Association CLI.M.A. 57-67-68
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jeudi, le 10 AVRIL 2008
Lettre d'informations n°10 - CLI.M.A. 57-67-68


Nouveautés et informations sur l’association CLI.M.A. 57-67-68,
météo, climato et photo en Alsace-Moselle.


    1] L'administratif


La prochaine réunion du comité aura lieu courant juin.

Un nouveau adhérent a rejoint l’association anciennement correspondant Mr Roszak Gilles

 
    2] La vie de notre site : www.clima.fr


Projets réalisés :
Création de la rubrique "La météo en live" avec la publication en temps réel des données de 9 stations sur les 3 départements. N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez que votre station rejoigne le réseau ! Si vous possédez WsWin ou Weatherlink, votre participation à "La météo en live" est possible.
Ajout du calendrier des événements climatologiques, conjointement avec le calendrier des activités.

Projets en cours (week-end du 12-13 avril)
Mise en place des prévisions Alsace-Moselle
Améliorations sur la rubrique "La météo en live"


 
    3] Les sorties et rencontres de l'association


Assemblée Générale du 5 avril 2008

La petite synthèse de notre président:
Les Hautes Pressions centrées sur Saverne ont maintenu un temps radieux sur l’Assemblée Générale de l’association CLIMA,

 

l’ensemble des participants s’est réjoui de vivre sous un climat revigorant, dans une atmosphère détendue et dans une convivialité sans nuages ……au soleil de nos idées. Cet évènement a été arrosé lors d’une sympathique collation tandis que le vent du large soufflait sur l’esquif de nos projets …….. Mais au dehors, c’était autre chose.

Jean-sébatien Beck

Le sujet sur le forum de cette rencontre:  http://www.clima.fr/forum/viewtopic.php?t=176


 
Visite du centre régional de Météo France à Illkirch

Date: un Mardii après-midi de mai , la date précise vous sera communiquée dans les nouveautés du site

 
Sortie avec les passionnés de méteo d'un petit Nord-Est de la france.

Date: le samedi 31 mai à partir de 10h30 à Colmar

Organisé par Judd pour les membres d'infoclimat et Jean-sébatien Beck pour les membres de l'association

Programme:

Une journée ballade et visites sur le massif volcanique refroidi unique en Europe LE KAISERSTUHL (DE) avec repas tiré du sac et repas du soir au POUSSIN VERT de Colmar.

Cette sortie s’inscrit dans les activités de l’association.

MENU 15 EUROS

1 menu complet hors boissons. (1 plat + 1 dessert)
Il est bien convenu que le menu choisi correspondra à l'ensemble du groupe.

PLATS
1) 1/2 coquelet au riesling et champigons + pâtes Alsaciennes
OU
2) Jarret de porc sur choucroute, sauce munster + pommes sautées

DESSERTS

3) Kougelhopf glacé au marc de Gewurtz
OU
4) Tarte fine aux pommes - glace cannelle.

Les inscriptions peuvent se faire par le biais de notre association à partir de l'Assemblée Générale de CLIMA le 5 avril à Saverne

 
    4] Synthèse du temps du mois de mars


Un mois plutôt contrasté, avec des périodes bien tranchées :

Ce mois de mars nous a fait connaître des chauds et des froids, avec des écarts de températures assez importants, souvent de plus de 20°C en une journée localement.
Les températures ont été légèrement inférieures aux normes de saison d’environ 0,5°C, même écart avec celles de 2007. Donc rien d’exceptionnel si ce n’est les extrêmes des minimales et des maximales qui ont pu dépasser une amplitude de 30°C sur le mois par endroit.

Question pluviométrie, les précipitations ont été généreuses, en gros proches de celles de l’an dernier, mais supérieures de beaucoup aux normes de saison, par endroit de plus de 100%.
Comme l’hiver 2008 a été « arrosé » d’une manière presque conforme aux normes de saison, mars 2008 a été un apport en eau appréciable (en 2007 par contre, de janvier à mars, les cumuls ont été très volumineux sur ces 3 mois –suivis, je vous le rappelle, par un mois d’avril presque sans précipitations) pour les cultures et la nappe phréatique, nous ne nous en plaindrons donc pas.

