Association CLI.M.A. 57-67-68
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mercredi, le 10 OCTOBRE 2012
Lettre d'informations n°60 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Les dernières nouvelles...


Bonjour à tous,

Nous sommes rentrés de plein pied dans l’automne avec les premières gelées le 20 septembre, ainsi que le premier coup de vent le 24 septembre, Fabien vous détaillera tout cela dans son bilan climatique du mois.

A travers ce journal nous vous proposons de voyager à l’époque médiévale avec les Vikings, puis nous reviendrons en 2012 pour vous parler du microclimat urbain ainsi que des inversions de température en automne et en hiver, sans oublier la rubrique photos et les bilans mensuels habituels.

D’où vient notre météomania ? un sujet à découvrir le mois prochain, d’ici là bonne lecture

Rappel :

L'assemblée générale de notre association se déroulera le samedi 13 Octobre 2012 de 14h30 à 17h00

Lieu > Résidence Albert Schweitzer (Maison de retraite)

28 rue des Vergers à Rohrbach-Les-Bitche (57410)

Membres, correspondants et partenaires sont cordialement invités

Pour tout renseignements appeler le 06.80.01.96.60 

Comment vous y rendre (voir newsletter n°59 ou le calendrier des activités)


 

Les évènements climatiques entre 1950 et l’an 2000 dans la région de Saverne.

C’est avec un pareil sujet que le président de CLIMA a animé une conférence dans le cadre du partenariat avec le Jardin Botanique de Saverne, partenariat qui dure depuis 3 ans maintenant ; faut-il rappeler que Charles Hunztinger gère au nom de notre association , avec régularité et tout le sérieux qui le caractérise, la station météo installée au Jardin; vous trouvez d’ailleurs les données de cette station dans la rubrique « relevés » de notre site www. Clima.fr en cliquant sur « Saverne ».

La manifestation bien annoncée par la presse locale et régionale s’est déroulée le dimanche 9 septembre de 14h30 à 16h30 sous le préau du Jardin. Notre conférencier, à peine sorti quelques jours auparavant du milieu médical,  a été fort heureusement assisté par Dan Wuest pour la partie technique et par Arnaud Schutz pour le reportage photo. Merci à nos deux collègues pour leur fidélité et leur présence assidue à quasiment toutes nos manifestations.


 

Il faisait un temps splendide et chaud, propice à de longues balades en forêt, barbecue ou pique-nique, ce qui explique peut-être le nombre peu important de personnes présentes acceptant de s’asseoir deux heures sur des bancs inconfortables pour écouter l’intervenant; les faits relatés étayés par un support  de textes et de photos diffusés par vidéoprojecteur (malgré la grande clarté extérieure un peu gênante) ont pourtant fortement intéressé les participants qui ont parfois pu ajouter à bon escient des précisions supplémentaires ; en tout cas personne n’est resté indifférent à cette cinquantaine de phénomènes présentés qui faisaient remonter à l’esprit quelques vieux souvenirs.  Un long travail de préparation fut nécessaire en amont avec la réalisation du support vidéo spécialement prévu pour cette unique conférence, et  ceci  sur la base de l’ouvrage « 2000 ans de climat en Alsace-Lorraine » ; mais à la demande d’une responsable du jardin, ce sera peut-être opportun de remettre ce thème dans le programme 2013. En tout cas pour notre président,  que certains ont eu du mal à reconnaître sans barbe, ce fut aussi l’occasion de faire sa « rentrée »,  tout en douceur, après des mois d’activités ralenties à cause de la maladie cardiaque qui l’a terrassé depuis  le mois de mars.

Jean Beck

A lire ici l'article de la presse locale concernant la conférence au Jardin Botanique de Saverne.

Pour info, Jean Beck sera l'invité de TV Cristal de Bitche (émission de 30 minutes) qui sera diffusée également sur la chaîne mosellane "Mirabelle" la veille de l'AG soit le 12 octobre.


 

Les anniversaires du mois de septembre et début octobre,

Armelle le 14.09 de Metz-Magny (57)

Alain le 08.10 de Waldhambach (67)

Antonio le 10.10 de Niederroedern (67) 

Un très bon anniversaire à vous trois de la part du comité


 
    2] Le microclimat urbain


La migration à grande échelle de la population vers les villes menant à leur accroissement conséquent,  le microclimat urbain,  phénomène ressenti parfois sur une superficie d’à peine quelques kilomètres, a tendance à s’accentuer, faisant naître des îlots de chaleur.

