temps qu’il va faire (source Médiamétrie, 2009).

Les considérations sur la météo du jour ont d’abord une utilité sociale. Elles nous permettent de découvrir que nous éprouvons des sensations identiques : « Il fait beau aujourd’hui. – Oui, mais un peu frisquet ! » Parler de la pluie et du beau temps est par excellence le sujet de conversation consensuel qui satisfait notre envie de contact et notre désir de communiquer sans nous écharper. C’est sans doute la raison pour laquelle les Anglais, réputés peu expansifs, sont les maîtres quand il s’agit d’échanger sur le sujet.

 

Nous cherchons comment nous rassurer

Notre intérêt constant pour la météo répond, bien sûr, à notre éternel besoin de nous projeter dans l’avenir, d’organiser et de cadrer le temps : « Vais-je faire une promenade en forêt ou m’offrir une séance de cinéma dimanche ? » ; « Que dois-je répondre aux enfants qui tiennent à une sortie au zoo ? » Nous estimons qu’il doit faire beau le week-end et pendant les vacances, pour que nous puissions jouir au maximum de ces espaces de liberté. Le lundi se doit d’être un jour sombre, aussi gris que notre moral de travailleurs contraints de reprendre leurs postes. Et nous ne nous contentons plus des températures réelles, le chaud ou le froid, nous voulons connaître les "températures ressenties" par notre corps, donc la force du vent, le degré de sécheresse ou d’humidité ambiante.

Dans le dictionnaire, « parler de la pluie et du beau temps » est synonyme de conversation creuse. « Faire la pluie et le beau temps » renvoie au contraire à des images de toute-puissance : celui qui régit les averses et le soleil règne sur la vie. Or, si nous sommes capables de faire pousser des fraises et des tomates dans le désert, nous demeurons impuissants à « faire la pluie et le beau temps » ! Les variations climatiques défient notre fantasme de maîtriser la nature, nous renvoyant ainsi à notre vulnérabilité d’humains. Cette impuissance nous rappelle que nos ancêtres craignaient à ce point que le ciel leur tombe sur la tête, qu’ils ont divinisé les phénomènes météorologiques. L’Égypte antique a déifié Râ, le soleil. Thor, le dieu nordique, régnait sur la foudre et les tempêtes ; Éole gouvernait les vents. Et les religions monothéistes possèdent des rituels païens destinés à invoquer la pluie et féconder la terre. Pour preuve, les processions catholiques en Italie du Sud ou en Espagne, en périodes de sécheresse.

 

Depuis l’invention des réfrigérateurs et des supermarchés, nous sommes moins tributaires du climat que nos ancêtres ; pourtant, la pluie et le beau temps continuent d’influencer nos existences. La canicule de 2003 nous a brutalement ouvert les yeux sur l’expression « mourir de chaleur » qui avait cessé d’être une simple image… Les psychiatres savent que le manque de lumière hivernal entraîne une recrudescence des troubles anxieux et dépressifs chez les plus fragiles. Mais l’impact du temps sur notre moral n’est pas si évident.

Nous vérifions la stabilité de notre univers

En fait, à l’heure des bouleversements climatiques, une des principales raisons de nous pencher sur les bulletins météorologiques est de vérifier si notre monde reste rationnel, familier, ou si, au contraire, nous devons craindre sa fin prochaine. « Cet orage en janvier, cette chaleur en mai, est-ce normal ? » Le cycle des saisons tient lieu de repère, il nous rassure sur la stabilité de notre quotidien, mais aussi sur celle de notre moi. Après le printemps, l’été, il doit geler en janvier et faire beau en août. De la même façon, après m’être couchée, je dois en principe me réveiller le matin suivant avec le même corps et la même identité. En 1925, l’abbé Gabriel, astronome et secrétaire de la Commission météorologique du Calvados, qui avait l’art de prédire le temps grâce à sa théorie dite des "cycles lunaires et solaires de trois cent soixante-douze ans", s’interrogeait déjà sur le dérèglement des saisons ( Saisons déréglées ? Ou de la conviction qu’il n’y a plus de saisons !, à lire sur francepittoresque.com.). Il remarquait que notre principal critère pour nous plaindre du désordre météorologique n’a rien de rigoureux. C’est notre subjectivité et, plus particulièrement, nos souvenirs qui nous font dire qu’autrefois « il y avait des saisons ». Nous nous souvenons d’un terrible février glacé où nous avons souffert, de beaux étés chauds où nous avons été amoureux, oubliant le climat des années où rien de marquant ne s’est produit dans nos vies.