 
Le déroulement :

Petite offensive pluvieuse du 1er au 2 mars : liée à la dépression « Emma » une perturbation très active arrose copieusement notre région dans la douceur ; le vent fort à dominante Ouest est également de la partie ; cette perturbation est suivie d’une traîne tout aussi active !

du 3 au 6mars poussée anticyclonique : temps encore agité se refroidissant rapidement sous un vent fort à dominante NO ; la neige est de retour les 4 et 5 mars tenant au sol à très basse altitude ; les gelées nocturnes sont également de retour avec une très rapide remontée de la pression car l’anticyclone Herbert s’étend depuis l’Atlantique sur notre région.

 
à partir du 7 et jusqu’au 9 mars la fraîcheur, voire le froid, règnent la nuit et en matinée.
Par contre les températures maximales sont en nette hausse l’après-midi, un contraste qui ne fait que durer quelques jours marqués également par des bruines ou pluies fines sporadiques ; le vent est à dominante OSO dans cette période.

A partir du 10 et jusqu’au 17 mars débute une période beaucoup plus douce
Le 10 mars, le temps est marqué par une perturbation liée à la dépression « Inge » suivie par la dépression « Johanna ». Le temps tourne à la tempête les 11 et 12 mars avec du vent très fort mais aussi des pluies torrentielles le 12 mars. Plusieurs autres perturbations plus atténuées vont passer sur la région sous un vent à dominante SO. L’optimum de la douceur est atteint le 15 mars avec des températures comprises entre 15 et 20 °C

 
du 18 au soir au 26 mars retour du froid à cause de l’anticyclone de l’Atlantique qui réussit un blocage :
à cette occasion de l’air polaire très froid s’engouffre sur l’Europe de l’Ouest et un refroidissement très important se fait sentir dès le 18 mars au soir . La neige refait son apparition et réussit même à tenir au sol, parfois jusqu’en plaine ! Ces passages pluvio-neigeux sont liés à la dépression « Melli » le 21 mars et à « Olinde » le 23 mars.
L’optimum de cette période froide est atteint le 24 mars avec de fortes gelées par endroit ; le vent dominant passe de SO à NO et vice-versa dans cette période.

du 27 au 31 mars retour de la douceur :
Dans cette période les températures retrouve d’abord les normes de saison puis passent au niveau supérieur pour dépasser les 20°C le 30 mars ; la perturbation liée à la dépression « Quintessa » qui nous concerne le 29 mars reste très atténuée et ce, malgré les pressions qui  chutent ; le vent est à dominante Sud puis SO.

 
Conclusions :
Pour résumer, mars 2008 a été par moment assez doux, surtout en fin de mois, avec deux coups de froid venteux et neigeux ; avec ses 0,5 °C sous les normes, en moyenne un peu moins doux que mars 2007, il ne restera dans les annales météo que pour cette neige de printemps tombée juste à la date du printemps officiel.
Par contre les écarts et amplitudes de température sont importants avec des gelées parfois basses et des Tx très douces. Mars 2008 n’a connu de pressions très élevées que sur une courte période où elles ne plafonnent qu’à 1032 hPa……… !
Ces conditions météo changeantes n’ont pas donné de vrai caractère printanier à ce mois de mars 2008, au contraire, avec la fréquence des gelées (jusqu’à 15 jours en février dans certaines stations de CLIMA 57-67-68) et le cumul de neige tombée (jusqu’ 28 cm à 400 m à Lemberg en Moselle) ce mois de mars a eu un caractère bien plus hivernal que janvier et février confondus !!!!!. Quant à l’ensoleillement (et c’est logique), il en a pâti, il a été bien moins important que le mois précédent dominé par les conditions anticycloniques.

Jean Sébastien Beck

 

Ci-joint les cartes de:

Moyenne des températures maximales

 

 


 

Moyenne des températures mminimales

 


 

Cumul de précipitations


 

 

Un Grand merci à Jérôme qui a eu du mal à crée les cartes, car rien n'est automatisé.