L’îlot de chaleur

C’est  une zone urbaine caractérisée par des températures plus élevées que celles de son environnement immédiat, sans doute à cause des matériaux de construction des bâtiments. Absorbant la chaleur du jour, ils la restituent à la tombée du jour et pendant la nuit. La couleur des matériaux est également un facteur non négligeable. La température d’une surface sombre, comme une route goudronnée, peut monter à plus de 40°c de plus qu’une surface claire. Par ailleurs,  dans les conditions anticycloniques, lorsqu’il y a peu de vent et que les jours ensoleillés sont plus longs, un îlot de chaleur sera plus important. Il suffit que le vent se lève et que le temps devienne instable pour que la chaleur  s’évacue. En gros, la taille d’un îlot de chaleur dépend de celle de la ville. Or il est prévu que, d’ici 2015, il y aura 21 mégapoles de plus de 10 millions d’habitants.

 


 

Des villes plus humides

Dans un îlot de chaleur, la température peut être de plusieurs degrés supérieurs à celle des alentours, banlieue ou campagne, et créer des nuages de convection. Formés par l’air chaud qui s’élève et se refroidit, ils sont responsables d’averses susceptibles de tomber sur la ville tout en épargnant  les environs. La chaleur peut aussi accroître l’intensité des précipitations en formation et rendre la ville jusqu'à 10% plus humide que les zones périurbaines. C’est surtout flagrant pendant la saison des pluies, où les îlots de chaleur seraient responsables du nombre croissant d’averses qui s’abattent sur une zone s’étendant de 50 à 70 km sous le vent.

La qualité de l’air en ville

Enfin, l’augmentation de la circulation automobile présente un risque pour la santé. La pollution photochimique (due au mélange de polluants, comme les oxydes d’azote présents dans les gaz d’échappement des voitures) forme un brouillard, ou smog. Plus ou moins néfaste selon l’action du vent, sa dispersion dépend de la répartition des rues dans la ville et de la concentration des hauts bâtiments capables de piéger la pollution en modifiant sa circulation.

Extrait du livre « La météo » aux éditions Gründ

Jean-Luc


 
    3] Le réchauffement médiéval : preuve par les Vikings


L’un des faits les plus significatifs illustrant cette période qui se situe après l’an 750 jusqu’au XIIe siècle, c’est l’aventure viking avec l’apparition d’un véritable héros quasi légendaire, Eric le Rouge. Il est vrai que les Vikings avaient la réputation d’être des hommes rudes et très courageux mais à la fin du premier millénaire ils ont eu un sacré coup de pouce par des conditions climatiques exceptionnellement clémentes. L’ épopée viking commence en fait en l’an 960 lorsqu’au cours une bagarre, qui se termine mal, un homme est tué ; le meurtrier nommé Asvaldson est alors obligé de s’exiler avec tous les siens, telle est la dure loi nordique. Asvaldson, qui sait naviguer comme tous les Vikings qui font déjà du commerce avec les Italiens et même avec les Arabes,  décide de prendre la mer vers l’ouest sous des vents favorables et s’installe dans le nord de l’Islande ; et c’est là que vient au monde son fils Eric qui se montre rapidement tout aussi impétueux que son père : il finit en effet par tuer deux hommes ce qui lui vaut d’être banni de l’Islande pour 3 longues années.

Forcé de se trouver une nouvelle terre d’accueil, il voyage vers l’ouest et découvre une terre aux abords verdoyants qu’il appelle Groenland, ce qui veut dire en Viking « Terre verte » ; pourtant ces rivages qui sont loin du Gulf Stream ne sont pas si accueillants que cela, les arbres y sont rares et c’est surtout la toundra qui s’impose le long de l’océan car la montagne est omniprésente et reste couverte de glace et de neige. Eric le Rouge passe donc ses 3 années d’exil sur ces terres puis revient en Islande, non pour s’y installer mais pour recruter des volontaires pour s’établir avec lui comme colons sur les nouveaux  rivages qu’il a découverts: on y comptera rapidement près de 300 fermes habitées par environ 3 000 personnes  qui, malgré la rudesse du climat local, arriveront à vivre des fruits de leurs productions agricoles et de l’élevage. 


