Association CLI.M.A. 57-67-68
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vendredi, le 10 FéVRIER 2012
Lettre d'informations n°53 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Les dernières nouvelles...


Bonjour à tous,

C’est le retour tardif de l’hiver (le vrai) depuis le 29 janvier avec un peu de neige mais surtout des températures glaciales et ce n'est pas fini puisque des chutes de neige sont attendues en début de semaine prochaine, dans une ambiance moins froide mais plus humide…

Nous souhaitons la bienvenue à la station météo de Jarny (54) ainsi qu'à celle de Rezonville (57) que vous pouvez retrouver dans la rubrique ''Météo en Live''

A noter le retour de la station de Cocheren (57) que vous retrouvez dans la rubrique ''Relevés météo''

Merci à Pascal, Viktor et Gilles de nous avoir rejoint.


 

Nous venons d'apprendre que Fabien de Gros-Réderching et Jean-Luc de Réding sont invités le 23 mars prochain lors de la Journée Mondiale de la Météorologie qui se déroulera dans les locaux de Météo-France à Metz.

Ils y participeront avec grand plaisir et seront les ambassadeurs de tous les passionnés.


 

Depuis début janvier la nouvelle station de Météo-France émet ses premiers relevés, elle est implantée sur la commune de Buhl-Lorraine (proche de l’aérodrome) juste à côté de Sarrebourg et à 4km au sud-ouest de Réding.

Le parc contient les appareils suivant : mesure de la température, de l’humidité, de la pluviométrie et du vent à 10m.

C’est une aubaine d’avoir une station si proche, les deux autres se situant à Phalsbourg et à Danne et Quatre vents toujours en Moselle-sud.


 

Les anniversaires du mois de janvier et début février

Jérôme le 17.01 d’Auriol (13)   « petit coucou à notre webmaster »

Pascal (alias JP54) le 18.01 de Jarny (54)

Gilles le 03.02 de Cocheren (57)

Jérémy le 10.02 de Richwiller (67)

Nicolas le 10.02 de Mulhouse (68) 

Joyeux anniversaire à vous tous de la part du comité


 
    2] Les enseignements du passé


Moins de 20 % des observations réalisées depuis la naissance d’un service météo centralisé en France, au milieu du XIXe siècle, seraient aujourd’hui exploitées. Un programme est en cours pour élargir cette connaissance en rendant de nouveau accessibles quelque 6 300 cartons d’archives de la période 1850-1960. Des documents stockés, à Fontainebleau, dans un bâtiment des Archives nationales fermé depuis 2005 pour cause d’amiante. Deux kilomètres linéaires de cartes, d’atlas et de relevés météo de tous les coins de France et des anciennes colonies, que des spécialistes dépoussièrent page après page et inventorient depuis l’été 2010. 

« On est un peu comme des gamins dans le magasin de bonbons », confie Philippe Dandin, directeur de la climatologie de Météo-France, à l’initiative de ce projet. « Ces vestiges, on savait qu’ils étaient là, mais on ne savait pas trop ce qu’il y avait dedans », ajoute Sylvie Le Clech, qui dirige le site des Archives nationales de Fontainebleau où reposent ces documents depuis les années 1970. Parmi les trésors redécouverts : les premières cartes de prévisions météo, datées de 1857, oeuvres du directeur de l’Observatoire de Paris, Urbain Le Verrier, à la demande de Napoléon III. En novembre 1854, lors de la Guerre de Crimée, une tempête avait détruit en mer Noire trente-huit navires de la flotte franco-britannique. « Le ministère de la Guerre avait dit à l’Empereur que si on avait été capable de prévoir la tempête, on aurait mis les bateaux à l’abri », raconte Mme Le Clech. Le naufrage de la frégate La Sémillante, quelques mois plus tard en février 1855, faisant plus de sept cents morts au large de la Corse, a également contribué au développement rapide du premier réseau de collectes de données météorologiques, avec des correspondants dans toute la France. Des observations que les chercheurs de Météo-France vont maintenant analyser pour enrichir leur base de données climatiques.


 

Mais ils traquent aussi, dans les archives, les descriptions de catastrophes naturelles comme les inondations, tempêtes ou vagues de chaleur, pour répondre aux questions « qu’on nous pose aujourd’hui sur le devenir de ces événements extrêmes avec le changement climatique », souligne Philippe Dandin. « Pour savoir vers où on va, il faut améliorer le diagnostic sur le passé », rappelle-t-il. Et d’insister sur l’importance de s’appuyer sur des relevés quotidiens en la matière, « car une tempête qui balaie la France en deux jours, il n’en reste pas de traces dans un enregistrement sur la moyenne d’un mois ».