 

 


 
    5] Climatologie


Dans cette rubrique, nous aurons 2 articles un de Jean-Sébastien et de Nicolas de Waltenheim.

Les fortes chutes de neige du début Mars 2006

Tout commence par un samedi 4 mars 2006, pluvieux en début de matinée. Puis très rapidement, la température s'est mis à chuter fortement et la barre des 0°c vite franchie.

 
Nous voilà avec de la neige qui commence a tenir d'abord sur les pelouses et les voitures mais très rapidement, par -2°c, c'est une véritable tempête de neige qui s'abat sur le sud du Haut-Rhin. La circulation devient très difficile rapidement et les services de déneigement vite débordés.

 
L'autoroute A36 de Bâle à Mulhouse est vite coupée du fait des chutes de neige car on y voit plus rien et surtout on ne voit presque plus la route ! L'aéroport de Bâle-Mulhouse restera fermé du samedi 4 mars 13h38 au dimanche 5 mars à 5h00. Ces chutes de neige ne cessent de tomber pendant près de 60 heures !

 
La couche de neige a paralysé tout le Haut-Rhin.
En campagne, impossible de prendre la route, on ne la voit plus et les voitures sont recouvertent de neige.

 
Cette couche a atteint 35 cm à Mulhouse, 43 cm à Saint-Louis, 62 cm à Waltenheim (là où se situe ma station) et le record pour le Ballon d'Alsace avec 3m15 ! Du jamais vu !
A la fin de ce mois de mars, les cours d'eau ont grossi du fait de la fonte de la neige. Et quelques inondations on eu lieu.
 
Nicolas GEGOT
 

 
L'évolution du climat en Moselle – Alsace
 

A La période du début de notre ère jusqu'en 750


Cette longue période est marquée par des changements climatiques sensibles que nous allons essayer de retracer de la manière la plus claire possible; avec le peu d'informations que nous possédons à ce jour sur ces années très reculées dans le temps, nous sommes loin de pouvoir vous donner des éléments très précis, mais ce sont les aléas du travail d' historien qui sont les nôtres dans cette partie de notre étude.
Vous verrez que, même avec le recul que nous avons actuellement sur l'évolution du climat, il est parfois difficile d'en bien cerner les variations car, dans n'importe quel ordre de classification, il y a toujours des évènements ou des séries d'évènements, sur des périodes portant parfois sur des dizaines d'années, qui forment des interstades au sein d'une période définie.
Ainsi dans une période dite « chaude » ou de réchauffement, il apparaît que des séries d'hivers très rigoureux viennent s'intercaler d'une manière tout à fait fortuite et presque illogique dans des années davantage marquées par la douceur.

1 Période jusqu'à l'année 350

La période allant jusque vers 350 est réputée être plus douce que la norme avec une température moyenne supérieure d'1°C avec des oscillations au sein de cette même période, bien entendu.
Mais comme nous n'avons que peu d'informations, ce ne sont que les évènements les plus exceptionnels qui nous ont été relatés.

1.1 Série d'années pluvieuses marquées par des inondations fréquentes
entre les années 50 et 60 :


Les inondations de l'Ill, du Rhin ou de la Moselle ont été suffisamment fréquentes et dévastatrices pour que des sites habités ont dû être abandonnés : ainsi Strasbourg et une dizaine de postes romains établis entre l'Ill et le Rhin ; ces postes ont été reculés provisoirement sur des collines à l'abri des intempéries jusque vers l'an 60 , date à laquelle ils ont été reconstruits, signe que les conditions de vie au bord de ces cours d'eau sont revenues à la normale. De même l'agriculture est en nette régression durant cette même période, ce qui corrobore les faits.