 

Mais le climat de la planète qui est en perpétuel changement donnera à cette aventure un tour nouveau ; elle finira très mal car le temps va commencer à se refroidir au cours du XIIe siècle avec des hivers plus difficiles et des étés de plus en plus courts, si bien que les cultures et le fourrage n’arrivent pas à maturité ; de plus les routes maritimes, qui reliaient cette petite communauté aux autres Vikings, deviennent de plus en plus aléatoires avec des tempêtes plus fréquentes et surtout plus violentes ; leurs frêles bateaux sont obligés très souvent de faire un grand détour vers le sud pour rejoindre l’Islande ou la Scandinavie mettant à mal les fragiles échanges économiques tissés depuis deux siècles.  Le Groenland commence alors à se dépeupler, les quelques colons qui décident de rester sur place souffrent trop souvent du froid et de la faim, le rachitisme fait des ravages et, par-dessus le marché, les Esquimaux, eux-mêmes  obligés de quitter leurs lieux de chasse trop septentrionaux, entrent souvent en conflit avec les derniers Vikings ; après 500 années de colonisations la petite communauté viking s’éteint au début du XIVe siècle dans d’affreuses conditions  humaines d’une lente et cruelle mort.

Les scientifiques actuels ont longuement étudié cette période et les faits évoqués  ci-dessus et ils ont conclu qu’effectivement les températures de l’ensemble de la Terre étaient bien plus élevées au  début de cette colonisation du Groenland, ce qui explique la facilité avec laquelle les Vikings ont pu s’installer ; des recherches faites en Californie montrent aussi que des lacs de montagne avaient des niveaux bien inférieurs  de 10 à 13 m à cette époque par rapport à  ce que l’on connaît de nos jours, signe d’un temps beaucoup plus chaud et surtout beaucoup plus sec. Mais le monde scientifique doit encore continuer les explorations du passé en d’autres lieux pour s’assurer que ce réchauffement médiéval concernait toute la planète ou était limité, comme le pensent certains,  seulement à l’hémisphère nord.

Jean Beck

D’après « Les enjeux du réchauffement climatique » Editions de La Martinière »


 
    4] Les photos d'ailleurs...


Photo de vacances pour l’un, photo de son environnement permanent pour l’autre, voici le coup de cœur de la rédaction !

Avant le grand "nettoyage" par la tramontane, photo de Vendredi au Cap d'Agde (Hérault) le 12/09/12 à 11h00


 
Ciel bleu, photo de Vonguckel à Arboras (Hérault) le 08/09/12 à 16h40


 
    5] Septembre à Haegen, le bilan


Septembre 2012 : encore un mois au-dessus des normales saisonnières 

Avec  une moyenne générale de 16,4° la moyenne 1986/2012 est dépassée de 0,9° et celle de 1961/1985 de 2°; (records 11,1° en 1972 et 18,6° en 1961 et 2006); mon minimum absolu de +6,3° est lui aussi trop élevé (moyenne 4,9° records  -1° en 1972 et +10,5° en 1999), mais bien sûr il y a eu des gelées blanches dans les fonds de vallée ; mon maximum absolu de 30,2° est de 3,5° au-dessus de la moyenne, il n’est dépassé que par les 31° de 1961 et 1962, à l’opposé en 1968, 1992, 1994, 1995, et 2001 la température n’a jamais dépassé 23° en septembre. Il y a eu 7 jours d’été (moyenne 4, records 13 en 1964, 12 en 1987 et aucun à 10 reprises), 1 jour de canicule comme en 1961, 1962, 1964 et 1973 (2 en 1987). 

Il n’a pas plu du tout  lors de la première décade, mais ensuite il est tombé 68 mm, soit 7 de plus que la moyenne depuis 1993 (records 123 mm en 1993 et  21 mm l’an passé) ; 9 jours ont été pluvieux, c’est  2  de  moins que la moyenne (records 4 en 1969 et  22 en 1993) ; enfin 5 journées ont été orageuses , c’est le double de la moyenne (records 7 en 1972, aucun l’an passé et à 6 autres reprises).

Charles

Le mois prochain notre correspondant local vous proposera une mise en bouche avec son bilan de l’hiver 2011/2012, saison que tous les hivernophiles attendent avec impatience. 


 
    6] Les inversions


OBSERVATIONS :

On observe, surtout en automne et en hiver, lorsque le temps est clair et sec, une couche de brume sale qui parait limitée vers le haut La démarcation de cette couche est marquée par des traînées de fumées s'étalant horizontalement : on a l'impression que la fumée ne monte pas. La visibilité s'en trouve nettement réduite. On observe également dans les cuvettes de montagne, une couche de brume à limite supérieure stable, tous mouvements verticaux de l'atmosphère étant visiblement impossibles.

PHYSIQUE :

C'est surtout lors des hautes pressions d'automne et d'hiver que les éclaircies provoquent un rayonnement nocturne. Les couches d'air proches du sol se refroidissent alors fortement. Ainsi stagne au sol de l'air froid, lourd, surmonté par de l'air chaud, plus léger. De la brume se forme dans l'air froid et les températures augmentent anormalement. Et cela, jusqu'à la limite entre l'air froid au sol et l'air chaud en altitude. C'est ce que l'on appelle l'inversion. La diminution régulière de la température atmosphérique se retrouve seulement dans la couche d'inversion. Cette stratification est extrêmement stable.