« Il n’y a plus de saisons » : vrai ou faux ? En tout cas, cette vieille exclamation populaire nous dit d’abord qu’autrefois il y avait des lois, des règles fiables et que, maintenant, rien ne va plus, c’est l’anarchie au ciel et sur terre. Bref : « Avant, c’était mieux ». Un refrain que nous entendrons sûrement tant qu’il y aura des hommes sur terre.

Isabelle TAUBES

Source > Républicain-Lorrain en partenariat avec Psychologies Magazine

Jean-Luc


 
    3] Le bilan de l'été 2012 à Haegen


L’été 2012 a été un peu plus chaud et plus sec dans l’ensemble que la moyenne

Sa moyenne de 19,9° dépasse de 0,5° celle de la période 1986/2012 et de 2,6° celle de 1961/1985 pour les 3 mois de l’été officiel (juin, juillet et août) ; le nombre de jours d’été (57) et de canicule (13) est exactement dans la moyenne des 27 dernières années , mais présente un excédent respectif de 17 et 6 jours par rapport à la moyenne 1961/1985; records 24 en 1978 et 1980, 91 en 2003 pour les jours d’été ;  la température n’a jamais atteint la barre des 30° durant les étés 1963 et 1968 mais 29 fois en 2003; celle des 35° a été atteinte une fois cet été contre 3 fois en 1976 et 8 fois en 2003.

Pendant toute la saison estivale (d’avril  à septembre inclus) il y a eu :

- 4 jours de brouillard (moyenne 7,  records aucun en 1991, 2001, et 2004 mais 19 en 1968 et 1981)

- 93 jours de pluie comme en 2010 (moyenne 76, records 50 en 1964, 51 en 2003 mais 99 en 1965)

-35 jours d’orage (record), moyenne 23 mais 12 seulement en 2002

- Il est tombé en tout 348 mm de pluie, soit un déficit de 24 mm qui s’ajoute à celui de 94 mm du début de l’année (464 mm depuis le premier janvier  au lieu d’une moyenne de 572 mm depuis 1994).

Charles


 
    4] Les photos d'ailleurs...


Le coup de cœur de la rédaction pour les photos suivantes, merci à Arnaud et Florent pour leurs clichés.

Bonnes vacances, photo d’Arnaud 67 à Vinzer (Haute-Savoie) près de Chatel le 30.10.12 à 16h10


 
Ensoleillé, photo de Vonguckel à Bez (Gard) le 13.10.12 à 13h40

 
    5] Le brouillard


OBSERVATIONS :

Le brouillard est constitué par des nappes et des voiles nuageux et blancs, se présentant sur une certaine épaisseur au-dessus du sol. Les traînées de nébulosité sont souvent le signe de la formation prochaine de brouillard. Par temps de gel, le brouillard s'accompagne souvent de givre et de verglas.

Lorsqu'il est très dense, la visibilité peut être réduite à quelques mètres seulement. Du point de vue météorologique, lorsque la visibilité est réduite au-dessous de 1 000m, alors on parle de brouillard, et non plus seulement de brume.

PHYSIQUE :

A proprement parler, le brouillard est une forme nuageuse qui se constitue très près du sol. Sa formation est due soit au mélange d'air chaud et humide avec de l'air plus froid, soit au contact d'air chaud et humide avec le sol refroidi. En outre, il se produit un processus de refroidissement qui fait condenser la vapeur d'eau. Mais ce phénomène n'est pas suffisant pour aboutir à des précipitations. Tout au plus observe-t-on parfois une humectation du sol (brouillard mouillant).


 

MÉTÉOROLOGIE :

La formation de brouillard a lieu dans certaines situations particulières ainsi qu'à certaines époques de l'année. On se reportera à ce sujet au tableau. Le brouillard dû au rayonnement (brouillard au sol) se produit par temps clair (hautes pressions) et en l'absence de vent. Le brouillard dû à la rencontre de masses d'air différentes (notamment sur les côtes) se forme par ciel couvert et est poussé par le vent (notamment lorsque des perturbations viennent de l'ouest). Le brouillard mouillant provoque, avec la pluie et la bruine, le verglas.

Les gouttelettes de brouillard se congèlent alors immédiatement à leur arrivée au sol. Lorsque la température des gouttes monte au-dessus de 0°C, celle de la surface du sol doit par conséquent descendre au-dessous de 0°C. Lorsque les gouttes sont à l'état de " surfusion ", il en va de même pour le verglas, surtout quand la température superficielle du sol est un peu au-dessous de 0°C. Les usagers de la route devront y faire particulièrement attention lors des périodes de transition, de l'automne a l'hiver et de l'hiver au printemps.