Le public devrait pouvoir accéder aux catalogues en ligne de ces archives à partir de 2013, espère Mme Le Clech. Il aura à son tour accès à certaines pépites inattendues, comme ces cahiers d’observations, remontant jusqu’à 1797, annotés et illustrés par un médecin de Sorèze (Tarn), qui tentait de « voir quels types de maladies avaient ses patients en fonction des variations climatiques ». 

Jean-Luc (source 7 Hebdo)


 
    3] Le calendrier naturel


Nos ancêtres vivaient en communication plus étroite avec la nature : ils ne subissaient pas le stress et le surmenage imposé par la vie moderne.

Toutefois, ils étaient dans l'obligation de programmer leurs activités avec une certaine avance pour faire face aux subites variations climatiques, dont dépendait parfois leur survie.De nos jours, nous ne connaissons plus ce type de préoccupations, mais il suffit de remonter quelques années en arrière pour comprendre combien il était complexe de vivre au même rythme que la nature. Les besoins de l'homme étaient scandés par une unité de temps naturelle déterminée par les saisons et les phénomènes météorologiques.Il était nécessaire d'avoir un calendrier afin de pour préparer la terre, semer, récolter, chasser et pêcher. Il fallait en effet planifier l'économie de manière à gaspiller le moins de ressources possible tout en obtenant les meilleurs résultats.L'observation directe des phénomènes naturels fut liée à l'étude de la lune, car c'était à la fois la plus simple et la plus utile. La vie du paysan et du jardinier, comme celle du prêtre, fut rythmée par la succession de ses phases.


 

Celle-ci constituait la première méthode de mesure du temps après celle de l'alternance du jour et de la nuit due à la rotation de notre planète. Ainsi, dans la plupart des calendriers antiques, le calcul du temps reposait sur les lunaisons. Ce fut Jules César qui, avec la contribution de Sosigène, introduisit le calendrier solaire.Les phases de la lune furent étudiées avant son mouvement : elles fournirent ainsi un rythme cyclique et servirent à réguler non seulement la vie agricole, mais aussi la vie civile et religieuse. La première apparition de la nouvelle lune était surveillée avec attention, vérifiée par le grand prêtre et proclamée à son de trompe. Les nouvelles lunes qui coïncidaient avec le changement des saisons étaient les plus solennelles, elles sont à l' origine des "quatre-temps de l'église" (semaine de carême, semaine de Pentecôte, troisième semaine de septembre et troisième semaine de l'Avent. 

Yves (extrait du calendrier lunaire de l'agriculteur)

 


 
    4] Janvier 2012 à Haegen


Encore un mois trop pluvieux et beaucoup trop doux !

Avec  +4,3° de moyenne générale c’est le quatrième mois de janvier le plus doux depuis 1961 à égalité avec janvier  1974; le record absolu étant détenu par janvier 2007 (+6,3 °), suivis par janvier 2008 (+5,1°) et janvier 1975 (+4,7°) ; à l’inverse janviers 1987 et  1985 ont été les plus froids avec respectivement des moyennes de -4,4 et -4,3°. Cette moyenne est de +0,9° sur les 51 dernières années (+0,2° seulement de 1961 à 1985).

Le minimum absolu de -4,1° est le troisième le moins froid relevé en  janvier, à égalité avec  janvier 1984 après les -3° en 1974 et 1975; c’est janvier 1987 qui détient le record opposé avec -18° devant les -17° en 1971 et 1985. La température a été inférieure à -10° à 12 reprises en 1985 et 10 fois en 1963 et 1979.

Il n’y a eu que 10 jours de gel comme en 1974, 2000 et 2008, 31 en 1979, 30 en 1964, 29 en 1963, 28 en 2010 et 5 seulement en 2007 (moyenne 20) ; un seul jour d’hiver comme en 1965, 1984, 1988 et 2008 (moyenne 8), aucun en 1975, 21 en 1963 et 20 en 1987.

Il y a eu 6 jours de neige (moyenne 7), aucun en 1975, 1989 et 1990, le record étant de 20 en 2010 (18 en 1985) ; 3 jours avec sol enneigé contre 11 en moyenne (31 en 1963 et 1979, 28 en 1970, 27 en 1985 et 1987, 26 en 1982 et  2010) ; il est tombé 10cm de neige (cumulée), la norme étant de 15cm, (record 67cm en 1968, 55cm en 1979 et 47cm en 2010 ; aucune trace de neige en 1974, 1975, 1988, 1989, 1990, 1993, 2000, et 2008). La hauteur maximale de neige a été de 6cm (moyenne 11cm), le record date de 1968 (40cm !).