Il ne faut pas non plus perdre de vue que les cours d'eau en Alsace et en Moselle à cette époque étaient lon de ressembler à ceux de l'époque contemporaine : en effet, au cours des siècles les cours d'eau ont souvent modifié leurs lits et, surtout à partir du 19e siècle, ceux-ci ont été pour la plupart canalisés; ainsi le Rhin, qui circulait d'une manière presque anarchique dans son Ried formé de méandres, bras morts, marigots, avec un lot important d'îles ou d'îlots parfois éphémères, le tout remodelé à chaque crue importante.
Les quantités d'eau ne pouvaient pas être contenues en cas de crue comme c'est le cas aujourd'hui et les débordements pouvaient se produire rapidement sans crier gare et dévaster de vastes zones en peu de temps.

1.2 Les années 60 à 300

Une seule année est marqué par un hiver très froid, l'année 66, ce qui semble confirmer que les hivers ne sont pas très froids dans l'ensemble dans cette période.

Des années sont encore marquées par des inondations exceptionnelles, comme par exemple celle de 175 avec l'Ill qui ravage la place romaine d'Ehl (près de Benfeld) qui vient tout juste d'être remise en état et qui doit être reconstruite.
Deux autres années, 279 et 280, ont connu de grandes inondations mémorables. Mais nous ne savons pas avec précision à quel moment de l'année, ni dans quelles circonstances exactes.

En fin de période apparaissent de nouveau des hivers très rigoureux, en 292, 299 et 306 pendant lesquels les cours d'eau sont pris par les glaces . Ces hivers sont les précurseurs d'un changement climatique.
La description des cours d'eau au paragraphe 1.1 peut nous renseigner sur ces cours d'eau qui devaient probablement geler beaucoup plus vite à cette époque que de nos jours où les rivières et fleuves sont canalisés avec des courants parfois assez forts ; un courant rencontrant de nombreux obstacles et freiné dans son écoulement se figeaient bien plus vite dans les glaces que nos cours d'eau actuels, d'autant plus que la largeur de leur lit avec de nombreux bras plus ou moins étroits favorisait l'embâcle.

2 Période de transition de 350 à 400

Les bouleversements ne sont pas spectaculaires mais des séries d'années froides se multiplient.
En 346 l'évènement c'est une période de 20 jours de pluie consécutifs qui provoque des inondations assez importantes, sans plus de précision.

2.1 de 350 à 380 la région connaît une série d'hivers extrêmement froids

Nous ne connaissons pas la situation météorologique de cette période mais l'influence des hautes pressions continentales et probablement de longues situations de blocage anticyclonique sur l'Atlantique ont permis à l'air polaire de s'installer durablement en hiver sur l'Europe.

L'hiver 355 est si terrible qu'une partie de la population est même décimée par des températures extrêmes; puis dès décembre 356 un nouvel hiver se montre très rigoureux , il a son apogée en janvier 357, le mois le plus rude : l'ensemble des cours d'eau est pris dans la glace.
De 358 à 360 la série des hivers très froids continue, les rivières sont gelées une partie de la saison notamment en 358 et en 359.

Ces hivers rigoureux s'espacent ensuite mais relevons encore celui de 366 où janvier est le mois le plus froid et celui de 377 où la rigueur de l'hiver permet au chef des Germains, Priar, de traverser le Rhin gelé à la hauteur de Kembs pour attaquer les postes romains le long du fleuve dans la plaine d'Alsace. Ce ne fut qu'une incursion éphémère mais elle ne réussit que grâce au « général hiver » qui a permis le franchissement de cette frontière naturelle très difficile à traverser en temps normal, surtout en hiver.

2.2 de 380 à 400, probablement un temps dans les normes

Les hivers semblent moins froids et en 397 on a même un automne spécialement doux; à la mort de St martin le 8 novembre, il fait si doux que l'on nommera désormais cette période (et encore aujourd'hui) « l'été de sa St Martin ».

3 Période beaucoup plus fraîche de 400 à 750

Pour preuve de ce rafraichissement, c'est une nouvelle avancée des glaciers que l'on a pu étudier; cette période est probablement liée à une augmentation des précipitations et à une baisse de l'ensoleillement, mais surtout à une baisse de la température moyenne avec des hivers plus froids et des été plutôt frais.