La couche d'inversion fait fonction de couche isolante, qui empêche la montée aussi bien de l'air chaud venant d'en bas que celle des fumées et des gaz d'échappement. Le principal caractère de l'inversion est le blocage persistant de tous les échanges verticaux. C'est ainsi que, en particulier, dans les agglomérations, la fumée et les poussières s'accumulent au-dessous de la couche d'inversion et provoquent une pollution de l'air qui peut devenir très dangereuse. C'est justement en automne et en hiver, quand le réchauffement diurne n'est pas suffisant pour provoquer des courants ascendants, que des inversions peuvent se produire.

Les inversions ont également lieu en altitude, à cause de l'augmentation de la pression après le passage d'une zone de basse pression et à cause d'un courant descendant. Une inversion permanente existe à la limite entre la troposphère et la tropopause.


 

MÉTÉOROLOGIE :

Les couches d'inversion sont surtout liées aux hautes pressions automnales et hivernales, c'est-à-dire aux situations venant de l'est (anticyclone sur la Scandinavie et cyclone sur la Méditerranée) ou du sud (anticyclone sur l'Europe orientale et dépression sur l'Europe occidentale). Le fait que le Soleil monte peu au-dessus de l'horizon est encore un facteur aggravant en automne et en hiver. C'est ce qui donne lieu au « temps de Toussaint » typique.

Les courants verticaux, d'abord empêchés, recommencent lorsque la pression atmosphérique diminue. C'est par exemple le cas lorsqu'un vent vif pousse une perturbation de l'ouest aboutissant à un changement du temps. Ainsi, les couches d'air sont à nouveau traversées par de l'air frais jusqu'à la couche d'inversion, la nappe de gaz polluants étant ainsi dissipée au-dessus des agglomérations.

PRÉVISIONS :

La montée en ligne droite de la fumée traduit l'évolution normale des températures dans l'atmosphère et caractérise les hautes pressions. Sa déviation traduit en revanche l'existence d'une inversion. Malgré cela, on est en présence d'une situation de haute pression qui peut être très stable. En altitude, il y a en outre du soleil et il fait relativement chaud, tandis que des brumes traînent dans les vallées. On ne doit guère s'attendre à une modification rapide du temps.

Extrait du livre ''Guide de la météorologie'' par Günther D.Roth et Alain Gillot-Pétré

Fabien


 
    7] Le coup de foudre de 6h40


Aux premières heures de la journée de lundi, (24 septembre) un orage très localisé s’est abattu sur le pays de Dabo. A 6h40 pile, le quartier a été secoué par un coup de tonnerre plus violent que les autres. La foudre avait frappé le système de commande électronique de l’horloge du clocher du village, endommageant le mécanisme. L’incident aurait pu passer inaperçu, sauf que les aiguilles, visibles sur les quatre faces de l’édifice, se sont arrêtées précisément à 6h40. Et comme la plupart des Daboisiens règlent leur vie sur ce cadran géant, il y en a qui ont été déboussolés ! Les cinéphiles ont fait le rapprochement avec le film Retour vers le futur, à la petite différence… c’est que le temps ne s’est pas emballé pour autant sur le rocher. Pendant 24 heures, il s’est simplement arrêté à 6h40. 

Info de dernière minute : l’horloge est réparée.

(Edition de Sarrebourg du RL)

Jean-Luc

 
    8] Les photos retenues par le jury


Après une quinzaine assez chaude et ensoleillée, le reste du mois de septembre est resté humide, frais, pas de quoi mobiliser nos reporters !

Le paysage coloré du mois d'octobre se mariera parfaitement avec un ciel ensoleillé ou nuageux, nos reporters en seront les témoins!

Yves


 
1) Pluie, orage, vent fort et éclaircies, lieu Blaesheim le 24/09/12 à 15h30 auteur René du 67

 
2) Signaux de fumée, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord le 10/09/12 à 19h30 auteur Jean Beck

 
3) Le ciel se dore au soleil couchant, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord le 10/09/12 à 19h40 auteur Jean Beck

 
4) Le brouillard arrive, lieu Haegen le 26/09/12 à 08h00 auteur vendredi

 
5) Les couleurs du temps, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord le 30/09/12 à 19h40 auteur Jean Beck