La pluie était présente pendant 20 jours ! (11 en moyenne), record 21 en 1988 et seulement  2  en 1967 ; le total des précipitations a été de 82mm (dont 6mm sous forme de neige), soit 15 mm de plus que la moyenne depuis 1994 ; records 160 mm en 1995 et 18mm en 1996.

Charles


 
    5] Verglas et glace au sol


En hiver, la bruine est particulièrement dangereuse lorsque les températures se situent autour de 0°C car, au contact au sol ou d'objets à sa surface, les gouttes d'eau gèlent. Ce phénomène se produit également dans l'air au contact des avions.

L'arrivée des gouttes de bruine en surfusion sur un sol gelé donne du verglas. Certains hivers, les routes sont recouvertes d'une couche de glace si compacte et si résistante qu'elles se transforment en patinoires. La couche de glace qui se forme sur les pare-brises est si épaisse que les essuie-glaces et le chauffage ne fonctionnent plus.

Dans quelles conditions intervient exactement la congélation de la bruine ?

On assiste d'abord à un phénomène d'inversion de température : de l'air chaud afflue à une altitude comprise entre 1 et 5 km tandis que les couches de l'atmosphère proches du sol ont une température inférieure à 0°C. En traversant ces couches, les gouttes d'eau qui tombent des stratus entrent en surfusion; il arrive même qu'elles restent à l'état liquide à des températures de -20°C à -30°C, mais ce cas est exceptionnel. Dès qu'elles touchent le sol ou un objet gelé, elles se congèlent immédiatement en formant une couche compacte et dangereuse, le verglas.


 

On confond souvent verglas et glace au sol. Qu'entend-t-on au juste par glace au sol ?

a) de l'eau de pluie ou de bruine non surfondue, qui gèle alors qu'elle se trouve déjà au sol.
b) de la neige fondue et regelée.
c) de la neige tassée par la circulation, qui se transforme en glace.

Le verglas et la glace au sol peuvent être présents simultanément. Il se forme tout d'abord une couche de glace sur laquelle le verglas vient se greffer. En revanche, l'eau qui tombe sur une surface verglacée ne se transforme presque jamais en glace. Le véritable verglas est plutôt rare, il n'en n'est que plus dangereux pour les automobilistes comme pour les piétons.

En conclusion :

Le verglas est une couche de glace compacte. Il est dû à l'arrivée de gouttelettes d'eau surfondue au sol ou sur des objets fixes.

La glace au sol est une couche de glace due à la congélation de l'eau au sol.

Fabien


 
    6] Quand la terre fut une boule de glace


La glaciation qui débuta il y a 770 millions d’année

Notre planète a connu de nombreuses phases climatiques, à l’allure parfois extrême, bien avant que la faune et la flore actuelle aient vu le jour. Dans cet article c’est le phénomène des glaciations qui a été retenu.  On connaît des traces de glaciation aux quatre coins du globe et, ce qui est étonnant, les zones prises par les glaces, se trouvaient souvent au voisinage de l'équateur ou des basses latitudes actuelles. Des dépôts glaciaires qui ont été retrouvés sur tous les continents sont le plus souvent accompagnés de sédiments plutôt proches de ceux générés lors des phases climatiques chaudes (qui avaient précédé les périodes glaciaires). Cela voudrait dire que, si l’insolation était alors plus faible à l'équateur qu'au pôle, la Terre aurait dû tourner autour d'un axe plus ou moins complètement couché sur le plan de l'orbite comme c'est le cas d'Uranus par exemple.

La terre aurait été transformée sous la forme d’une énorme boule de neige quasiment « cosmique », sur une durée de plus de 10 millions d'années. On se situe dans notre histoire géologique il y a environ 600 millions d’années, juste avant l'apparition des premiers organismes pluri-cellulaires, à une époque nommée néo – protérozoïque : le froid était tel que même les zones tropicales devaient être gelées. La quasi-totalité des organismes primitifs qui vivaient alors sur la planète avaient donc fini par disparaître. Les glaciers avançaient, les glaces océaniques dérivaient et  la seule activité sur terre était celle des volcans dont les gaz traversaient la surface glacée. Le dégel qui suivit fut, semble-t-il, brutal car il ne prit que quelques centaines d'années, ce qui est rapide au regard de la durée de cette glaciation. Mais il semble qu'une telle inversion brutale du climat s'est produite plusieurs fois pendant cette glaciation, on pense quatre fois de suite entre 770 et 580 millions d'années avant notre ère.

