Association CLI.M.A. 57-67-68
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mardi, le 10 JANVIER 2012
Lettre d'informations n°52 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] Les dernières nouvelles...


Bonjour à toutes et à tous,

Jean (Wimmenau), Fabien (Gros-Réderching), Daniel (St Jean Kourtzerode), Jérôme (Molsheim), Xavier (Kintzheim), Jérôme (Auriol), Arnaud (Sélestat), Jean-Luc (Réding), Sébastien (Enchenberg), Yves (Flexbourg), Thierry (Corny/Moselle), René (Illkirch) soit toute l'équipe de CLIMA, vous souhaitent une Bonne et Heureuse Année 2012.

Suite à une demande de certains propriétaires de stations en Lorraine, le comité a décidé d'ouvrir le réseau des stations amateurs aux départements du 54 et 88. Une première station vosgienne a déjà rejoint notre réseau avec Provenchères sur Fave dont le propriétaire est Thierry que nous remercions. 

Si d'autres stations sont intéressées qu'elles n'hésitent pas à rejoindre le réseau Clima.  


 

Nous souhaitons un très bon anniversaire

à Florent le 17.12.11 (alias Vonguckel) de Blandas (30)

à Kévin le 30.12.11 de Molsheim (67)

à Sylvain le 01.01.12 (alias Romèze) de Bust (67)

à Xavier le 06.01.12 de Kintzheim (67) "notre bien sympathique secrétaire"

                                                            


 
    2] Avalanche au Hohneck


En fin décembre 1999, suite à la tempête Lothar, les vents violents avaient formé des plaques dites "à vent". Puis il a reneigé. Ces formations, véritables pièges cachés au sein du manteau neigeux ont provoqué quelques semaines plus tard, plusieurs avalanches mortelles.
On peut ajouter que tout début décembre 2005, une forte avalanche de plaques avait emporté deux skieurs dans le Wormspel: cirque du massif du Hohneck. Les deux freeriders, bien équipés, s'en étaient sorti sans dommage.


Ces avalanches de plaques sont dues à la qualité de la neige et surtout au vent, plus qu'à la quantité ou épaisseur moyenne de neige.

(photo de droite prise en janvier 2006)

Le récit de Pierre-Marie David (alias Catlino) c'est ici 


 
    3] L'humanité face au climat


LE FROID

L'homme n'est pas naturellement adapté au froid extrême, et il a dû créer ses propres microclimats pour survivre dans les régions glacées.

L'homme a une faible résistance au froid. Sans vêtements, nous produisons un surcroît de chaleur et frissonnons déjà à 15°C. Les pertes caloriques du corps conduisent à l'hypothermie - une température corporelle inférieure à la normale -; qui provoque une prostration mentale et physique progressive et peut être fatale.

SE PROTEGER CONTRE LE FROID

La meilleure protection contre le froid est une couche graisseuse sous-cutanée bien répartie. La production de chaleur corporelle est proportionnelle à la masse du corps, alors que la perte de chaleur est proportionnelle à la surface de celui-ci; aussi, vous conserverez mieux votre chaleur si vous êtes lourd et trapu. C'est pourquoi les enfants sont si vulnérables à l'hypothermie. Contrairement à notre capacité à nous adapter rapidement à un climat chaud, nous sommes généralement incapables de nous adapter au froid. La réponse la plus efficace est de nous habiller et de nous abriter pour créer un microclimat chaud et protégé. Toutefois, nos mains et nos pieds semblent avoir une certaine adaptabilité, et des expériences ont montré que les gens travaillent dans des conditions de froid intense sont capables de s'acclimater partiellement. Lors d'une exposition répétée au froid, les vaisseaux sanguins des mains et des pieds développent la capacité de se dilater un peu plus et de conserver une certaine tiédeur. C'est un processus long et, lorsqu'on visite un pays froid, il vaut mieux compter sur un équipement adéquat pour se protéger.


 

VIVRE AUX PÔLES

Les régions polaires ont le climat le plus inhospitalier de la Terre et fournissent l'un des meilleurs exemples d'acclimatation des hommes à un climat extrême. Les populations indigènes du cercle polaire arctique, comme les Inuits, ont développé un mode de vie qui leur permet de survivre à des hivers extrêmement froids. Bien qu'ils disposent de certains atouts, notamment une couche graisseuse épaisse et un corps râblé, c'est leur capacité de créer un microclimat qui s'avère décisive pour leur survie. Depuis quelque sept mille ans, leur habillement, leurs abris et leur régime alimentaire spécifiques leur ont permis de maintenir une économie de subsistance fondée sur la chasse et la pêche.