3.1 de 400 à 410 une série d'hivers rudes

Dès 400 notre région connaît de nouveau des hivers difficiles, en 400 même le Midi de la France est touché par les vagues de froid, 401 est d'une même acabit.

En 406 il fait si froid que les populations qui se déplacent vers l'Europe de l'ouest peuvent traverser le Rhin gelé, le 31 décembre, à Mayence, au nez et à la barbe des Romains bloqués dans leurs places-fortes. Ainsi, grâce aux rigueur de l'hiver, la Gaule commence à être envahie, c'est le début de la décadence de l'Empire Romain d'Occident, et le temps qui n'y est pour rien a cependant permis d'accélérer le processus.
De même, durant l'hiver 407, les Germains arrivent à traverser le Rhin gelé pour entrer en Alsace ; toute la frontière de l'Empire ( le « limes ») est emportée encore une fois grâce à ce satané « général hiver » qui si a souvent pu changer le cours des batailles, des guerres, de l'Histoire.

En 410 les gelées commencent déjà au mois d'octobre et vont durer environ 4 mois d'une manière continue pour ne prendre fin que le 12 février 411.
Mais les bouveversements politiques prenant le pas sur le changement climatique, les informations restent très rares pendant près d'un siècle. Il est cependant communément admis que cette période est plus froide que les normes.

3.2 une période assez peu connue entre 410 et 550 avec peu d'évènements passés à la postérité

On ne reparle d'hiver froid qu'en 454, c'est dire le temps qui est passé sans grandes nouvelles météorologiques ; en 462 également car il fait suffisamment froid pour que les rivières gèlent alors que l'hiver 468 est réputé avoir été très doux et suivi par un été seulement frais.

3.3 Une nouvelle série d'hivers froids apparaît entre 545 et 570.

L'année 545 est marquée par un froid très vif qui fige dans la glace la plupart des cours d'eau de la région, de même en 555; l'hiver 556 fut l'un des plus longs et des plus neigeux du siècle sans que l'on puisse en connaître la durée, ni les hauterus de neige tombées; enfin 559 aussi fut spécialement rigoureux.


3.4 de 570 à 590 les hivers sont très humides, doux, parfois même chauds

C'est probablement avec un anticyclone Atlantique positionné trop au sud et s'appuyant sur l'Afrique du Nord, faisant remonter de l'air doux et humide depuis ses racines tropicales que cette période souffre d'une manière durable du passage de dépressions et de tempêtes bien chargées en précipitations, notamment en hiver.
Ainsi en 571 de fortes pluies tombent sur la région en hiver et de fréquentes crues inondent la plaine mais aussi lcertaines vallées vosgiennes.
Conséquence de ce fléau : de mauvaises récoltes qui engendrent une terrible disette qui va aller en s'aggravant au fil des années; s'ajoute à ces maux une épidémie de peste qui frappe durement une population affaiblie par les privations et par la malnutrition, comme c'est le cas alors dans la plupart des régions d'Europe. Cette épidémie va perdurer jusque vers 591.

Ces fréquentes pluies et inondations vont se reproduire dans les années suivantes, en 572, de nouveau en 576 avec un hiver particulièrement pluvieux et en 579 où c'est le mois d'octobre qui est marqué par des pluies torrentielles et des crues subites et dévastatrices.

Même type de temps lors de l'hiver doux de 582 où, par exemple, de fortes pluies d'orage ont lieu en janvier ; par contre cette année-ci les arbres fruitiers ont été en fleurs durant l'hiver tant la douceur fut importante et durable.
En 583 également l'hiver fut doux et les inondations fréquentes surtout en février ; en 584 la douceur hivernale est si anormalement présente que les rosiers refleurissent durant la mauvaise saison.

En 585 l'hiver est de nouveau marqué par des inondations et cette série d'hivers « catastrophes » débouche sur une nouvelle famine; de plus l'automne est si doux que les arbres fruitiers refleurissent avant la fin de l'année.
Même douceur en 586 et, en certains endroits mêmes, les vignes refleurissent avant la fin décembre. L'hiver 587 reste dans les mêmes perspectives, certains arbres fruitiers, qui ont refleuri en automne, portent des fruits en décembre 586 ou en janvier 587.