Il y a 770 millions d’années les petits continents issus de la dislocation du continent primitif appelé « Rodinia »  se rassemblèrent près de l'équateur. La température globale diminua, de grandes étendues de glace se formèrent dans les océans près des pôles. La glace réfléchit davantage de rayonnement solaire que les océans encore libres de glace (qui sont plus sombres) qui finirent aussi par s’engorger de glace et ainsi les températures continuèrent à baisser. Le refroidissement continuel finit par envelopper de glace la planète entière. Les températures globales moyennes descendirent jusqu'à -50°C. Après l'emballement de la glaciation les océans se couvrirent d’une couche de glace de plus d’un kilomètre d'épaisseur.


 

La plupart des micro-organismes peuplant les mers du globe périrent sauf ceux qui vivaient près des sources chaudes océaniques. Pendant 10 millions d’années, les volcans libérèrent du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, les températures remontèrent peu à peu jusqu'à la fonte de la glace à proximité de l'équateur. En quelques siècles, ce qui est toujours très rapide à l'échelle géologique, un climat progressivement plus chaud et humide commença par régner sur le monde auparavant entièrement gelé. Les températures de surface finirent alors par atteindre des valeurs très élevées et dépasser les +50 °C : de nouvelles formes de vie peuplèrent la terre lorsque le climat global revint à des conditions plus proches des normales actuelles, ce que l’on appelle  l'explosion de la vie du précambrien. 

Les glaciations suivantes dites « paléozoïques » 

La première glaciation de cette période est représentée dans des vestiges que l’on trouve  au Sahara : des roches moutonnées et striées par les glaces, des moraines, entre autres restes. L’ensemble Afrique, de l’Amérique du Sud, de l’Inde, de l’Antarctique et de l’Australie est alors réuni en un seul grand continent nommé le « Gondwana ». Sur sa partie proche du pôle s'installe une calotte de glace variant de 4 000  à 8000 km de diamètre. Pendant des dizaines de millions d'années, ce glacier connaît un long développement, dont nous ne savons malheureusement pas grand chose. C’est une très bonne illustration des changements climatiques que de savoir qu’un inlandsis fait de glace existait là où se trouve aujourd’hui un énorme désert parmi les plus chauds du monde ! C’est que, et on a pu le démontrer scientifiquement, le Sahara était alors précisément situé au Pôle Sud.

Pendant les 100 millions d’années qui suivirent, il ne semble plus y avoir de très grands glaciers sur la Terre : peut-être parce que les conditions géographiques ne s'y prêtaient plus par suite de la dérive du « Gondwana », ou peut-être simplement parce que leurs traces ont disparu de nos jours. Puis, des glaciations très importantes se produisirent encore entre 300 millions et 250 millions d’années (pour les ères géologiques du carbonifère supérieur et du permien inférieur) ; les grandes calottes de glace réapparurent sur le « Gondwana » à la fin du carbonifère pendant plus de 90 millions d’années. Cette fois-ci ce n'est plus l'actuelle région saharienne qui se trouvait au voisinage du pôle mais c’est l'Afrique du Sud, l'Inde et l'Antarctique. De grands glaciers s'y développent : des icebergs s’y détachent dans le grand golfe où s'accumulent les sédiments qui formeront plus tard la chaîne du Cap en Afrique et le plateau du Paraná - Rio Grande en Amérique. Ces glaciers n’ont probablement pas tous existé en même temps, ils ont pu apparaître et disparaître des nombreuses de fois : en Australie, on trouve une succession de cycles glaciaires - interglaciaires d'une durée moyenne comprise entre 200 000 et 2 millions d’années. C’est dire la complexité de la reconstitution du climat de la terre dans les ères géologiques si lointaines sur une planète qui change aussi sa physionomie avec la dérive des continents! Mais cela relativise également notre appréciation du climat actuel, en évolution constante…. Et d’autant plus à l’heure où nous vivons une belle vague de froid de fin d’hiver 2012 avec un mercure qui s’est abaissé localement à -20°C.

D’après Sylvain Couterrand : Histoire du climat de la terre 

Jean Beck


 
    7] Les photos du mois de janvier


Nous l'avons échappé bel ! en effet la neige est là et de belles photos vont pouvoir orner notre newsletter !

Un peu frileuse cette fin de Janvier, un peu comme le nombre de photos de nos chers reporters, mais nous comptons sur le retour de vacances de certains.

Hopla à vos APN !