CREER UN MICROCLIMAT

La priorité dans ce domaine est accordée à l'habillement. Vêtements, moufles et bottes faits de peaux et de fourrures protègent de températures atteignant -60°C. La tente est un abri traditionnel en Arctique. Recouverte de peaux de caribou ou de renne, elle maintient une température convenable pour ses occupants par la nuit d'hiver la plus glaciale avec la seule aide d'un petit feu. L'autre abri polaire est l'igloo, construit avec des blocs de neige gelée. Sa conception fait un usage efficace des matériaux disponibles et fournit un espace vital maximal pour une surface et des pertes de chaleur minimales.

S'ALIMENTER AUX PÔLES

Les Inuit mangent de grandes quantités de graisse animale et aucun légume frais. Ce régime alimentaire n'est généralement pas considéré comme sain, mais il apporte beaucoup d'énergie pour combattre le froid. Les Inuit ont un pourcentage moins élevé de maladies de cœur que les populations des pays industrialisés, qui mangent beaucoup de viande grasse. C'est peut-être à cause de la forte proportion d'huile de poisson dans leur alimentation, qui réduit apparemment les risques cardio-vasculaires tout en les protégeant du froid-extrême.


 

C'EST UN VENT GLACIAL...

L'association du vent et de basses températures augmente bien plus que les pertes caloriques de la peau non protégée que ne le suggère la seule lecture du thermomètre. La mesure utilisée dans les pays froids pour exprimer ce phénomène est l'indice de refroidissement dû au vent. Des expériences conduites en Antarctique ont permis d'estimer le risque de gelures : en dessous de -30°C, il y a un risque bien réel; en dessous de -50°C, la chair gèle en une minute environ. En Amérique du Nord, ces chiffres sont utilisés pour prévenir les gens du danger encouru. Dans des zones plus chaudes, ces données peuvent être trompeuses, surtout quand la température réelle est positive. Ainsi, une température réelle de 4°C, associée à un vent de 50 km/h, donne une température apparente de -11°C. Comme on l'imagine, il n'y a pas de danger d'être gelé; néanmoins, les grimpeurs et les skieurs doivent rester sur leurs gardes car, bien que le froid puisse leur sembler mordant, la neige fondra rapidement, et sur les pentes neigeuses escarpées, le risque d'avalanche sera très important.

Extrait du Livre « Guide pratique de la Météorologie » par Jean Pierre Beysson

Président-Directeur général de Météo-France 

Fabien


 
    4] Libérer les riviéres


Pendant des dizaines d’années, les rivières ont été systématiquement aménagées voire recalibrées. Leurs rives ont été bétonnées, les zones humides « assainies » et récupérées pour des activités humaines, l’eau a été captée pour l’irrigation des cultures : conséquence, des crues et des inondations difficiles à contrôler, et la disparition d’espèces animales et végétales qui vivent en fonction des rivières.

Or, « les crues sont essentielles à la respiration des fleuves », souligne le WWF, Fonds mondial de la nature organisateur d’un récent Forum "Vivre avec les crues". Elles permettent de nettoyer le lit des fleuves, de recharger les nappes alluviales, « essentielles pour le stockage et l’épuration de l’eau », de remodeler les habitats des espèces qui « ont besoin de ces perturbations», telles la sterne ou le brochet.

« Les oiseaux ont besoin de rives riches, de bras morts », dit Jean-René Malavoi, de l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques), qui poursuit : « Les zones humides peuvent jouer le rôle d’éponge, favorisant la dissipation de l’énergie des crues ». 

Selon l’ONU, un milliard de personnes vivent dans des zones très exposées aux inondations, et leur nombre devrait doubler d’ici 2050. Sans compter la multiplication des événements extrêmes résultant du changement climatique, a rappelé Jean-Stéphane Devisse, directeur des programmes du WWF, qui invite à « anticiper, le plus en amont possible ». Les coûts directs des inondations se chiffrent entre 100 millions et 1 milliard d’euros pour les plus récentes, selon Nicolas Bouduceau, directeur scientifique et technique du Centre européen de prévention du risque d’inondation. Sans oublier les conséquences indirectes (logements provisoires, insécurité, dysfonctionnement des transports et des hôpitaux…)


 

« Les rivières ont besoin d’espace, selon M. Malavoi, pour leur permettre d’éroder leurs berges », qui suggère de laisser une zone d’expansion naturelle aux crues, afin de permettre la réalimentation des nappes, de favoriser l’épuration des composés azotés grâce aux forêts qui les longent…

Nombre d’établissements publics ou collectivités locales se sont engagés dans des programmes pour restaurer les rivières dans leurs droits. Pour protéger l’agglomération grenobloise, on prévoit, à l’échéance 2022, de diriger les crues vers certains territoires, de créer des hectares de forêts alluviales et de restaurer des annexes fluviales.