Enfin 588 est la dernière année à hiver très chaud; une chance cette fois-ci pour les Alsaciens Lorrains qui profitent de l'aubaine pour faire une très bonne récolte fruitière ; en novembre les rosiers donnent de nouvelles fleurs.
Alors imaginez un enfant né vers 570 : il n'a pas connu de véritable hiver jusqu'à l'âge de ses 20 ans et il a grandi dans un climat beaucoup plus océanique un peu comme les Bretons de nos jours ! Mais , même si le temps a été marqué par une grande douceur, il a aussi dû connaître quelques épisodes neigeux ou pluvio-neigeux comme c'est le cas aucours des hivers doux actuels.

3.5 Nouvelle série d'hivers très froids entre 590 et 610

Déjà en 593 la population subit un hiver rude mais il rest encore isolé dans une suite d'hivers proches des normales mais qui ont dû sembler bien froids par rapport à la période précédente.
C'est en 602 que le temps se gâte vraiment avec un hiver très froid ; les rivières gèlent, les cultures sont abîmées et une nouvelle famine se produit.
603 eut un hiver tout aussi froid avec de nouveaux dégâts dans le vignoble où les ceps de vigne gélent sur place.

604 est du même acabit, très rigoureux avec une début de famine, 605 suit le mouvement avec des températures très basses qui endommagent encore une fois les vignes.
Après une année d'accalmie, l'hiver 607 se montre rude de même que celui de 608 au cours duquel une partie du vignoble de nos régions est de nouveau gravement atteinte par les attaques du gel.
Vient enfin une accalmie de quelques années avec des hivers qui rentrent dans les normes jusqu'au début du 8e siècle.

3.6 une période plutôt calme sans grands évènements marquants entre 610 et 670

La seule période avec des hivers très froids se situe entre 660 et 670 ; parmi les plus froids il faut citer 663 mais aussi 665, année où tous les cours d'eau sont pris dans les glace, et 670 qui est marqué par un hiver très enneigé même en plaine.

3.7 de 700 à 750 une période de transition avant un réchauffement

Cette période est marquée par un dernier hiver très rigoureux, celui de 717, le dernier avant une tendance plus affirmée au réchauffement. Autre année à retenir, celle de 732, où le mois d'octobre a été si pluvieux que les inondations ont fait de nouveaux dégâts dans toute la région.

( suite au prochain numéro : le réchauffement entre 750 et 1215/1230 )

Jean Sébastien Beck

 
    6] La station du mois


LA STATION DE GROS-REDERCHING DANS LE PAYS DE BITCHE(57)

Topographie et Hydrographie de la région du Pays de Bitche

Située dans l‘Est du département de la Moselle, elle est montagneuse faisant partie de la chaîne septentrionale des Vosges. Les montagnes y sont arrondies, les vallées profondes, le terrain accidenté. L’altitude moyenne est de 400m. On y trouve le point culminant de la région (473m).La principale ville de ce secteur est BITCHE (6000 h).
Le sol est pauvre. Il est composé de grès vosgien et de grès bigarré (grès formé de sable plus fin et plus argileux). La végétation qui le recouvre comporte en grande partie des résineux (pins et sapins). On appelle cette région dans la langue locale : « das Gewäll »
Les eaux de la région se partagent entre deux bassins :
Le bassin de la Sarre (à l’ouest et au nord-ouest), affluent de la Moselle
Le bassin de la Moder (au sud-est), affluent du Rhin
Il existe par ailleurs un canal navigable, le canal des Houillères, très touristique, passant par Sarralbe et Sarreguemines.
Etangs : Le plus étendu étant celui de Haspelschiedt (30 ha). Viennent ensuite l’étang de Hanau (16 ha) à 3km au N-O de Philippsbourg et l’étang de Hasselfurth (7,5 ha) à 1,5km au S-E de Bitche.