 

PRÉVISIONS :

Comme le brouillard peut se former par différents types de temps, il faut accueillir avec beaucoup de circonspection la voix de la sagesse populaire qui dit que la formation en est liée à ce que l'on appelle le " mauvais temps ". La dissipation du brouillard est étroitement liée au rayonnement solaire, car celui-ci provoque le réchauffement nécessaire.

Le brouillard produit par rayonnement ne gêne pas, la plupart du temps, l'insolation: il se dissipe graduellement au cours de la matinée. Mais lorsque le brouillard est très épais (formant parfois une couche de 200 à 300 m d'épaisseur), le réchauffement est souvent trop faible pour le dissiper.

Une nébulosité croissante peut aussi masquer le rayonnement solaire et entretenir ainsi le brouillard. Une dégradation du temps n'est en effet absolument pas liée à la survenance de cette forme de nébulosité. En outre, il est faux de dire que le brouillard " tombe ", puisqu'il s'élève toujours du sol sous l’effet d’un réchauffement.

Tableau avec les différents types de brouillard ici

Source > Guide de la Météorologie par Günther D. Roth et Alain Gillot Pétré

Fabien


 
    6] Octobre à Haegen


Octobre 2012 : un mois contrasté mais finalement proche des normes

Les périodes douces et froides ont alterné durant ce mois d’octobre ; si le 21 la moyenne journalière était de 14,8° elle n’était plus que de 0,6° le 29, alors que la première neige apparaissait avec des gelées dès le 27. Finalement la moyenne générale d’octobre 2012 s’établit à 10,4° à comparer au 10,6° de la moyenne 1986/2012 et au 9° de la période 1961/1985 (records 5,2° en 1974 et 14,1° en 2001).

Mon minimum absolu a été de -2,3° (moyenne -0,3° records -5° en 1972 et 6,9° en 2001), j’ai eu 3 jours de gelée (moyenne 2,3  records 8 en 1971 et aucun à 15 reprises) ; la date de ma première gelée est dans la moyenne à un jour près (records 17/09/72 et 11/12/07), celle de la première neige est en avance de près de 4 semaines (records 21/10/04 et  21/01/07). Mon maximum absolu a été de 21,7° (moyenne 20,9° records 26,4° en 2009, 26° en 1966 et 12° en 1974).

Il y a eu 11 jours de brouillard, c’est 3 de plus que la moyenne (records 1 seul en 1989 et 20 en 1969) ; la pluie s’est signalée durant 15 journées, c’est 4 de plus que la moyenne (records 2 en 1969 et 27 en 1974) pour donner un total de 80 mm (moyenne 70 mm depuis 1993, records 15 mm en 2007 et 208 mm en 1998) ; le déficit pluviométrique depuis le début de l’année  n’est plus que de 94 mm (548 mm tombés pour une moyenne de 642 mm depuis 1994).

Charles


 
    7] Oser avouer la pluie


 " Vous habitez sur la côte nord de la Bretagne ? Quelle chance vous avez !" Oui, je l’avoue, j’ai bien de la chance, le pays est merveilleux. Mais ce qui me chagrine, c’est quand mes interlocuteurs se croient obligés d’ajouter " Oh ! J’y suis allé dernièrement, j’avais prévu un ciré. Eh bien, je n’ai pas eu une goutte de pluie, je n’ai pas vu un seul nuage, j’ai eu droit à un soleil magnifique !". Je n’accuse personne en particulier, et il est vrai qu’il peut faire très beau en Bretagne. Mais statistiquement, la fréquence exagérée de cette affirmation rayonnante s’avère en décalage évident avec les données météorologiques. Il faut élargir le propos pour comprendre.

Écoutez les récits de vacances à la rentrée. N’êtes-vous pas frappés par leur forme de conte moderne, où il n’est question que d’épopées superbes, de héros ayant vaincu les démons de la grisaille et de l’ennui. Tout est beau, réussi, grandiose. Trop beau, trop réussi, trop grandiose. Des vacances ordinaires sont devenues inavouables. Car la société a changé de mode de fonctionnement. Désormais, chacun s’évalue et construit son estime de soi sous le regard des autres ; chacun note chacun, dans une immense compétition où tout est susceptible d’être jugé. Nous sommes donc condamnés à tout réussir, même les choses les plus simples. Autrefois, on partait en vacances bêtement, pour se distraire ou se reposer. Aujourd’hui, les attentes sont devenues considérables envers cette parenthèse dans l’existence habituelle.