En application du plan Loire, qui préserve des zones naturelles d’expansion des crues, des usines ont été déménagées hors des secteurs nondables. Un plan de prévention des risques naturels d’inondation est en cours pour la rivière Yzeron, dans l’agglomération lyonnaise.En Suisse, le gouvernement travaille à la mise en œuvre d’une « troisième correction du Rhône », la première datant du XIXe siècle, après une crue et des inondations mémorables. Les travaux, qui devraient durer plusieurs dizaines d’années, devraient permettre au fleuve de recouvrer une part de son espace de liberté.

La Grande-Bretagne a lancé le programme Making space for water (donner de l’espace à l’eau), et les Pays-Bas Working with water (travailler avec l’eau), qui restaure les espaces alluviaux. 

Jean-Luc (source 7 hebdo)


 
    5] Les vendanges de plus en plus tôt ?


Etude sur les vins d’Alsace (crémant et vin tranquille)

L’étude a été réalisée chez une viticultrice de Bergbieten (67) dans la période de 1984 à 2011.Viticultrice indépendante, les raisins ont été cueillis à parfaite maturité, par conséquent la date de début des vendanges peut être prise en compte avec certitude.

(consultez le graphique de droite) 


 

En conclusion : 

Pour les crémants la tendance est à 30 jours plus tôt, les vins tranquilles 25 jours plus tôt. 

En résumé, en 28 ans, les vendanges ont commencé presque un mois plus tôt. 

On notera au passage 2 faits marquants, la canicule 2003 où les vendanges du crémant ont commencé le 27 août (239 e jour), pour les vins tranquilles, record en 2011, vendanges le 6 septembre (249 e jour).

L’année 2011 serait la plus chaude depuis une centaine d’année, les résultats de cette étude auraient tendance à le confirmer.

(consultez le graphique de gauche) 

Yves               


 
    6] Bilan de décembre et de l'année 2011 à Haegen (67)


Décembre 2011 : un mois très humide, le plus doux depuis plus de 51 ans ! 

Sa moyenne

De +5,8° pulvérise le précédent record de +5,1° en 2006 ou de +5° en 1974 et en 2000, c’est  4,2° de plus que la moyenne 1960-2011! Le record opposé était de -3° en 1969 et de -2,8° en 1963 (-0,9° l’an passé).

Records  

La moyenne des maximales (+8,3°) contre +7,7° en 2006 (moyenne 3,8°mais  -1,3° seulement en 1969)

la moyenne des minimales (+3,2°) contre +3° en 2000 (moyenne  -0,7° et -4,8° en 1969, -4,6° en 1962 et  1963).


 

Records absolus également pour :

 > le nombre de jours de gel : 3 contre 18 en moyenne (précédent record 6 en 1988), 29 en 1963 et 1968

>  le nombre de jours d’hiver (jour où la température ne dépasse pas 0°) : aucun comme en 1974, la normale étant de 7 et le record de 22 en 1969.

> le minima absolu : -1,1° seulement (-9° en moyenne), le précédent record étant de -3,2° en 2006 et à l’opposé  -16° en 1973 et 2009.

 

Autre faits remarquables :

Le nombre de jours de pluie : 23 contre 11 en moyenne (record 24 en 1974 et 1 seulement en 1960) et les 171 mm de pluie (moyenne 92 mm depuis 1993), record : 217 mm en 1993 et 1999 ; il ne tomba que 34 mm en 2006.

Rien de spécial en ce qui concerne les 8 jours de neige, les 2 jours avec un sol enneigé, les 5 jours de brouillard, les 9 cm de hauteur de neige cumulée ou les 3cm de hauteur de neige maximale.

Enfin le maxima absolu de +13,8° est supérieur de 1,6° à la moyenne, mais très loin du record de +19° en 1989 ou même des  +16° en 1983 et 1985.


 

Bilan de l’année 2011 à Haegen (température et pluviométrie)

L’année 2011 est la plus chaude depuis le début de mes relevés en 1961 (moyenne : 9,8°).

Sa moyenne de  12,1° bat les 12° du précédent record  de  2000 et 2007 ; à l’opposé,  1963 était l’année la plus froide avec seulement  7,9° de moyenne. Ce sont surtout les mois d’avril et de décembre qui sont beaucoup sortis des normes ; mai, septembre et mars ont dépassé les moyennes sensiblement aussi ; juillet a été le seul mois déficitaire, et faiblement.