 

Climat

Le climat du pays de BITCHE est un climat à forte tendance continentale. Il est également soumis à des influences océaniques, qui diminuent de l’ouest vers l’est. La caractéristique typique de notre climat est une irrégularité de la température et des précipitations, avec des écarts très sensibles au cours d’une même année et des oscillations parfois brusques au cours d’une même saison . Les étés chauds et secs alternent avec des étés frais et humides, les hivers rigoureux avec des hivers doux. Les printemps sont souvent maussades et exposés au retour du froid.
La pression atmosphérique oscille entre 741 et 755mmHg.
La température moyenne annuelle varie de 8,1°C à 9,5°C. La température moyenne diminue quand l’altitude croît. On peut trouver des écarts de 2-3°C en allant de la vallée de la Sarre vers le plateau de Rohrbach-lès-Bitche, et de 3-4°C si on pousse jusqu’aux Basses-Vosges.
L’amplitude thermique est assez forte puisqu’elle oscille autour de 18°C.
Le mois le plus chaud est juillet (16,4°C à 18,2°C).
Le mois le plus rigoureux est janvier (-0,5°C à 0,5°C).
L’amplitude journalière est variable ; peu importante en hiver, elle est considérable en été où les nuits peuvent être très fraîches et où de brusques chutes de température peuvent survenir, notamment après un orage.
La région de l’est de l ‘arrondissement est sensiblement plus froide que le reste de la contrée. On y trouve encore de la neige quand elle a disparu à l’ouest. L’air y est humide, les nuits toujours froides. Les gelées blanches sont possibles jusqu’à fin mai et reprennent aux environs du 30 octobre. Le risque de gelée est encore de 94% après le 1 er mai et de 16% après le 1er juin.
Des études statistiques de Météo France basées sur une observation de 30 ans (1951-1980) permettent d’évaluer d’autres phénomènes météorologiques :
*69 jours/an de brouillard
*2 jours/an de grêle, 2 jours/an de grésil
*37 jours/an de neige (20 à 40 en moyenne), 33 jours/an de neige au sol (les vrais hivers d'autrefois)
*3 jours/an de vents = 28m/s, 55 jours/an de vents = 16m/s
*25 jours/an d’orage.
La pluviométrie annuelle varie entre 800 et 1020mm d’eau. La moyenne annuelle est de 724mm d’eau. Les pluies sont bien réparties sur l’année, avec un maximum au printemps (45mm) et en été (le mois le plus humide est août avec 75mm) et un minimum en hiver. Le nombre moyen de jours de pluie est compris entre 150 et 180 jours/an.
D’un autre côté, on compte en moyenne 1660 heures de soleil par an.
Les vents ont deux directions privilégiées :
- Sud-Ouest (220° à 260°) avec des vents doux et humides (fréquence de 32% des directions des vents), qui apportent les pluies ; en été, le vent N-O des Ardennes, moins humide, nous donne la fraîcheur ;
- Nord-Est (80° à 100°) avec des vents froids et secs (fréquence de 19%), qui amènent le beau temps en été et un froid rigoureux en hiver.
La nébulosité est importante en toutes saisons.
En conclusion, notre climat est tempéré à tendance continentale. Mais localement, la topographie et l’exposition ont une influence considérable et créent de nombreux micro-climats, plus chauds et secs sur le versant sud et est, plus froids et humides sur le versant nord et ouest.

Situation géographique de Gros-Réderching

Gros-Réderching est une commune située dans le département de la Moselle (région de Lorraine) et appartient au canton de Rohrbach-lès-Bitche et à l'arrondissement de Sarreguemines. L’agglomération est longé par la route reliant Sarreguemines à Bitche.
Les habitants de Gros-Réderching étaient au dernier recensement de 1999 au nombre de 1139. La superficie est de 15.73 km². L’altitude varie de 256m dans les bas du village à 356m sur les plateaux des alentours.