Yves

 


 
1) Beauté de la nature, lieu Aubure (68), le 14/01/12 à 08h00 auteur Arnaud 67

 
2) Température négative toute la journée, lieu Wingen sur Moder, le 30/01/12 à 17h20 auteur Jean Beck

 
3) Première vrai gelée, lieu Illkirch-Graffenstaden, le 14/01/12 à 10h10 auteur René du 67

 
4) Chutes de neige, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord, le 30/01/12 à 17h00 auteur Jean Beck

 
5) Les chemins prennent les bonnes couleurs de l'hiver, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord, le 30/01/12 à 17h30 auteur Jean Beck

 
6) Dégat du vent violant Andréa, lieu Duttlenheim, le 10/01/12 à 12h30 auteur René du 67      

 
    8] Bilan climatique du mois de janvier dans nos régions


Janvier 2012 : DOUX DEVANT ET REFROIDI DERRIERE… 

Au cœur de l’hiver ce mois de Janvier aura été une fois de plus doux et humide, particulièrement turbulent a été la première décade ayant débuté sous une douceur extrême, en effet le jour de l’an a été l’un des plus doux depuis de nombreuses décennies. Dans un flux de sud-ouest cet air très doux s’est infiltré sur nos régions à l’avant des dépressions ULLI et ANDREA qui ont traversé respectivement nos régions le 3 et le 5 en s’accompagnant de vents violents avec des rafales de l’ordre de 89km/h enregistré à Sarrebourg (57) et 88km/h à Kraft (67) et avec de fortes pluies, en témoigne les 27mm en 24heures de Flexbourg (67) occasionnant même quelques inondations par endroits sur des sols gorgés d’eau. Ensuite un court épisode plus hivernal ou plutôt plus conforme à la saison s’est installé en milieu de mois avec de fréquentes gelées durant les nuits mais sans réelle chute de neige en plaine. Cet intermède plus froid a de nouveau été vite relayé par la douceur océanique et il aura fallu attendre la toute fin de mois pour voir débuter cette fois-ci une véritable vague de froid par l’Est en liaison avec l’anticyclone COOPER qui a dirigé progressivement de l’air continental arctique vers nos régions. A notez que cet hiver particulièrement doux jusqu’à présent a réveillé prématurément la végétation de son sommeil hivernal, en effet par endroits les perce-neige et crocus ont pointé le bout de leur nez dès le début de mois, certains ramasseurs de champignons en Moselle ont même fait une récolte totalement inespérée après le nouvel an.


 

TEMPERATURES


Les températures moyennes sont comprises entre 2.6 et 4.5° Celsius selon les stations, ces dernières sont supérieures à la normale avec un excédent d’environ 2.5° selon les secteurs par rapport à la normale climatologique. Le nombre de jour avec une gelée varie entre 9 et 15 jours selon les stations (normale de 14 à 18 jours). Les plus fortes gelées ont été observées vers la fin de la seconde décade, le nombre de jour avec des gelées permanentes n’excède pas 2 jours (normale de 5 à 8 jours) et se produisent en fin de mois. En région de plaine, la température minimale absolue a été relevée à Wimmenau (67) avec -9.4° le 18. La température maximale absolue a été relevée à Monswiller (67) avec 14.3° le jour de l’an. La température minimale la plus élevée a également été relevé à Monswiller avec 11.2° le 1er. La température maximale la plus froide a été relevée à Gros-Réderching (57) avec -1.4° le 31. Ces valeurs sont bien entendu moindres dans nos stations situées en région de montagne.

 

PLUVIOMETRIE


Les cumuls pluviométriques, à de rares exceptions près, sont globalement excédentaires, les cumuls du mois varient entre 43mm à Gries (67) et 226mm à Provenchères-sur-Fave (88) pour une normale qui devrait se situer entre 67 et 86L/m² selon les secteurs. C’est la plaine d’Alsace qui a été la moins arrosée, les valeurs les plus élevé sont répertoriées sur le massif Vosgien où les précipitations sont plus importantes par effet orographique. Les plus fortes précipitations journalières se sont produites au passage des coups de vents lors de la première décade. Avec toute cette agitation nous avons également observé la présence de quelques orages d’air froid.  A noter l’absence de couche de neige au sol en région de plaine jusqu’en toute fin de mois.

 

ENSOLEILLEMENT

Le quota d’ensoleillement d’un mois normal devrait varier entre 39 et 49 heures selon les secteurs. Ce mois-ci au cumul il est proche ou parfois légèrement supérieur à ces normales selon les disparités régionales et nous relevons 39heures d’insolation à Réding, 43heures à Sarrebourg, 59heures à Sélestat (avec deux jours de relevés manquants) et 62heures à Krafft. 

Fabien


 
    9] Remerciements


à tous les participants de cette édition.

Contact > jl.feltmann@meteo-reding.com