 
6) Beau temps, lieu Innenheim le 17/09/12 à 15h20 auteur René du 67 

 
    9] Le bilan climatique de septembre


SEPTEMBRE 2012: DE SAISON

AU FIL DU MOIS

Après un été très contrasté, caractérisé par un mois de Juin et de Juillet plutôt frais et humide puis par un mois d’août plus ensoleillé et surtout plus chaud avec même un épisode caniculaire, ce premier mois de l’automne météorologique laisse une impression finale comme ayant été relativement ensoleillée et plutôt agréable même si un temps plus changeant par moments pourrait nous faire croire un peu le contraire. Du côté des températures, cela reste un peu au-dessus de la moyenne avec cependant déjà de plus gros contrastes selon les régions, mais rien de plus normal à cette époque de l’année. Ainsi les +30° Celsius ont encore été atteint durant la première décade, tandis que dix jours plus tard les premières gelées se sont déjà manifestées par endroits dans nos campagnes. Ce sont donc de belles journées d’arrière-saison, prenant parfois un aspect d’été tardif, qui ont ponctué la première décade grâce à l’influence sans faille de l’anticyclone ‘Dennis’. Puis le changement a été radical le 11 avec l’arrivée d’une fraîcheur plus automnale, dirigé par une dépression sur la Scandinavie avec à la clef un temps plus mitigé et surtout des nuits de plus en plus fraîches durant cette seconde décade. Ensuite nous avons eu droit à une succession de journées plus ou moins douces avec d’autres moments bien  plus frais et nébuleux et même parfois assez agités, comme le 24 où la dépression ‘Karin’ aura servie de test pour nos anémomètres en vue de la mauvaise saison qui approche.

 


 

TEMPERATURES

D’après la période de référence 1991/2010 la température moyenne, issue d’un panel de plusieurs stations de notre région, devrait se situer autour de 13.8°. Ce mois-ci dans nos stations la température moyenne varie entre 13.9° et 16.9°, avec un excédent plus important en plaine d’Alsace.

Les chiffres du mois : 

Températures minimales

Température minimale absolue et jour : -0.4° à Réding (57) -0.8° à Wimmenau (67) le 20. A signaler aussi -1° à Provenchères-sur-Fave dans le massif  Vosgien ce même jour.

La température minimale la plus élevée et jour : 17.6° à Beblenheim(67) le 4

Nombre de jours avec Tn<=0°C : 1 jour à Wimmenau(67) et  Réding(57)

Nombre de jours avec Tn<=-5°C : /

Nombre de jours avec Tn<=-10°C : / 

Températures maximales

Températures maximale absolue et jour : 31.7° à Monswiller(67) le 10

La température maximale la plus froide et jour : 12.4° à Gros-Réderching(57) le 26

Nombre de jours avec Tx<=0°C : /

Nombre de jours avec Tx>=25°C : 11 jours à Monswiller(67)

Nombre de jours avec Tx>=30°C : 2 jours à Flexbourg, Kintzheim, Monswiller, Sélestat (67), Jarny(54) et Réding, Sarrebourg(57)

 


 

PLUVIOMETRIE

Ce mois-ci nous avons de nouveau de grandes disparités entre la plaine d’Alsace et le plateau Lorrain. En effet la pluviométrie normale pour un mois de Septembre devrait osciller entre 60 et 78mm selon les secteurs.  

Les chiffres du mois :

Cumul minimal de précipitations : 36 mm à Beblenheim et Flexbourg(67)

Cumul maximal de précipitations : 77mm à Gros-Réderching(57)

Nombre de jours avec précipitations: 14 Jours à Réding, Sarrebourg et Gros-Réderching (57)

Quantité maximale de précipitations en 24 heures : 30.8mm à Gros-Réderching le 11


 

ENSOLEILLEMENT

L’ensoleillement normal d’un mois de septembre devrait osciller entre 151 et 166 heures selon les régions, ce mois-ci ce quota aura été largement dépassé puisque la durée de l’ensoleillement atteint 181 heures à Sarrebourg(57), 194 heures à Réding(57) et  205 heures à Sélestat(67), grâce notamment à quelques belles journées durant la première décade. 

AUTRES STATISTIQUES ABSOLUES ISSUES DU RESEAU

Nombre de jours avec neige : /

Nombre de jours avec grêle : 1 jour à Gros-Réderching et Sarrebourg(57)

Nombre de jours avec orage : 6 jours à Réding et Sarrebourg (57)

Nombre de jours avec brouillard : 7 jours à Jarny (54)

Rafale de vent maximale : 88.5km/h à Gros-Réderching (57) le 11 

Fabien

 


 
    10] Remerciements


Merci à Jean, Yves, Charles et Fabien pour leur participation, rendez-vous le 10 novembre prochain

Merci de nous avoir lu

Contact rédaction > jl.feltmann@meteo-reding.com