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    1] drĂ´le de phĂ©nomène empreint de fĂ©Ă©rie


Le givre est quelque chose de magique car il est capable de transformer les paysages en lieux merveilleux, parfois  féériques lorsqu'il se dépose sur les arbres, la végétation et même sur les équipements extérieurs, les journées d'hiver; le givre  est parfois encore plus impressionnant que la neige car il est capable de tout recouvrir ou de s'accrocher dans tous les sens quand il est associé au brouillard dit « givrant ».

 

Par contre le givre a aussi de nombreux inconvénients que les automobilistes connaissent bien; il se dépose presque obligatoirement par temps de gel lorsqu'il y a du brouillard:  en général,  la visibilité est limitée, parfois très réduite en cas de nébulosité forte, et il transforme les routes et les rues en  chaussées glissantes, et plus particulièrment sur les tabliers des ponts sous lesquels l'air froid circule facilement; une trop grande accumulation peut même casser des branches d'arbres et abîmer des pylônes électriques !

 

En montagne, lorsque le givre se plaque sur les rochers, il rend la marche ou la grimpette difficile... les alpinistes  connaissent bien le phénomène.

 


 

Le givre n'est en fait qu'un simple dépôt de glace qui peut se présenter sous des aspects différents; il  provient de la congélation de gouttelettes de brouillard ou de nuages avec des gouttelettes en surfusion (dont la température est négative), et cette congélation se fait sur des objets dont la surface est à une température inférieure ou égale à 0°C. La beauté de ces cristaux n'est plus à vanter, ils  peuvent prendre des formes diverses en fonction des changements de vent en direction et en puissance; des aiguilles de givres peuvent devenir très longues, presque irréelles. Le givre accumulé sur les arbres tombe facilement dès que l'on dépasse le seuil de 0°C, ce qui peut former des couches importantes au pied des arbres.

 

C'est que le givre se dépose principalement sur des objets qui sont exposés au vent. En altitude, le vent violent augmente son accumulation comme on a pu le connaître chez nous en décembre 2007 même en plaine. L'épaisseur de ce dépôt peut atteindre une couche importante et ,en altitude, on a déjà pu relever  près d'un mètre  de cumul en 24 heures toujours dans la direction d'où souffle le vent.


 

Dans l'atmosphère loin de tout relief,  il se dépose aussi et surtout sur les parties des avions exposées au vent, notamment  sur les bords  des ailes et des hélices; ceci représente un réel danger car le givre déforme l'aérodynamisme des appareils et peut rendre le pilotage difficile, voire aléatoire. Le poids important de givre qui a pu se déposer sur les fuselage et les ailes est parfois suffisant pour déséquilibrer un appareil et rendre les atterrisages osés. Pour éviter ces risques que l'on trouve même en été aux altitude élevées auxquelles volent les jets de nos jours, les avions de ligne modernes sont équipés de systèmes automatiques de dégivrage. C'est entre 0 et -10° que l'on observe les givrages les plus importants, l'air plus froid étant en général beaucoup plus sec car il ne peut pas contenir beaucoup d'humidité à très basse température, c'est une loi de la physique.

 

Jean-Sébastien Beck


 

  par beck