 
Présentation de la station

Elle se situe géographiquement à une altitude de 290 mètres.
La station a été mise en service en octobre 2005.
Il s’agit d’une Station météo semi-profesionelle sans fil Vantage Pro 2 de chez DAVIS, avec abri anti rayonnement.
Elle est composée d'un bloc de capteurs comprenant un anémomètre / girouette, d'un pluviomètre à augets et dans l'abri blanc un capteur d'humidité et de température.
Système de transmission radio:
La portée radio est d'environ 300 m à l'extérieur en champs libre.
La portée typique lorsqu'il y a des obstacles tels que des murs, arbres, feuillage est de 30 à 120 m.
L'alimentation de la suite de capteurs est assurée par un panneau solaire et est secourue par une pile au lithium.
Le système de transmission des données est composé d'une carte logique située sur le coté de la station.

Affichage des données météo:
Le large écran de la console permet de visualiser l'ensemble des données météorologiques et de les visualiser sous forme de graphiques.
Elle intègre également des capteurs de température, d'humidité et de pression barométrique. Elle peut aussi calculer différents facteurs comme l'humidex, le Windchill,et l'indice de chaleur.
La console est reliée à un datalogger qui stocke les données avant d'être transféré sur le PC à intervalle régulière d'une minute.
Puis le logiciel Weatherlink traite et mémorise toutes les données avant d'être publier sur le Web avec une réactualisation toutes les 10 minutes lorsque le PC est sous tension.

Environnement de la station:
La station en elle même est montée sur un mât de parembole, les capteurs et le pluviomètre se situe à 1m50 au dessus d’un sol herbeux bien dégagé afin d'éviter au maximum l'effet de rayonnement causé par le béton, les étendues d'eau, l'ombre des feuillages, les habitations....
Avec une orientation plein sud, la station bénéficie au maximum du rayonnement solaire.
L'anémomètre a été volontairement monté à 5m80 de hauteur pour raison d’entretien.

 

Le partenariat

*Membre du comité et fraîchement élu vice-président de CLIMA 57.67.68 

*Adhérent et observateur du site INFOCLIMAT qui intègre les données de ma station sur leur réseau amateur.
Participe également à la base climatologie et pluvio.
Poste quotidiennement des observations et des prévisions sur le forum.

Une passion ancienne

Passionné par l’aspect du ciel depuis ma toute petite enfance, je me levais déjà la nuit pour scruter le moindre flocon sous le lampadaire de la maison familiale.

Je n’allais jamais à l’école sans ma mini-radio dans mon sac et je profitais du moindre moment (entre les cours, quelque fois même pendant les cours avec le poste caché dans ma grosse trousse de l'époque et l'écouteur discrètement dans l'une des oreilles, dans le bus...) pour écouter les différents bulletins météo à l’époque de Jean-Breton et Jean Minier sur les ondes RTL, Albert Simon sur Europe1, René Chabout et le tout jeune et débutant Jacques Kessler sur France-Inter ou d'autres bulletins sur la radio Sarroise, ect....


Aujourd’hui marié et père de deux garcons de 12 et 17 ans, j’ai la chance d’avoir une famille qui comprend parfaitement ma passion. Cependant il ne faut pas que ça soit excessif et au détriment d'autres choses. Consacrer du temps à la famille c'est aussi important. Il suffit de trouver le juste milieu.


 

Le site de Météo pays de Bitche

Ce site a été crée suite à l’idée de certains membres de ma famille et amis proches qui m’appelaient régulièrement pour avoir des nouvelles du temps.
IL s’agit d’un site assez basique car je n’ai pas les connaissances, ni le temps de faire quelque chose de plus étoffé pour l’instant en raison de mon emploi du temps très chargé.
Et comme on dit souvent, la vitrine n’est pas le plus important, mais c'est le contenu et des mises à jour régulières.
Vous y trouverez:
Des prévisions locales réactualisées tous les soirs en semaine.
L’accès direct au données de la station.
Des liens pour l’observation en temps réel.
La climatologie de la station.
Différents liens et diverses infos.

L’adresse du site:

http://meteo-pays-de-bitche.monsite.wanadoo.fr/

 

Fabien Klein