Avec 625 mm de précipitations c’est une année  sèche (il ne faut pas retenir que le mois de  décembre pourri !), la moyenne depuis 1994 est de 808 mm, il manque donc environ 23% de pluie. C’est en novembre que le déficit pluviométrique a été exceptionnel ; la sècheresse a sévi sans interruption de janvier à mai inclus, ainsi que de septembre à novembre ; à l’opposé décembre, très humide a compensé une partie du déficit annuel ; avec 1087mm, 1995 a été l’année la plus arrosée d’après mes relevés pluviométriques.

Curieusement, le nombre de jours de pluie est, lui en excédent…. ! Mais 16 jours de plus sur une moyenne de 176 (presque 1 jour sur 2 !), ce n’est que  9% de plus; en décembre il a plu souvent, et rarement en novembre ;  en 2011 lorsqu’il pleuvait, il ne pleuvait pas beaucoup en moyenne.

(consultez le tableau à droite)

Charles


 
    7] Météo : du jamais vu en Lorraine !


Une douceur hivernale exceptionnelle, un automne sec, un été anormalement pluvieux et un printemps incroyablement chaud, la Lorraine vient de vivre une année météorologique folle. La plus chaude jamais enregistrée ! 

C’est un bilan déconcertant. De quoi mettre à mal les certitudes des météorologues les plus chevronnés.

Le fait du jour 

« On vient de vivre une année atypique », reconnaît Thierry Thouvenin, directeur départemental Météo France pour la Moselle. « Une année exceptionnelle au vu des records battus », ajoute son collègue nancéien Gilles Gallet, directeur territorial en Lorraine (Meurthe-et-Moselle, Meuse et Vosges). 

2011 a effectivement fait une entrée fracassante dans les statistiques de l’établissement public. « En Lorraine, comme au niveau national, il s’agit de l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis 1921», détaille Gilles Gallet. 11,8°C à Metz, 11,6°C à Nancy et 10,9°C à Epinal, jamais de telles moyennes n’avaient été enregistrées. « Cela fait de 1,1 à 1,6 degré supplémentaire par rapport à la normale. » Mais là où les surprises commencent, c’est quand on se penche sur les détails de ce record : « Tous les mois sont excédentaires sauf… juillet. »

Qui remporte la palme du mois de juillet le plus frais depuis trente ans en Lorraine! Un déficit estival largement compensé par un printemps (mars-avril-mai) qui restera dans les annales. « C’est le plus ensoleillé jamais enregistré à Metz. On a recensé 760 heures d’insolation, alors que la normale est de 503. Le mois de mars a, par exemple, été plus ensoleillé que celui de juillet, avec 205 heures contre 153 », détaille Thierry Thouvenin. « Notre printemps a été un véritable été », résume son confrère meurthe-et-mosellan. Et on pourrait presqu’en dire autant pour l’automne (septembre-octobre-novembre) « le deuxième le plus chaud depuis 1921. »

 


 

Un décembre pluvieux mais très chaud 

Forcément, il en découle une pluviométrie très en deçà de la moyenne : « On est déficitaire d’environ 20 % suite à ce printemps très sec », indique Gilles Gallet. En avril, Nancy n’a été arrosée que par 8 mm (1l d’eau par m²) de pluie contre une normale de 48. Le mois de décembre a en revanche largement contribué à réajuster la moyenne : « La pluviométrie y est 2,2 fois supérieure à la normale », détaille Gilles Gallet. « A Metz, c’est le quatrième mois de décembre le plus pluvieux depuis 1946 et le cinquième le plus chaud avec 5,6°C de moyenne alors que la normale est de 3,1°C. Il n’y a eu que quatre jours de gel, contre 13 pour la normale. »

Les météorologues sont en revanche moins loquaces au moment d’analyser le phénomène. Difficile cependant d’ignorer le réchauffement climatique : « Nous avions assisté à un refroidissement de la fin des années 40 à celle des années 70. Depuis, cela ne cesse de grimper.» Ce que confirme Gilles Gallet : « Les treize années les plus chaudes se situent dans les quinze dernières années. » Ce qui le pousse à ce raisonnement : « Je ne veux pas parler de dérèglement climatique mais ce qui est sûr, c’est qu’un équilibre s’est rompu. Avant, on pouvait compter sur des cycles qui se répétaient et qui étaient bien marqués. » Aujourd’hui, jamais l’expression « il n’y a plus de saisons » n’aura été autant d’actualité.