 

Surtout, on peut se demander si celle-ci n’est pas choisie, parfois, pour le récit étourdissant qui sera infligé aux collègues et amis à la rentrée. Le jugement qui compte le plus est celui des proches. C’est surtout par rapport à eux (que l’on aime par ailleurs sincèrement) qu’il convient de gagner. D’avoir des enfants qui réussissent mieux que les leurs dans les études, ou qui s’épanouissent personnellement (car chacun opte pour ses propres critères de jugement, déclassant ainsi facilement les autres). De réussir ses vacances, de réussir même sa météo, etc. Il faut donc aimer ses amis et les vaincre à la fois, triste ambivalence de notre société d’aujourd’hui.

Les récits trop enflés trahissent un besoin démesuré de reconnaissance et une fragilité de l’estime de soi, qui poussent à la compétition avant de laisser libre cours à l’amitié. Bien sûr quand les vacances ont été riches, on a légitimement envie de partager les bons moments vécus. Mais attention quand même à ne pas se laisser emporter. Et, petit conseil pour récits de rentrée, pourquoi ne pas oser avouer la pluie ? Pourquoi ne pas oser avouer des vacances ordinaires ? Vous ferez tellement de bien à vos amis ! »

Jean-Claude Kaufmann, sociologue, est directeur de recherche au CNRS.

Source > Républicain-Lorrain en partenariat avec Psychologies Magazine

Jean-Luc


 
    8] Les plus belles photos d'octobre retenues par le jury


Beaucoup de nouveaux endroits pour les prises de vues du mois d'octobre (une vingtaine).

Les couleurs de l'automne avec le blanc des premières neige ont donné à certains clichés beaucoup de charme !

Yves


 
1) Vers l'hiver, lieu Grand tournant du Ht Barr le 27/10/12 à 15h50 auteur Vendredi

 
2) Le bouleau résiste, lieu Sandplatz (800m d'altitude) le 28/10/12 à 09h50 auteur Vendredi

 
3) Paquet cadeau - l'automne, je vous l'enveloppe ? lieu La Petite Pierre le 22/10/12 à 14h30 auteur Jean Beck

 
4) Plein feu sur l'été indien dans le parc naturel des Vosges du Nord, lieu La Petite Pierre le 22/10/12 à 14h20 auteur Jean Beck

 
5) La neige sur les feuilles, lieu Carrefour Obersteigen (500m d'altitude) le 28/10/12 à 09h00 auteur Vendredi 

 
6) La haute montagne, lieu Windsbourg (750m d'altitude) le 28/10/12 à 09h30 auteur Vendredi

 
    9] Le bilan de l'hiver 2011/2012 à Haegen


L’hiver 2011/2012 : un petit  hiver !

Contrairement aux apparences,  l’hiver météorologique 11/12 a été le dixième le plus  doux depuis  60/61 ! (une vague de froid de 15 jours ne fait pas un hiver …) ; en effet si la moyenne des hivers depuis 61/62 est de +1,6°, celle de l’hiver 11/12 est de +3,1° ! (records -3,3° en 62/63 et +6° en 06/07).

Avec 35 jours de gel seulement (pour l’ensemble de l’hiver), c’est le  total le plus faible juste après les 16 du « non hiver » 06/07 (record 122 en 68/69, 119 en 72/73, moyenne 79) ; il y a eu :

13 jours d’hiver (jours où la température maximale a été inférieure ou égale à 0°), les records sont de 57 en 62/63, 56 en 68/69, 4 en 06/07, la moyenne étant de 22

10 jours avec une t°≤ -10° (records 26 en 62/63, aucun à 11 reprises, moyenne 4)

26 jours de neige (records 64 en 69/70, 59 en 85/86, 8 en 06/07, moyenne 32)

20 jours avec un sol enneigé (records 99 en 69/70, 85 en 62/63, 6 en 91/92, moyenne 34)

Un total de neige cumulée de 29 cm (records 185 cm en 69/70, 177 cm en 68/69, 8 cm en 91/92, moyenne 62 cm)

Une hauteur maximale de neige de 7 cm (records 55 cm en 68/69, 43 cm en 77/78, 2 cm en 91/92, moyenne 18 cm)

Les premiers et derniers jours de gel, neige ou sol enneigé sont dans les normes,  à l’exception du dernier jour avec sol enneigé : le 15 février (records 29 avril 85, 3 février 90, moyenne 22 mars) et du dernier jour de gel : le 22 février (records 19 mai 68, 5 février 07, moyenne 12 avril).

En décembre 2011, janvier 2012 et février 2012 (l’hiver météorologique), il a plu 47 jours (records 52 en 94/95,10 en 66/67, moyenne 30), le total des précipitations s’établit à 266 mm, dont 21 mm sous forme de   neige (records 416 mm en 93/94, 113 mm en 95/96, moyenne 232 mm).

Charles

 
    10] Bilan climatique d'octobre dans nos régions


OCTOBRE 2012: De ‘l’été Indien’ directement à l’hiver.

AU FIL DU MOIS 

Ce mois d’octobre nous a montré ses multiples facettes en nous proposant un peu l’ensemble de sa panoplie. Malgré ce temps très contrasté d’une semaine à l’autre, au final le bilan pluviométrique ainsi que l’ensoleillement sont restés assez proche de la moyenne. La première quinzaine du mois a été mitigée et changeante, liées au passage de quelques bonnes perturbations pluvieuses et parfois venteuses en provenance de l’Océan, le tout sous des températures assez conformes à la saison. Puis vers le 18 avec  la rotation des vents au secteur sud, de l’air très doux en provenance du Sahara nous a ramené quelques sensations d’été tardif ou d’été indien, faisant grimper les températures maximales vers des valeurs bien élevées pour la saison, entre +20 et +25° ! Aussi radical a été le changement suivant de masse d’air qui nous a apporté en quelques jours des sensations hivernales précoces avec à la clef bien souvent les premiers flocons de neige jusqu’en plaine. La faute bien sûr à l’orientation des vents au secteur Nord avec à la clef une véritable invasion arctique très tôt dans la saison. De plus comme si cela ne suffisait pas, nos thermomètres ont déjà enregistré une nuit glaciale avec de fortes gelées observées au matin de ce 27 Octobre. Mais cet épisode hivernal assez exceptionnel à cette époque de l’année,  n’a été que passager car en fin de mois c’est de nouveau un temps plus automnal, donc davantage de saison, qui s’installait.


 

TEMPERATURES 

D’après la période de référence 1991/2010 la température moyenne, issue d’un panel d’une dizaine de stations de notre région, devrait se situer autour de 10.1°. Ce mois-ci pour nos stations cette moyenne varie entre 8.4° et 11.4°

Les extrêmes du mois des stations de plaine :

Températures minimales

Température minimale absolue et jour : -7.4° à Wimmenau et à Réding le 27

La température minimale la plus élevée et jour : 15.3° à Jarny le 18

Nombre de jours avec Tn<=0°C : 7 jours à Wimmenau

Nombre de jours avec Tn<= -5°C : 2 jours à Réding

Nombre de jours avec Tn< = -10°C : / 

Températures maximales 

Températures maximale absolue et jour : 24.7° à Sarrebourg le 20

La température maximale la plus froide et jour : 1.4° à Wimmenau le 29

Nombre de jours avec Tx<=0°C : /

Nombre de jours avec Tx>=25°C : /

Nombre de jours avec Tx>=30°C: /

A retenir quand même 9 jours avec Tx>=20° pour Provenchères-sur Fave dans le massif Vosgien, dont 6 jours avec une Tx>=25°C. Pas mal pour une station située en altitude.


 

PLUVIOMETRIE 

La pluviométrie normale pour un mois d’Octobre devrait osciller entre 63 et 77mm selon les secteurs. Ce mois-ci nous relevons dans les stations de plaine entre 56 et 80mm, mais quand même 140mm à Provenchères-sur Fave dans le massif Vosgien.

Les extrêmes du mois des stations de plaine :

Cumul minimal de précipitations : 56.4 mm à Jarny

Cumul maximal de précipitations : 80mm à Haegen

Nombre de jours avec précipitations: 18 Jours à Wimmenau et à Gros-Réderching

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 19mm à Gros-Réderching le 14 et à Haegen le 27


 

ENSOLEILLEMENT

L’ensoleillement normal espéré pour un mois d’Octobre devrait varier entre 106 et 119 heures, ce mois-ci nous relevons 104 heures à Sarrebourg et 113 heures à Réding.

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES DU RESEAU CLIMA 

Nombre de jours avec neige : 2 Jours à Saverne, Gros-Réderching et à Gries.

Nombre de jours avec grêle : /

Nombre de jours avec orage : /

Nombre de jours avec brouillard : 15 jours à Wimmenau

Nombre de jours avec verglas : 1 jour à Réding et à Gros-Réderching

Nombre de jours avec inondation : /

Rafale de vent maximale : 70.8km/h à Sarrebourg le 4 

Fabien


 
    11] Remerciements


à Yves, Charles et Fabien pour leur contribution à ce numéro, rendez-vous le 10 décembre

Merci de nous avoir lu

Contact rédaction > jl.feltmann@meteo-reding.com