Jean-Luc (source RL du 05.01)


 
    8] Les photos de décembre retenues par le jury


Malgré certains privilégiés la neige a fait défaut en ce doux mois de décembre. Cela n'a pas empêché certains de prendre quelques photos de végétation givrée ou enneigée, à s'y méprendre avec une plantation de coton!

Le réchauffement est donc si important? 

De beaux clichés ont tout de même coloré ce mois de décembre assez monotone !

Yves


 
1) Le givre commence à fondre, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord, le 11/12/11 à 09h40 auteur Jean Beck

 
2) Les couleurs de l'hiver sur un plateau d'automne, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord, le 11/12/11 à 10h00 auteur Jean Beck

 
3) Ma dernière rose gelée, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord, le 11/12/11 à 09h50 auteur Jean Beck

 
4) Dernières couleurs d'automne, lieu Illkirch-Graffenstaden, le 01/12/11 à 16h10 auteur René du 67

 
5) L'hiver frappe à nos portes, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord, le 11/12/11 à 09h30 auteur Jean Beck

 
6) Bonne Année 2012, lieu Wimmenau parc des Vosges du nord, le 31/12/11 à 22h00 auteur Jean Beck   

 
    9] Le bilan climatique de décembre dans notre région


DECEMBRE 2011 : TROP DOUX ET TRES HUMIDE…

Ce mois de décembre a été trop doux, anormalement humide et très perturbé, quel contraste avec le mois de novembre extrêmement sec et anticyclonique que nous avons vécus ! En effet de forts contrastes thermiques sur l’atlantique Nord ont favorisé la formation de plusieurs vastes zones de basses pressions. Ces dépressions ont circulé très rapidement d’Ouest en Est sur toute l’Europe du Nord entretenant ainsi constamment un régime de douceur océanique sur nos régions avec une succession de perturbations pluvieuses et venteuses. A noter également le 16 décembre le passage de la tempête « Joachim» qui a causé quelques dégâts par endroits, cette tempête a été accompagné par des pluies abondantes à l’origine de quelques inondations localement. Bien évidement ce flux d’ouest à sud-ouest dominant n’a laissé aucune chance à des perspectives hivernales bien typées telles que nous en avons connus à gogo durant le mois de décembre 2010. Ainsi ce mois de Décembre 2011, très humide, a été pauvre en jour de gel et en jour de neige en région de plaine, les fêtes de Noël se sont déroulées sous un temps humide et doux, très loin des rigueurs hivernales que nous avons connus l’année dernière à la même époque.


 

TEMPERATURES 

Ce mois de Décembre est au final le 11ème mois de l’année 2011 qui s’achève avec une anomalie thermique positive,  pour rappel seul le mois de Juillet 2011 a été plus frais que la normale. Durant ce mois l’écart par rapport à la normale se situe entre 2.2 et 4.5° selon les stations, encore plus doux ont été les mois de Décembre 1918, 1934, 1974 et plus récemment 2006. Encore plus parlant, la température moyenne de ce mois de décembre 2011 a été supérieure d’environ 7° à la température moyenne du mémorable mois de Janvier 2010.


 

PLUVIOMETRIE 

Avec ce mois de Décembre très arrosé les cumuls pluviométriques sont également fortement excédentaires, par endroits on a relevé plus du double des précipitations habituelles. La moyenne d’un mois de Décembre devrait osciller entre 76 et 98mm selon les secteurs. Globalement les stations de notre réseau ont relevé entre 150 et 200mm, localement même un peu plus, ce qui sauve en quelque sorte le bilan pluviométrique de l’année 2011 qui reste malgré tout déficitaire d’environ 15%. A noter que les sols sont également gorgés d’eau avec toute cette pluie tombée en quelques semaines.


 

ENSOLEILLEMENT 

Cette année 2011, au bilan final plutôt bien ensoleillé, s’achève tout de même par une note finale teintée de gris dû à un temps bien souvent maussade durant ce dernier mois de l’année. Mais rien de plus normal pour un mois de plein hiver durant lequel les jours sont déjà très courts, en effet l’ensoleillement moyen d’un mois de Décembre devrait osciller entre 38 et 45heures selon les régions, ce mois-ci il varie dans nos stations entre 24 et 44 heures, la plaine d’Alsace étant un peu privilégiée par rapport au restant de la région.

Fabien


 
    10] Remerciements


à Pierre-Marie, Fabien, Charles, Yves pour leur participation à ce premier numéro de l’année 2012.

Vous aussi chers lecteurs vous pouvez participer pourquoi pas à la prochaine newsletter en envoyant à la rédaction vos articles ayant un rapport avec la météo. 

Contact > jl.feltmann@meteo-reding.com